La Turquie et la perspective d’une action militaire contre Bachar al-Assad Jeudi, 29 Août 2013 18:16 Chaire Raoul-Dandurand Alors que de toute évidence une intervention militaire internationale se prépare en Syrie pour répondre à l’usage probable d’armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad, la diplomatie turque retrouve des couleurs. Au cours des dernières semaines, la Turquie a en effet accumulé un certain nombre de revers stratégiques. C’est bien sûr la chute de Mohamed Morsi en Egypte, puis la répression sanglante des sit-in des Frères musulmans, qui ont été au cœur de ces déboires diplomatiques. Les dégâts diplomatiques de la crise égyptienne pour la Turquie La débâcle des Frères en Egypte a été saluée par les régimes autoritaires arabes, comme le régime baasiste en Syrie. Il a aussi satisfait les pays du Golfe (à l’exception du Qatar), qui, après avoir surmonté (et réprimé au besoin) une série de mouvements contestataires survenus dans le cadre du printemps arabe (Bahreïn, Oman et Koweit…), se retrouvent débarrassés pour un temps de cet islamisme populaire rival égyptien qu’ils supportaient de moins en moins bien. La Turquie, pour sa part, s’est largement enlisée dans son appréciation de la crise égyptienne. En s’entêtant à demander le rétablissement sans condition de Mohamed Morsi dans ses fonctions, elle s’est éloignée de ses alliés occidentaux et surtout attirée l’ire du nouveau gouvernement égyptien au risque de devoir en supporter toutes les conséquences politiques et économiques. Des voix se sont élevées jusque dans les rangs du parti au pouvoir pour critiquer le trop fort dogmatisme de la diplomatie régionale turque à cet égard. Le député de l’AKP, İdris Bal, qui dirige le Think Tank AGAM et qui avait, il y a quelques semaines, déjà écorné la gestion de la crise de Gezi par son gouvernement, vient d’en remettre une couche en jugeant la politique égyptienne de la Turquie peu réaliste et en conseillant à ses responsables de prendre garde de ne pas se couper définitivement de l’Égypte. Une Turquie moins isolée en cas d’intervention militaire contre Damas La décision des Américains de ne pas laisser sans réponse l’usage d’armes chimiques par le régime syrien, ne peut que rassurer Turquie, qui depuis deux ans se sent de plus en plus seule face une guerre civile qui a complètement déstabilisé sa frontière sud. Outre l’afflux de réfugiés qui pourraient atteindre le million avant la fin de cette année, le conflit qui se déroule à ses portes a de multiples conséquences pour Ankara : balles et obus perdus qui frappent ses populations frontalières, trafic d’armes et de marchandises en tout genre qui voit l’armée turque affronter des groupes armés de plusieurs milliers de contrebandiers, et surtout effets imprévisibles sur la question kurde avec l’avènement d’une véritable zone autonome kurde dans le nord de la Syrie. Dans ce contexte difficile, une intervention internationale contre le régime baasiste, tout en cassant le retour en force de ce dernier, qui a reconquis beaucoup des territoires qu’il avait perdus, peut rapprocher la Turquie des voisins avec lesquels elle est tombée en indélicatesse : l’Egypte exaspérée par les condamnations turques du «coup d’Etat», la Jordanie dont le souverain prend une posture de plus en plus condescendante à l’égard du «modèle turc» et les pays du Golfe (Arabie Saoudite, Emirats notamment) qui menacent de ralentir, ces derniers temps, leurs relations économiques avec Ankara. Des frappes militaires contre la Syrie devraient aussi améliorer les relations turco-occidentales, secouées par la crise égyptienne, en particulier par les anathèmes du premier ministre turc à l’endroit de ses alliés américains et européens pour leur reprocher leur passivité face à l’intervention militaire et la répression en Égypte. Les propos de Recep Tayyip Erdoğan, accusant Israël d’être derrière l’intervention militaire du Caire, ont de surcroît jeté un peu plus d’huile sur le feu, générant, ces derniers jours, un début de brouille avec la Maison Blanche. Les nouveaux développements de la crise syrienne pourraient même avoir des effets bénéfiques sur les relations turco-iraniennes. La République islamique, qui a élu récemment un nouveau président, s’est démarquée de Damas dans son approche de la situation égyptienne, en condamnant notamment la répression dont ont été victimes les partisans de l’ex-président Morsi. Et surtout, sans toutefois désigner Bachar al-Assad comme le coupable du gazage de Damas, Téhéran a appelé la Communauté internationale à réagir fermement à l’usage d’armes chimiques en Syrie. Les risques pour la Turquie d’une intervention militaire contre Damas Une intervention militaire n’est pourtant pas exempte de risques et de soucis pour la Turquie. En premier lieu, ce sont ses retombées économiques potentielles qui sont inquiétantes. Après une décennies de développement parfois spectaculaire, l’économie turque s’essouffle depuis le début de l’année : tassement de la croissance, reprise légère de l’inflation et surtout baisse tendancielle de la Livre turque, qui a atteint les cours les plus bas de son histoire face à l’Euro et au Dollar, ces derniers jours. Il y a certes des raisons globales à cette situation, que connaissent actuellement la plupart des pays émergents. Mais la perspective de frappes sur la Syrie accentuent, ces derniers jours, la détérioration du cours de la Livre turque. En second lieu, le gouvernement doit surmonter un certain nombre d’obstacles diplomatiques et politiques. La participation d’Ankara à une action militaire contre l’un de ses voisins serait une première, rompant avec une tradition diplomatique assez neutraliste héritée du kémalisme qui veut que la République ne s’implique pas dans des conflits régionaux, à plus forte raison lorsqu’ils concernent des pays frontaliers. La Turquie s’était ainsi prudemment tenue à l’écart des deux interventions internationales contre l’Irak en 1990-91 et en 2003, refusant même, lors de la seconde, de laisser les troupes américaines débarquer sur son territoire. Les partis d’opposition n’ont d’ailleurs pas manqué ces derniers jours de rappeler au gouvernement l’obligation de demander l’autorisation du parlement pour un éventuel engagement de l’armée turque sur un théâtre extérieur. Ils ont aussi pris un malin plaisir à revenir sur le vote négatif refusant l’accès du territoire turc aux troupes américaines que Recep Tayyip Erdoğan avait du essuyer, le 1ermars 2003. Plusieurs ténors du parti gouvernemental (Bülent Arınç et Hüseyin Çelik entre autres) ont toutefois estimé que le gouvernement pouvait se passer d’une telle autorisation, ayant obtenu, le 4 octobre dernier, une permission d’un an pour mener des opérations militaires en Syrie, afin de riposter aux chutes d’obus et provocations diverses qui touchent ses territoires frontaliers avec ce pays. En dernier lieu, une implication de la Turquie dans l’intervention militaire qui se prépare en Syrie ne sera pas sans effet sur le règlement en cours de la question kurde. Passé au second plan au moment de la contestation de Gezi, le fameux «processus de règlement» a pris du retard et beaucoup s’interrogent désormais sur sa capacité à rebondir. Plusieurs leaders kurdes (dont récemment le nouveau chef de la branche militaire du PKK, Cemal Bayık) ont émis des doutes. Quant à Recep Tayyip Erdoğan, il a estimé ces derniers jours que le retrait des militants du PKK du territoire turc (qui constitue l’une des premières conditions de la poursuite du processus) n’avait été que partiellement réalisé. Surtout, une intervention militaire contre le régime de Bachar el-Assad risque de perturber l’amorce de relations entre le gouvernement turc et Saleh Muslim (photo à droite), le leader du PYD, la branche syrienne du PKK. Ce dernier a été reçu à deux reprises en Turquie au cours du mois d’août et une convergence entre l’organisation la plus importante des Kurdes syriens et la diplomatie turque paraissait se dessiner. Elle n’est pourtant pas confirmée et encore moins scellée. Le PYD n’a pas de bonnes relations avec le gouvernement kurde d’Irak du nord de Massoud Barzani, allié de la Turquie, et il affronte actuellement des milices de l’opposition syrienne dans le nord du pays. Enfin, dernier point qui n’est pas à négliger : Saleh Muslim, qui a toujours joué un jeu complexe avec Damas, a déclaré le 26 août dernier qu’il doutait de l’implication du régime baasiste dans le récent usage d’armes chimiques qui a frappé la banlieue de Damas… Jean Marcou Collaborateur de la Chaire @RDandurand @UQAM Professeur des Universités et directeur des relations internationales à l’Institut d’Etudes Politiques de Grenoble Cet article La Turquie et la perspective d’une action militaire contre Bachar al-Assad est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Les actions du TNM contre les coupes en culture du gouvernement Harper Compte rendu du point de presse] Jeudi, 29 Août 2013 17:15 André Ducharme |  |  | POINT DE PRESSE DU TNM SUJET : Les coupures au Conseil des arts du Canada Date: Le 29 août 2013 à 10 h dans le hall d’entrée du TNM ATTENDU QUE : Le Conseil des arts du Canada, tenu de composer avec la politique du gouvernement conservateur de resserrer les budgets voués à la culture, a procédé récemment à des coupures importantes de subventions pour les compagnies de théâtre dans le but d’assurer une plus grande distribution des fonds publics et ce, malgré les vives protestations de plusieurs acteurs du milieu théâtral québécois ; ATTENDU QUE : Plusieurs compagnies touchées par ces réductions se voient dans l’obligation d’exercer une pression indue sur leurs revenus autonomes (billetterie et financement privé) pour continuer à rencontrer les critères d’excellence artistique qu’elles se sont fixés en plus de maintenir l’emploi culturel dont elles assument la responsabilité et de viser une plus grande démocratisation de l’art notamment auprès du jeune auditoire ; ATTENDU QUE : Les nombreuses prises de parole de plusieurs intervenants du milieu culturel n’ont trouvé aucun écho auprès des représentants du gouvernement conservateur pour défendre la nécessité de la culture et son accessibilité comme valeurs essentielles du développement de notre société ; ATTENDU QUE : Les artistes et artisans qui ont fait partie des comités d’évaluation se sont trouvés en porte-à-faux entre les politiques du Conseil des arts du Canada et les besoins des artistes en acceptant d’affamer des compagnies pour en nourrir d’autres, ce qui n’a pour conséquence que de diviser un milieu fragilisé par le manque de financement et de générer un climat malsain au sein de la pratique théâtrale ; ATTENDU QUE : Il est scandaleux que ce soit les artistes engagés par les compagnies qui se trouvent à faire les frais du manque de moyens financiers de celles-ci par leur chômage et leur maigre reconnaissance salariale ; NOUS, MEMBRES DE L’ÉQUIPE DU THÉÂTRE DU NOUVEAU MONDE Croyons qu’il est de notre devoir de réagir concrètement à ce que nous considérons comme une volonté de la part du gouvernement fédéral de censurer les artistes en les privant de l’argent nécessaire à l’expression de leur art et en privant le public de cette connaissance essentielle à son développement intellectuel et à son ouverture sur le monde en proposant les actions suivantes : 1- Aller faire du théâtre à Ottawa Le TNM et sa direction artistique s’engagent à créer un court spectacle avec des acteurs importants du milieu et de le présenter sur la colline parlementaire à Ottawa lorsque la Chambre des communes est en session. 2- Réserver deux fauteuils au TNM Le TNM et sa direction artistique réserveront d’office deux fauteuils à madame Shelly Glover, ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles, les soirs de grande première. Sera inscrit sur ces fauteuils, la mention : Réservé à la ministre du Patrimoine canadien et des Langues officielles. Si absence il y a, cette dernière sera mentionnée tous les soirs de première par la direction artistique du TNM. 3- Plus de fonds au Conseil des arts du Canada Le TNM et sa direction artistique demandent au gouvernement fédéral d’augmenter substantiellement le budget du Conseil des arts du Canada et ce, dès l’annonce du budget 2014 afin de revoir à la hausse les subventions des compagnies qui ont subi des réductions pour les quatre prochaines années. Si cette hausse ne devait pas être accordée, nous nous engageons à faire les pressions nécessaires auprès du gouvernement québécois afin que les fonds canadiens alloués à la culture soient rapatriés au Québec afin de permettre une distribution juste et équitable. 4- Conclusion Le TNM et sa direction artistique n’entendent pas faire cavalier seul et espèrent par ces mesures créer un mouvement de solidarité au sein du milieu théâtral pour que d’autres actions soient mises en œuvre pour une plus grande reconnaissance de l’art et la culture au sein de l’appareillage politique fédéral. Lorraine Pintal Directrice artistique et générale Théâtre du Nouveau Monde * * * Lisez le blogue de Lorraine Pintal. |
Cet article Les actions du TNM contre les coupes en culture du gouvernement Harper [Compte rendu du point de presse] est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... 2013 juillet Ile dOléron / Le phare de Chassiron Jeudi, 29 Août 2013 16:05 voyage Lire la suite... THE miss Jeudi, 29 Août 2013 16:05 voyage Lire la suite... Ca monte Jeudi, 29 Août 2013 16:05 voyage Lire la suite... Voyage en pays Toroja Jeudi, 29 Août 2013 16:05 voyage Lire la suite... Je reprends goût à la vie Jeudi, 29 Août 2013 16:05 voyage Lire la suite... Edith je ne peut plus aller sur ton blog dommage Jeudi, 29 Août 2013 16:05 voyage Lire la suite... Le premier train autonome à l’énergie solaire est né Jeudi, 29 Août 2013 15:54 Gary Lawrence Ce serait là une première mondiale: une réserve naturelle de Hongrie met présentement à l’essai un petit train touristique qui est uniquement alimenté à l’énergie solaire, grâce aux capteurs qui recouvrent son toit, rapporte Reuters. Baptisé Vili (ce qui fut dire « tramway »), ce train est 100% non polluant et il est entièrement autonome car il produit et emmagasine l’énergie à mesure qu’il fonctionne, réglant du coup le principal défi des véhicules électriques: la nécessité de régulièrement recharger les accumulateurs. Pour y arriver, le toit du prototype est recouvert de 100 pi2 de cellules photovoltaïques, qui convertissent l’énergie solaire en électricité, et il est équipé de dispositifs qui récupèrent l’énergie dégagée lors du freinage, pour l’emmagasiner et l’utiliser plus tard – une technologie qu’on retrouve sur les voitures de Formule 1. Même s’il existe d’autres trains alimentés à l’énergie solaire, tous doivent recharger leurs batteries à des stations qui, elles, sont pourvues de capteurs. Mais selon les concepteurs, aucun autre train n’est muni de ses propres capteurs sur le toit. Puisque le gabarit des rails du Vili n’a pas d’équivalent, on envisage de construire un prototype plus volumineux, qui pourrait éventuellement être utilisé à plus grande échelle sur des voies ferrées conventionnelles, en ville ou en campagne. Une histoire – et un train – à suivre… Pour visionner la vidéo de Reuters, cliquez ici. Pour vous embarquer avec moi sur Twitter, montez ici; sur Facebook, allez plutôt là. Cet article Le premier train autonome à l’énergie solaire est né est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Le tourisme nouvelle priorité du président Hollande Jeudi, 29 Août 2013 15:12 Corentin 
François Hollande a évoqué mardi 27 août lors de la conférence des Ambassadeurs le tourisme comme un atout pour équilibrer la balance commerciale de la France. Malgré une saison estivale en demi teinte, le président de la République veut faire de ce secteur d’activité “une grande cause nationale”. Alors que le secteur se porte bien au niveau mondial – le nombre d’arrivées de touristes internationaux a augmenté de 5% au premier semestre 2013 par rapport à 2012, selon l’Organisation mondiale du tourisme – la France a de son côté connu un été mitigé. Si le mois d’août est jugé plus satisfaisant que juillet par les professionnels du secteur, une étude d’Atout France prévoit une fréquentation touristique globale en recul sur l’ensemble de la saison. La France à beau être le pays qui accueille le plus grand nombre de touristes au monde, elle est devancé par l’Espagne et l’Italie en terme de recettes totales liées au secteur. La position de l’Hexagone se fragilise dans le monde, subissant une concurrence féroce d’autres pays. Pour contrer ce phénomène, l’agence de développement touristique en France entend donc mettre l’accent sur la promotion de l’image de la France à l’étranger, tout en encourageant les infrastructures locales à s’améliorer, afin d’attirer encore plus de touristes internationaux. Une ambition apparemment partagée par le Président de la République qui lors de son discours à la conférence des ambassadeurs a annoncé vouloir faire du tourisme une priorité dans les années à venir. “Le tourisme doit être érigé en grande cause nationale, ce qui suppose un certain nombre d’efforts : améliorer l’accueil dans les aéroports, assurer la sécurité, améliorer le niveau des équipements, des prestations. La France est fière, nous le rappelons suffisamment, d’être la 1ère destination touristique du monde, mais il se trouve que nous ne sommes pas le 1er solde touristique, y compris en Europe. Nous devons nous fixer cet objectif.”
Dans une situation économique morose, le gouvernement a en effet tout intérêt à s’appuyer sur cet atout historique de la France pour rééquilibrer les comptes. Une bonne nouvelle donc pour le secteur après un été difficile malgré des conditions météo favorables. A condition bien sûr que le discours soit suivi par des actes. Trouvez un vol pas cher avec liligo.com Trouvez un hôtel pas cher avec liligo.com Quid des touristes français en France ?Une interview d’un spécialiste du tourisme – Pierre Chazaud, professeur des Universités à Lyon – sur le site Atlantico.fr a particulièrement retenu notre attention. Pierre Chazaud avance des explications intéressantes quant à la baisse de la fréquentation touristique cet été en France (par des touristes français, donc) : non, les difficultés économiques rencontrées par une partie de la population et le contexte économique morose général ne sont pas les seuls causes. Il identifie plusieurs phénomènes qui se conjuguent : le chômage et la baisse du pouvoir d’achat bien entendu, mais aussi l’abandon de certains modèles de vacances, la dilution des frontières entre travail et non travail, ainsi qu’un rapport au temps différent. Les vacances actuelles s’éloignent de plus en plus de l’héritage des années 1950/1970 qui imposaient une forme traditionnelle de repos social obligatoire chargée de restaurer la force de travail Les vacances ne font plus référence à un temps idéalisé, mais à de simples produits à consommer de toute urgence ici et maintenant, dans une optique hédoniste puisque le futur n’est pas sûr.
Pour le dire simplement : on privilégie de plus en plus des courts séjours tout au long de l’année, aux dépens des sacro-saintes vacances d’été de 3 ou 4 semaines. Photo : xtof / Flickr cc. Lire la suite... Insolite l’avion interdit aux enfants Jeudi, 29 Août 2013 10:07 olivier 
Scoot Airlines, la filiale low-cost de Singapore Airlines, a lancé « ScootinSilence », une section qui est interdite au moins de 12 ans à l’avant de la classe éco de ses avions. Dans le journal The Australian, le PDG de Scoot, Campbell Wilson, précise : « Que nos jeunes clients et ceux qui voyagent avec eux ne le prennent pas mal! Le reste de l’avion est à leur disposition. » D’après 20 Minutes, la cabine « ScootinSilence » devrait disposer de 41 sièges allant des rangs 21 à 25 de chaque avion de la compagnie. Direct Matin rappelle que ce n’est pas la première fois qu’une classe est réservé aux adultres. « Malaysia Airlines avait déjà créé une zone de la classe économique réservée aux seuls adultes située sur le pont supérieur de leurs A380, et en février dernier, Air Asia X avait mis en place une zone de tranquillité ». [Photo]  Lire la suite... Nos idées sorties week-end du 30 31 août et 1er septembre Jeudi, 29 Août 2013 09:34 olivier 
C’est bientôt la fin des vacances. Au lieu de déprimer, découvrez nos idées sorties week-end du 30, 31 août et 1er septembre. Braderie de LilleLa Braderie de Lille commence ce samedi 31 août à 14h. Jusqu’au dimanche 1er septembre à 23h, entre 1 et 2 millions de visiteurs vont débarquer dans le Nord Pas-de-Calais pour chiner et passer un bon moment. A noter que durant ce week-end, des animations festives sont organisées comme le semi-marathon (le samedi matin) ainsi que la foire aux manèges. Où dormir ?
| Hôtel Saint Maurice Cet hôtel a su préserver son style art déco et vous accueillera dans un cadre un peu rétro et agréable. | 
| Hôtel du Golf d’Arras Dans le cadre apaisant et verdoyant de l’un des plus beaux golfs de France, venez profiter du charme et du confort de l’une de nos 63 chambres. |
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Féria de CarcassonneDes novilladas, des bodegas … Entre le jeudi 29 août et le dimanche 1er septembre 2013, se déroule la Féria de Carcassonne. Cette fête populaire et familiale est devenue un rendez-vous phare de l’été pour des milliers de personnes, qui durant 4 jours se retrouvent pour danser, faire la fête, tout en se restaurant en toute convivialité. Où dormir ?
| Kyriad Carcassonne Profitez du confort d’un hôtel 3 étoiles, neuf alliant design et nouvelles technologies. Idéalement situé entre 2 sites classé. | 
| Hôtel du Pont Vieux Toute l’équipe vous prendra totalement en charge du début à la fin de votre séjour, en vous indiquant de façon précise votre feuille de route, vous conseillera chaque soir des restaurants sélectionnés pour vous. |
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Foire en scène de Châlons-en-ChampagneJenifer, Raphaël, Rose … Chaque soir, le site du Capitole en Champagne accueillera des milliers de festivaliers venus écouter des artistes français. La Foire de Châlons, c’est aussi une foire agricole. La deuxième de France après le Salon de l’agriculture de Paris. Où dormir ?
| La Pélerine Nos 4 chambres peuvent accueillir (2×2, 1×3, 1×5) jusqu’à 12 personnes dans un cadre agréable et symphatique. | 
| Château les Aulnois Cinq chambres d’hôtes à Epernay. |
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Festival des Arts bourrins, RouenLe festival des Arts bourrins a pour objectif de mettre en avant les modes d’expressions extrêmes. On pourrait ainsi le comparer au festival Hellfest. On pourra retrouver The Birds end, Antropofago, Infected Society, Explicit silence ou encore Nobody’s straight. Où dormir ?
| Au Temps des Cerises Notre demeure se situe au coeur du parc naturel régional des boucles de la Seine normande. | 
| Manoir du Buvey et La Pommeraye Ce manoir est situé au cœur du Pays du Roumois, à Bosc-Bénard-Commin, entre Bourgtheroulde et Bourg-Achard, dans l’Eure. |
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Festival international de tango argentin, BonifacioLa 3e édition du Festival international de tango argentin se déroule du 31 août au 8 septembre à Bonifacio. La semaine sera rythmée par les couples de maestros parmi les plus demandés du moment et des orchestres argentins pour danser sur le plus beau des tangos. Où dormir ?
| Hôtel le Royal Au cœur de la citadelle du XIIe siècle de Bonifacio, l’hôtel Royal, niché sur la ligne des remparts dominant la mer, est idéalement situé près des rues piétonnes de la haute ville de Bonifacio, jalonnées de boutiques. | 
| Hôtel restaurant le Goeland A la fois maison du soleil et de la mer, l’établissement de charme vous accueille dans un esprit authentique, raffiné et simple. |
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[Photo]  Lire la suite... En route pour le FME Jeudi, 29 Août 2013 07:22 Mathieu Charlebois Riez de moi, musicophages, courrailleux de festival, collègues journalistes et Abitibiens : je ne suis jamais allé au Festival de musique émergente en Abitibi-Témiscamingue (FME). Jamais… avant aujourd’hui. Car ce matin, je m’engouffre dans une wagonnette avec quelques autres chanceux, pour dévorer la route qui sépare Montréal de Rouyn. Aujourd’hui, je m’en vais au FME! Le festival saura-t-il être à la hauteur de sa réputation d’usine à magie? Nous le verrons. Pour y travailler, pas moins de 64 artistes et formations vont s’exécuter, répartis en 13 lieux de diffusion. Selon ses organisateurs, ça en fait l’événement qui «propose la plus grosse offre artistique en dehors des milieux urbains.» Je n’ai pas vérifié, mais je suis prêt à les croire sur parole. En 2012, le bilan du FME parlait d’une affluence de près de 32 000 entrées. Ça fait pas mal de monde. Au menu cette année, entre autres: Un spectacle d’ouverture avec Misteur Valaire, précédé de Karim Ouellet et de la formation Mauves, le groupe américain Blonde Redhead, le rock sale de Gros Mené, la dream pop de Forêt, le folk plaintif de Tire le coyote, l’instrumental de Pawa up first, le rap lourd de Cargo Culte, la pop de Grenadine et une finale toute en métal avec Voïvod, Dying Fetus, Origin et Cryptik Howling. Juste d’en faire la liste, je suis déjà essoufflé. Alex Nevsky et le groupe El Motor, profiteront tous deux de leur présence au FME pour lancer leurs albums respectifs. Vous pouvez vous imbiber du son du FME en écoutant leur radio en ligne, CFME. En mars 2012, ma collègue Catherine Dubé résumait ainsi l’histoire du festival : « Quand on a envie de voir quelque chose, on n’attend pas d’obtenir une subvention ou que les autres l’organisent à notre place. On le fait », dit Sandy Boutin, cofondateur du Festival de musique émergente (FME), qui partage son temps entre sa région natale et Laval, d’où il gère la carrière du groupe Karkwa. L’idée de créer un festival de musique a germé dans son esprit tandis qu’il roulait dans le parc de La Vérendrye avec sa bonne amie Jenny Thibault. Tous deux travaillaient alors à temps plein, lui à Québec à titre d’attaché politique du ministre péquiste Richard Legendre, elle à Montréal aux Rencontres internationales du documentaire. Durant des mois, ils ont consacré leur moindre temps libre (y compris les pauses-café au bureau) à l’organisation du festival. Ils ont convaincu l’association touristique régionale et d’autres organismes de leur donner 60 000 dollars afin de le mettre sur pied et ils ont enrôlé tous leurs amis comme bénévoles. « On n’avait pas assez d’argent pour loger tous les musiciens à l’hôtel, alors on leur a demandé d’apporter leur sac de couchage et on a réservé un camp de vacances, raconte Jenny. C’est devenu la marque distinctive de notre festival : après les spectacles, les artistes fraternisent autour d’un feu de camp jusqu’à 6 h du matin. » Dès la deuxième année, en 2004, ce sont des artistes de la pointure d’Ariane Moffatt qui appelaient pour être invités. Le FME a été deux fois lauréat du Félix de l’événement de l’année à l’ADISQ et il attire maintenant plus de 18 000 spectateurs. Des magazines tels que Les Inrocks (France) et Exclaim (Toronto) y ont dépêché des journalistes.
Les journalistes venus d’hors du Québec y sont encore en 2013. Le journal local La Frontière rapporte la présence à Rouyn du rédacteur en chef de Now Magazine (le Voir du Canada anglais), d’une journaliste du magazine canadien Exclaim! et d’un autre du magazine français l’Express. Les Inrocks n’y sont peut-être pas cette année, mais ils ont pris la peine de mettre à jour ce long portrait publié en 2012. Il y aura donc tous ces journalistes, et il y aura moi. Vous pourrez suivre mon escapade abitibienne sur ce blogue et sur Twiter, où je suis @OursMathieu. N’hésitez pas à me dire où aller et quoi essayer. Je suis un novice du FME ! Cet article En route pour le FME est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Que font 30000 personnes à Taupo tous les ans Jeudi, 29 Août 2013 00:00 En Escale Que font 30.000 personnes à Taupo tous les ans ? Lire la suite... Inde Chine Malaisie Jeudi, 29 Août 2013 00:00 En Escale Inde, Chine ? Malaisie. Lire la suite... Les Basses Rias de Galice 2ème partie Jeudi, 29 Août 2013 00:00 En Escale Les Basses Rias de Galice 2ème partie Lire la suite... Portrait] Dans le coeur solitaire d’une cinquantenaire des Kerkennah Tunisie Mercredi, 28 Août 2013 23:49 Chris Sur les îles Kerkennah (Tunisie), il y a une femme de 52 ans au cœur solitaire. On l’appelle Julie, ou bien « l’Anglaise », ou bien « la blonde », « la blanche » ; sans jamais penser à mal. Les nombreux Kerkenniens qui la connaissent parlent, avec un mélange de curiosité, d’incrédulité et de bienveillance, […]  Lire la suite... Intervention en Syrie sabre au clair mais pour quoi faire 2/2 Mercredi, 28 Août 2013 20:45 Pierre-Alain Clément  Photo : Carl Court / Getty Images Comme je l’expliquais hier, les raisons ne manquent pas de ne pas intervenir en Syrie d’un strict point de vue des intérêts américains. Mais alors, pourquoi se montrent-ils aussi déterminés à agir depuis le début de la semaine ? En réalité, ce sont les prises de positions antérieures des États-Unis qui font d’une intervention une question de crédibilité. Pourtant, rien n’indique qu’ils aient l’intention de s’impliquer lourdement dans ce conflit. Autant les États-Unis ont les mains liées par la Russie au Conseil de sécurité, autant ils sont poussés à agir par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques (1997) et par le fait qu’il s’agit de la dernière ligne rouge en date à avoir été franchie. Ce qui rappelle au passage la vacuité de tracer des lignes à ne pas franchir quand on n’a pas l’intention ni les moyens de les faire respecter. Mais si les États-Unis et quelques autre pays occidentaux n’ont même plus le luxe de défendre verbalement une certaine supériorité morale sur la scène internationale, ne leur reste-t-il que la Realpolitik la plus cynique ? D’ailleurs, où en sont les États-Unis, le Royaume-Uni et la France dans la destruction de leurs stocks d’armes chimiques en conformité avec leur adhésion à cette convention ? Mais ces questions théoriques ne résolvent pas le problème du commandement américain. Comme je l’expliquais lundi à Daniel Mathieu, l’option la plus simple et la plus probable serait d’effectuer des frappes punitives contre des cibles précises et énumérées. Cela soulignerait que le régime de prohibition des armes chimiques est bien en vigueur puisqu’il existe des sanctions (dont personne n’a précisé qu’elles devaient se traduire par le renversement du régime coupable), sans entraîner les États-Unis plus avant dans un conflit inextricable aux issues incontrôlables et sans que l’absence d’approbation par le Conseil de sécurité ne soit trop problématique. L’option la plus simple donc, ce qui ne veut pas dire qu’elle sera facile. D’abord, même les opérations les plus élémentaires requièrent aujourd’hui des ressources importantes (un économiste dirait que les barrières à l’entrée sur le marché de la frappe à l’autre bout du monde sont élevées). Sachant que le régime syrien pourrait déplacer ses stocks, voire (continuer à) les utiliser en représailles, l’utilité stratégique d’une telle manœuvre est encore à trouver. Enfin, se pose la question cruciale de la rhétorique qui devra accompagner cette opération (le fameux spinning) : cette opération permettra-t-elle d’affirmer que les Occidentaux n’ont pas absolument rien fait pour les rebelles syriens, dont la majorité ressemble tellement à cette foule qu’on aimait tellement contempler en Tunisie et en Égypte ? Ou bien cette opération sera-t-elle perçue comme l’incarnation des prétentions morales occidentales : spectaculaires et futiles ? Finalement, cette opération n’emporterait aucune conséquence sur le cours de la guerre, ce qui pourrait, du point de vue le plus cynique, être dans le meilleur intérêt américain : un « match nul à durée indéterminée. » En complément: Pierre-Alain Clément Directeur adjoint de l’Observatoire de géopolitique Chaire @RDandurand @UQAM Cet article Intervention en Syrie : sabre au clair, mais pour quoi faire? 2/2 est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Entrevue] Le Québec en mal de touristes Mercredi, 28 Août 2013 20:45 Pierre Duchesneau  Photo : David Boily / Getty Images Le tourisme est l’une des plus importantes sources de création de richesse et d’emplois. En dépit de la crise économique en Europe et aux États-Unis, le nombre de touristes dans le monde a franchi pour la première fois le cap du milliard en 2012. L’Organisation mondiale du tourisme prévoit une croissance annuelle de 3,3 % d’ici 2030, ce qui représente une hausse de 860 millions de voyageurs. Mais le Québec ne parvient pas à profiter de ce boum. Les touristes américains le boudent depuis plus d’une décennie, et le nombre de visiteurs d’outre-mer, en faible hausse de 2006 à 2011 (données les plus récentes), n’arrive pas à compenser cette désaffection. De 2000 à 2010, les recettes touristiques en dollars constants ont stagné. Même les Québécois, qui constituent 90 % du marché, se désintéressent de plus en plus de leur coin de pays. En 2010, le gouvernement libéral a formé un comité dirigé par Gilbert Rozon, président fondateur du Groupe Juste pour rire, afin que celui-ci propose des mesures concrètes pour stimuler l’industrie. Québec a annoncé l’an dernier son Plan de développement de l’industrie touristique. Il se donne jusqu’en 2020 pour accroître de 7 millions le nombre de visiteurs annuels (ils étaient 28 millions en 2011). L’actualité a rencontré le ministre délégué au Tourisme, le député de Matane-Matapédia Pascal Bérubé, qui terminera en septembre sa première année à la tête de ce ministère.  Photo : Parti québécois Pour quelle raison le Québec n’arrive-t-il pas à prendre sa place sur l’échiquier mondial du tourisme ? Faute d’investissement, notre offre est devenue moins attrayante. Le gouvernement libéral a trop tardé à mettre en place les réformes nécessaires, et les outils de financement étaient mal adaptés à notre industrie touristique. Notre gouvernement vient de créer deux programmes : le programme d’appui au développement touristique, doté d’une enveloppe de 85 millions en prêts et garanties de prêts, et le Fonds tourisme PME, qui a pour but de stimuler l’investissement des PME touristiques, avec une capitalisation de 5 millions. La balle est maintenant dans le camp des promoteurs : les leviers financiers sont là, on attend vos projets. Notre rôle est d’accompagner les promoteurs, pas de lancer des attractions touristiques. Autre problème : l’absence de liaisons directes de Montréal vers l’Asie, région connaissant la plus forte croissance du nombre de voyageurs. Comment convaincre les Asiatiques de visiter Montréal, puis la Gaspésie, lorsque leur avion atterrit à Toronto, Calgary ou Vancouver ? Les liaisons directes sont le nerf de la guerre. Je veux interpeller les compagnies aériennes à ce sujet. La solution ne passe pas uniquement par Air Canada. Le nombre de visiteurs en provenance des États-Unis, principal marché hors du Québec, diminue sans cesse. Comment expliquer cela ? Pour la promotion aux États-Unis, le Québec doit travailler avec la Commission canadienne du tourisme. Or, cette société d’État fédérale a réduit considérablement ses investissements en promotion depuis quelques années. En conséquence, le Canada, qui se classait au 9e rang des destinations mondiales en 1990, a dégringolé au 15e rang en 2010. Depuis 2009, les autorités canadiennes ont empiré la situation en exigeant un visa pour les visiteurs mexicains, qui raffolent du tourisme hivernal. Cette mesure a eu des effets dévastateurs : leur nombre a chuté, passant de 89 000 en 2009 à 33 000 en 2011. D’autre part, la réforme de l’assurance-emploi envoie un message négatif à notre industrie touristique régionale, surtout saisonnière, en démotivant les gens qui y travaillent. S’il ne nous aide pas, j’aimerais au moins que le fédéral ne nous nuise pas. Comment inverser la tendance ? On ne reste pas les bras croisés à ne rien faire. On a lancé cet été aux États-Unis une campagne visant les 35 ans et plus, qui met en relief le fait francophone, la qualité de notre tourisme urbain et l’aspect sécuritaire de nos villes. Et, nouveauté depuis 2012, on étend notre présence au-delà de New York. Des placements publicitaires ont été faits à Miami, San Francisco, Los Angeles et Chicago, des villes avec lesquelles on a des liens aériens directs. Le rapport Rozon proposait une réforme de la structure de l’industrie, qui compte 22 associations touristiques régionales, 19 associations touristiques sectorielles, une centaine de centres locaux de développement, des offices de tourisme locaux… Préparez-vous une telle réforme ? Plutôt que d’abolir des structures, je veux faire participer davantage les acteurs locaux aux instances économiques régionales, en les faisant siéger aux comités. C’est très technique, mais ce changement aura des effets concrets et permettra de promouvoir davantage les intérêts de l’industrie touristique. Actuellement, mes efforts se concentrent sur la préservation, dans le contexte budgétaire, des leviers financiers et du budget de promotion du ministère du Tourisme. Jusqu’à maintenant, on a été victimes de coupes minimes : 4 millions de dollars, sur un budget de 136 millions. Quelles sont vos autres priorités ? Le renouvellement de l’entente de 10 ans pour conserver la formule 1 à Montréal figure en tête de liste. C’est la manifestation la plus importante au Canada. Elle génère des retombées de 100 millions de dollars au Québec, en plus d’accroître notre notoriété internationale. On investit là-dedans, parce que c’est fiscalement rentable et que ça rapporte beaucoup aux hôteliers. J’ai aussi l’intention d’agir dans le dossier de l’hébergement illégal, un véritable fléau. Des hôteliers payant taxes et impôts et ayant pignon sur rue se font concurrencer de façon déloyale par des gens qui ne respectent aucune règle. Lorsque j’étais critique de l’opposition en matière de tourisme, j’ai dénoncé l’inaction du gouvernement libéral dans ce dossier. En 10 ans, le Ministère n’a condamné personne. Pourtant, il suffit de quelques clics sur Internet pour trouver les fautifs. Avec Revenu Québec, on élabore un plan. On n’exclut pas les moyens musclés. L’industrie du tourisme doit participer au développement économique, faire rayonner la culture et créer des emplois dans toutes les régions. Comment comptez-vous atteindre ces objectifs ? Je veux qu’on applique le modèle des « dragons » [NDLR : allusion à l’émission Dans l’œil du dragon, à Radio-Canada]. On est prêts à investir, mais qu’est-ce que ça va nous rapporter de plus ? On est en mode affaires. Les manifestations qui aspirent à un financement public doivent démontrer qu’elles ont des répercussions sur le tourisme. Je vais être plus exigeant sur cet aspect-là. Sinon, on ne les aide pas. Des festivals ont aussi une vocation culturelle et sont aidés par le ministère de la Culture, comme le Village en chanson de Petite-Vallée, en Haute-Gaspésie. Pourquoi ne soutiendrait-on pas une telle manifestation, puisque ça fait rayonner la culture et ça rapporte en matière de nuitées ? Mon rêve le plus fou — sans offusquer mes collègues du Conseil des ministres — serait de regrouper dans un super-ministère tous les acteurs du tourisme : la Sépaq [Société des établissements de plein air du Québec], qui gère les parcs nationaux et est actuellement sous la responsabilité du ministère de l’Environnement, du Développement durable, de la Faune et des Parcs ; la Société des casinos, sous le ministère des Finances ; l’ITHQ [Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec], sous le ministère de l’Éducation ; et les haltes routières, sous le ministère des Transports. Ces attractions-là pourraient faire partie d’une vision intégrée du tourisme. Ce projet est utopique, mais on travaille de plus en plus en collaboration. On consulte notre ministère pour tout ce qui peut avoir des conséquences en matière de tourisme. Quels sont les attraits sous-exploités au Québec ? Le tourisme autochtone recèle un énorme potentiel. J’ai été renversé par l’expérience que j’ai vécue à l’Hôtel-Musée Premières Nations, à Wendake, près de Québec. Si l’on comptait deux ou trois attraits du genre, on pourrait créer un circuit très intéressant pour les Européens. Le fleuve demeure aussi une richesse sous-exploitée. Les croisières internationales, en pleine croissance, le mettent déjà en valeur, mais il reste beaucoup de chemin à faire. Il faut structurer l’offre aux neuf escales. Le tourisme hivernal offre aussi beaucoup de possibilités, avec le ski, la raquette, la motoneige, la pêche sur glace et le ski cerf-volant. Déjà, 16 % des touristes qui nous visitent le font entre janvier et mars. C’est important, mais on doit faire mieux. Un groupe de travail a été mis sur pied pour élaborer une stratégie de tourisme hivernal. On attend son rapport en janvier 2014. * * * L’industrie touristique en chiffres (2012)31 080 Nombre d’entreprises liées au tourisme 131 600 Nombre d’emplois directs 417 245 Nombre d’emplois associés 12,4 milliards Recettes 2,45 % Contribution au PIB du Québec * * * Destination fleuve Quelque 230 000 croisiéristes et 90 000 membres d’équipage ont visité les neuf escales du Québec en 2012. Une année record. Selon l’Association des croisières du Saint-Laurent, le nombre de croisiéristes sera sensiblement le même en 2013. Neuf escales Montréal, Trois-Rivières, Québec, Saguenay, Baie-Comeau, Sept-Îles, Havre-Saint-Pierre, Gaspé et les Îles-de-la-Madeleine. Un plan ambitieux Lancé en mai 2012, le Plan de développement de l’industrie touristique fixe trois objectifs à atteindre d’ici 2020 : • Augmenter les recettes touristiques annuelles de sept milliards de dollars. • Accueillir sept millions de visiteurs annuels de plus. • Créer 50 000 nouveaux emplois. Le Plan propose 36 mesures extrêmement variées, parmi lesquelles la mise en valeur le fleuve Saint-Laurent, la lutte contre l’hébergement illégal, l’augmentation de la présence du Québec sur les réseaux sociaux, la mise en place d’un réseau d’ambassadeurs de renommée internationale pour promouvoir la destination, la connexion des réseaux cyclables urbains avec la Route verte, et l’ajout de divers outils financiers pour appuyer les promoteurs. Cet article [Entrevue] Le Québec en mal de touristes est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Conflit en Syrie quels enjeux pour les pays voisins Mercredi, 28 Août 2013 19:31 Pierre Duchesneau  Photo : AFP / Stringer / Getty Images LibanDe tous les pays voisins de la Syrie, le Liban est celui où la guerre a le plus de répercussions. L’engagement du groupe armé libanais Hezbollah dans le conflit aux côtés de l’armée syrienne crée des tensions entre divers groupes religieux du pays. « La crise entre chiites et sunnites [...] pourrait réanimer une guerre civile au Liban », avance Kyle Matthews, directeur adjoint de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne, de l’Université Concordia. « Sous Assad, la Syrie était pendant longtemps directement sur le territoire libanais », explique-t-il, rappelant que la Syrie a été montrée du doigt à de nombreuses reprises pour l’assassinat de l’ancien premier ministre libanais Rafic Hariri. Le Liban serait également le premier pays touché si le régime de Bachar al-Assad tombait, estime Kyle Matthews. L’Iran se trouverait alors dans l’impossibilité de livrer des armes au Hezbollah en passant par la Syrie. Iran« Historiquement, il y a [toujours] eu une grande hostilité entre les pays arabes et l’Iran », explique Kyle Matthews. Pourtant, le principal « outil » dont l’Iran dispose est la Syrie, par laquelle il fait passer des armes à divers groupes islamistes. « Derrière le conflit syrien se cache la plus grande guerre par procuration du moment », indique l’expert en génocides. D’un côté, des pays comme le Qatar et l’Arabie saoudite utilisent les rebelles pour faire tomber Bachar al-Assad et couper l’alliance avec l’Iran. De l’autre, l’Iran, tout comme la Russie et la Chine, soutient le dictateur syrien en envoyant des troupes et des armes en Syrie, de même qu’en bloquant toute résolution de l’ONU. « Si la Syrie tombe, l’Iran perdra beaucoup de pouvoir dans la région », dit Kyle Matthews, qui souligne que la Syrie occupe une position stratégique dans le secteur grâce à son accès à la mer Méditerranée. IsraëlPour Israël, la situation représente un casse-tête sans fin. D’une part, la Syrie fournit des armes au Hezbollah, qui lance des attaques depuis la bande de Gaza. D’autre part, la participation au conflit syrien de factions islamistes liées à al-Qaida laisse planer la menace — si Assad tombe — d’un État islamiste (comme la Somalie), qui pourrait alors avoir la mainmise sur une vaste réserve d’armes chimiques, explique Kyle Matthews. À cela s’ajoute la situation actuelle en Égypte, dont l’armistice avec Israël assure la stabilité du pays. « L’armée égyptienne contrôle le mont Sinaï pour empêcher les extrémistes d’infiltrer Gaza ou Israël », ajoute le directeur adjoint de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne. Israël ne reste cependant pas les bras croisés : son armée a effectué plusieurs attaques aériennes contre des convois d’armes en Syrie, à destination du Hezbollah. Bien que n’ayant jamais revendiqué ces attaques, Israël est le seul pays dans la région qui a la capacité de mener des frappes aussi précises, estime Kyle Matthews. TurquieLa Turquie, pour sa part, doit faire face à une augmentation du nombre de ses réfugiés. Mais elle craint aussi que les Kurdes — un peuple dispersé entre la Turquie, la Syrie et l’Irak — essaient de se réunir, dit le professeur Matthews. La Turquie travaille de près avec l’Arabie saoudite pour armer les rebelles. Cependant, de nombreuses factions islamistes se sont jointes à l’Armée syrienne libre (ASL), dont certaines sont liées à al-Qaida. « Les extrémistes qui passent par la Turquie pour entrer en Syrie représentent un danger à long terme », explique Kyle Matthews. Celui-ci souligne que le risque d’en arriver à une situation similaire à celle de la première guerre en Afghanistan (durant laquelle des fanatiques religieux se sont regroupés dans un seul pays) est bien réel. 
JordanieLa Jordanie est elle aussi aux prises avec un déferlement sans fin de réfugiés. Le pays, dont 40 % de la population est déjà composée de réfugiés palestiniens, peine à faire face à cet afflux. Selon Kyle Matthews, les réfugiés syriens représentent près de 25 % de la population du pays, à tel point que le camp de réfugiés jordanien al-Zaatari est en voie de devenir l’un des plus grands du monde. « L’économie jordanienne croule sous une pression énorme », explique Matthews. Il ajoute que, contrairement à ses voisins, le pays ne dispose que de peu de ressources naturelles. Les Jordaniens craignent une radicalisation des réfugiés et vivent sous la menace d’un possible coup d’État des Frères musulmans, un groupe islamiste qui gagne en puissance. Cependant, la Jordanie — une monarchie — peut compter sur l’aide internationale ainsi que sur le soutien militaire des États-Unis, dont elle est l’un des meilleurs alliés. IrakLa recrudescence des attentats revendiqués par al-Qaida marque l’entrée du pays dans une nouvelle phase : celle de l’alliance des différents groupuscules d’al-Qaida installés en Irak et en Syrie. Contrairement à ce qui s’était passé durant la guerre de 2003 en Irak, des djihadistes (dont certains viennent de pays européens, comme la France et le Royaume-Uni) passent par la frontière irakienne pour entrer en Syrie. La situation inquiète les États européens, qui se demandent ce que leurs citoyens feront une fois qu’ils seront de retour dans leur pays. La communauté internationale favorise le soutien logistique aux rebelles par la livraison d’armes, mais elle craint que celles-ci ne tombent entre les mains de groupes islamistes. C’est le cas, par exemple, des missiles antiaériens, qui pourraient être utilisés par al-Qaida pour attaquer des avions de ligne. D’après le New York Times, la CIA aurait fourni des armes légères aux rebelles depuis plusieurs mois. Alep, ville stratégiqueAu cours des derniers mois, les forces de Bachar al-Assad ont gagné du terrain, notamment grâce au Hezbollah, qui a aidé à reprendre la ville d’Al-Qusseir et qui se dirige maintenant vers Alep. Cependant, aucun des deux camps ne semble avoir un avantage décisif, ce qui pourrait avoir pour effet que le conflit s’éternise. « Cela pourrait continuer pendant 10 ans, comme ce fut le cas en Yougoslavie », craint Kyle Matthews, directeur adjoint de l’Institut montréalais d’études sur le génocide et les droits de la personne, de l’Université Concordia. Alep représente un point stratégique pour les rebelles, d’où ils peuvent prendre le contrôle du nord de la Syrie, de l’accès à la frontière turco-irakienne et du passage vers la mer Méditerranée. Cet article Conflit en Syrie : quels enjeux pour les pays voisins ? est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... |
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