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L’Institut Fraser et les grosses méchantes taxes

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Illustration : Getty Images

Mardi, l’Institut Fraser a publié une autre étude (pdf) qui, comme la plupart des études publiées par cet institut, tente d’effrayer les Canadiens au sujet des grosses méchantes taxes.
Blogue Economie

Les résultats de cette étude sont justes, mais les conclusions qu’en tirent ses auteurs sont erronées.

Voici leurs deux principaux constats :

  • De 1961 à 2013, les taxes sont devenues la source de «dépenses» la plus importante du ménage canadien moyen, dépassant désormais le logement, la nourriture et les vêtements combinés. D’après les auteurs du rapport, la part des taxes dans le budget de la famille typique canadienne est passée de 34 % à 42 %, tandis que la part des besoins de base est passée de 57 % à 36 %.
  • De 1961 à 2013, le montant que la famille canadienne moyenne paie en taxes a augmenté plus rapidement que le revenu moyen de cette même famille (1 832 % d’augmentation contre 1 448 % d’augmentation).

Pour les auteurs, ces deux résultats sont très inquiétants, signes d’un «État Léviathan» qui va, avec le temps, venir chercher tout l’argent des familles pour le jeter dans un grand trou noir.

J’ai plusieurs critiques à faire devant cette vision simpliste des choses. J’énoncerai ici les deux principales.

Premièrement, agréger toutes les taxes — incluant les impôts sur les revenus, les taxes de vente, les impôts fonciers et même les taxes sur le profit des entreprises — dans un point de «dépenses» des ménages n’est pas du tout logique.

Cela est parfaitement démontré par l’inclusion de la taxe sur les profits. En effet, les auteurs intègrent cette taxe car, selon eux, le coût de celle-ci est largement transféré aux ménages par les entreprises au moyen de prix plus élevés.

C’est certainement vrai, mais si l’on inclut une taxe comme une dépense lorsqu’elle augmente les prix des biens et services consommés par les ménages, il faudrait inclure comme revenus toutes les subventions, qui ne sont que des taxes négatives et qui font baisser les prix de ces biens et services.

Et quels sont donc ces biens et services qui nous reviennent moins cher grâce aux subventions du gouvernement ? Pour rire, dressons-en ici une liste, en ajoutant le prix qu’ils nous en coûtent :

  • La majorité de nos soins de santé : gratuits
  • L’école publique : gratuite
  • L’utilisation de nos routes : gratuite
  • Les transports en commun : subventionnés à environ 50 %
  • Une place en garderie : 7 $ par jour
  • Les services de recyclage et d’enlèvement des ordures : gratuits
  • L’éclairage de nos rues : gratuit
  • Les bibliothèque publiques : gratuites
  • La sécurité publique et la défense nationale : gratuites
  • Etc.

C’est ridicule, vous me direz peut-être… mais je ne fais que suivre la logique des auteurs jusqu’au bout.

Deuxièmement, il est parfaitement normal que les montants payés en taxes par les ménages croissent plus vite que le prix des besoins de base. Pourquoi ? Parce que la plus grande part de l’argent public sert à payer les salaires, tout simplement.

Dans un monde idéal, ces salaires croîtraient au même rythme que les salaires dans l’économie globale. Et s’ils augmentaient à la même vitesse que les prix des besoins de base, cela voudrait dire que le niveau de vie serait constant.

Ainsi, le fait que la part des «dépenses» des ménages destinée aux taxes augmente est signe que le niveau de vie des ménages croît lui aussi, ce qui est évidemment — et heureusement — ce qui se passe au Canada depuis 1961.

Nous en arrivons donc à la seule vraie question soulevée par cette étude. Est-il normal (ou souhaitable) que les «dépenses» en taxes augmentent plus vite que le revenu des ménages ?

Pour la période allant de 1961 à 2013, je dirais presque certainement oui, étant donné que nous avons grandement augmenté la quantité de services offerts à la population — et que ces services améliorent la qualité de vie dans notre société.

En voici quelques exemples :

- Beaucoup plus de personnes terminent leurs études secondaires et poursuivent des études post-secondaires.

- Nous vivons plus longtemps et recevons donc davantage de services de santé.

- Le régime des rentes du Québec a été créé et bonifié plusieurs fois pour supplémenter les revenus des retraités, ce qui a contribué à faire diminuer grandement la pauvreté chez les aînés.

- Les paiements de transferts aux familles défavorisées ont augmenté.

Maintenant, il est certain que cette croissance des taxes plus rapide que les revenus des ménages ne peut continuer pour toujours, puisque l’État finirait par contrôler tous les aspects de notre économie.

OCDE

Néanmoins, le Canada est très loin de ce point. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le pourcentage du PIB que représentent les revenus de taxation au Canada est passé de 25,2 % en 1965 à 30,4 % en 2011. Une augmentation, certes, mais une augmentation beaucoup plus lente que le reste des pays occidentaux.

En effet, en 2011, le Canada se trouvait au 11e rang sur 34 parmi les pays de l’OCDE. Quelques exemples de contrées où les taxes représentent une part moins grande du PIB : le Mexique, le Chili, la Turquie, la Slovaquie et les États-Unis.

Et les cinq pays champions de la taxation, sont-ils des enfers pour leurs citoyens ? Demandons-le aux résidants du Danemark, de la Suède, de la France, de la Belgique et de la Finlande ! Ce sont leurs pays qui dominent le palmarès, avec des pourcentages du PIB allant au gouvernement de l’ordre de 43,7 % et plus.

En conclusion, les revenus des différents paliers de gouvernement au Canada ont grandement augmenté dans les 50 dernières années d’un point de vue nominal, mais seulement légèrement en pourcentage du PIB.

Cette augmentation nous a permis d’accéder à une quantité accrue de services et de maintenir un niveau minimum d’équité entre les citoyens.

Pour ce qui est de l’avenir, j’ai grandement espoir que le Canada et le Québec tentent un peu plus de se diriger vers le modèle scandinave social-démocrate qui, malgré les méchantes taxes qu’il engendre, semble mener à de meilleures finalités pour ses citoyens que le modèle néolibéral américain.

* * *

Alexis Gagné est analyste stratégique à la Fondation Chagnon, qui vise à prévenir la pauvreté en misant sur la réussite éducative des enfants du Québec. Les opinions exprimées ici sont purement les siennes.

 

 

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Après les moments passés sur les bancs de l’école, voici enfin les vacances qui arrivent, à la grande surprise des enfants. Cela signifie pour tout le monde loisirs et retrouvailles avec les anciens camarades ou encore le fait de découvrir de nouveaux amis. Partir en vacances est plus qu’un voyage, c’est aussi partir à l’aventure vers une destination inconnue pour de nouvelles rencontres. Et pour cela, il faut envisager des avantages pour envoyer les enfants en colonie de vacances. Mais l’essentiel est de savoir débusquer les avantages. La colonie de vacances présente quand même une part importante du budget familial qu’il ne faut pas négliger bien que les parents soient motivés pour inscrire les préados dans les centres de séjour. Les enfants peuvent en profiter pour des séjours éducatifs et de loisirs.



Un petit aperçu pour la colonie de vacances préado

À la préadolescence, les jeunes arborent déjà une envie et une passion qui se démarquent des autres. Ce déploiement de désir est concrétisé par une envie de liberté, d’autonomie et de prise responsabilité. Une colonie de vacances ados signifie pour beaucoup le rêve de souffler au grand air. C’est aussi une extraordinaire occasion de faire vivre des temps de loisirs et de découverte de projets éducatifs et instructifs. En réalité, les enfants pourront bâtir un cadre familial tout à fait nouveau et s’offrir une expérience de vie en communauté. Avec la colonie de vacances, les enfants s’attendent à un éventuel épanouissement au terme des rencontres avec d’autres enfants. Une réalité qu’il ne faut pas nier tout de même, c’est que le séjour de vacances effectué sous la surveillance des animateurs et des formateurs est vivement conseillé. Les vacances sont aussi un lieu de mélange et de mixité sociale, car la possibilité d'une intégration est présente. Et les animateurs doivent mettre en place une organisation pour participer aux tâches collectives. Finalement, le séjour de vacances équivaut à bien s’informer et qui contacter pour que la formule de séjour soit bien appropriée.

Une colonie de vacances, source d’épanouissement des enfants

Pour donner une occasion aux enfants de s’évader temporairement, les parents doivent opter pour un séjour de vacances. Cela signifie un choix pour de nouvelles expériences avec beaucoup de souvenirs qui feront certainement ravir les préados. Les parents sont en présence de plusieurs choix : il se peut que les vacances se passent au moment de l’une des saisons de l’année. En tout cas, elles invitent à découvrir une grande variété de thèmes. La colonie de vacances ados est effectivement une détente après l’année scolaire et aussi une découverte de nouveaux horizons. Ce séjour pour les enfants est une issue pour soulager les parents ayant besoin de temps de répit. Il rend aux enfants leur autonomie et ces moments d’échange avec d’autres jeunes de leur âge venant des autres quartiers. Naturellement, envoyer les préados en colonie de vacances est l’une solution qui conduit à imaginer les temps utiles et éducatifs porteurs du vrai sens de la vie. Durant le séjour, les animateurs apprennent aux enfants les tâches collectives tout en leur accompagnant au cours de leur bref apprentissage.

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