Blog de milou - CINE a la ESCUELITA Mercredi, 21 Août 2013 15:17 voyage Blog de milou - CINE a la ESCUELITA.... Lire la suite... Les 100 meilleures plages du monde ou presque Mercredi, 21 Août 2013 14:50 Gary Lawrence Il y a près de 20 ans, je me suis échoué sur une plage quasi déserte de Crète, dormant à la belle étoile, prenant mon bain dans la mer le matin, dégustant un lapin cuit à la broche par deux déserteurs serbes ayant fui la guerre, et qui se terraient dans une grotte voisine.  La plage de Phalasarna, en Crète – Crédit: www.west-crete.com Aujourd’hui, cette même plage – la plage de Phalasarna – figure bonne centième dans un palmarès des 100 meilleures plages du globe recensées par CNN. Pourquoi? « Parce qu’elle est si vaste qu’il y a peu de chances qu’on s’y marche sur les pieds », entre autres raisons données. Sauf le premier samedi d’août, où des milliers de fêtards l’envahissent pour faire la nouba. Dans le grand répertoire de mes souvenirs, la plage de Phalasarna gardera toujours une place de choix, pour toutes sortes de raisons personnelles, mais aussi parce que l’endroit est, objectivement, magnifique: sable fin éclatant, littoral à perte de vue, falaises déchiquetées, eaux luminescentes, et même une presqu’île rocailleuse qui ajoute du piquant au décor.  La plage de Grande Anse, aux Seychelles – Crédit: La Digue Island Lodge/CNN Est-ce aussi ce qui a frappé ceux qui ont voté pour cette plage, dans le palmarès de CNN? Sans doute un peu, peut-être pas du tout. Une chose est sûre, c’est que pour affirmer que tel ou tel site figure parmi le saint des saints des littoraux du globe, il faut d’abord, évidemment, être au fait de son existence, puis suivre son instinct ou ses émotions… inéluctablement teintés de subjectivité.  Whitehaven Beach, Queensland, Australie – Crédit: iStockphoto/CNN C’est pourquoi cette liste des 100 meilleures plages doit être considérée comme ce qu’elle est: une recension qui reflète les goûts de ceux qui ont pris le clavier pour se prononcer, mais une recension de suggestions à envisager quand même, bien qu’on y évacue les plages de sable rose des Bahamas, celles de la côte est de la Malaisie, celles de Mauritanie, du Bénin ou des Tuamotu, voire La grande échouerie des Îles de la Madeleine, tiens, puisque la plage de Cavendish, à l’île du Prince-Édouard, figure en 54e position.  La plage de Wineglass Bay, en Tasmanie – Crédit: Tourisme Tasmanie/CNN Et c’est ici qu’on débarque du train, parce que sans rien lui enlever, cette dernière figure en meilleure position, dans ce classement, que des plages incroyablement belles de Madagascar, de Tobago, du Malawi, des Philippines, du Sri Lanka… Pour consulter la liste des 100 meilleures plages, rendez-vous ici. Pour vous échouer sur mon compte Twitter, cliquez sur ce lien; pour suivre mon sillage sur Facebook, c’est par là. Cet article Les 100 meilleures plages du monde, ou presque est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... La braderie de Lille approche à grands pas Mercredi, 21 Août 2013 11:51 Corentin 
Le premier week-end de septembre, s’il y a des festivités à ne pas manquer en France, ce sont celles de la grande braderie de Lille : une brocante gigantesque accompagnée de fêtes et d’animations en tous genres. La braderie est l’évènement festif à ne pas manquer pour tout amateur de la culture du Nord de la France. Plusieurs millions de personnes se pressent chaque année pour ce qui est l’un des plus grands rassemblements populaires du pays et le plus grand marché aux puces de toute l’Europe. Officiellement, le début de la braderie est fixé le samedi à 14h, mais comme pour toute brocante ou vide grenier, ce sont les premiers arrivés qui feront les meilleures affaires. Et à ce petit jeu là, sachez que l’on peut commencer à fouiner dès le samedi matin, voir le vendredi soir… 
Pour aller à la braderie de LilleLa ville est très bien desservie grâce à son aéroport international de Lille-Lesquin. Il se trouve à 10 km du centre de Lille et une navette assure la liaison en 20 minutes, pour 9 euros l’aller-retour (7 euros l’aller simple). En plus d’Air France, Lille est reliée par plusieurs compagnies aériennes low cost - Ryanair, Vueling et Easyjet – aux villes françaises suivantes : Bordeaux, Brest, Lyon, Marseille, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse. Marseille - Lille 29/08/2013 02/09/2013 
Les activités à faire- Le Semi-Marathon de Lille : selon la tradition, les “bradeux” doivent attendre le passage du dernier coureur pour commencer les ventes. Il rassemble des coureurs venus de toute la France. Le départ a lieu boulevard de la Liberté à 9h précises le samedi matin. Si courir 21 kilomètres vous fait peur, sachez qu’il existe aussi un 10 km et même un “baby marathon”.
- La Foire aux Manèges : c’est l’une des plus grandes fêtes foraines de France, avec 180 attractions, boutiques et confiseries. Elle se déroule du 24 août au 22 septembre, sur le Champ de Mars à proximité du Parc de la Citadelle et du Zoo.
- Moules/frites à volonté ! C’est bien connu, dans le Nord les moules-frites sont reines. Arrosez votre repas d’une bière locale, une Jenlain par exemple.
- Les Ch’tis font recette : une autre raison de venir à la braderie de Lille, rencontrer la culture des Ch’tis. Le site officiel de l’évènement propose même un petit lexique des mots qui peuvent vous aider à sceller des amitiés pendant la braderie. (Si vous croisez des Picards, en revanche,… débrouillez-vous !).
Bonjour pertous = Bonjour tout le monde Bonjour mes gints = Bonjour messieurs dames Salut min fiu = Salut mon garçon Komint qu’i va = Comment ça va ? 

 Lire la suite... Insolite elle se fait livrer deux pizzas à bord du train Mercredi, 21 Août 2013 11:27 olivier 
Lucie Mathieson avait l’envie d’une pizza, alors qu’elle se trouvait dans un train reliant Port Talbot, au Pays de Galles, à Manchester Picadilly, en Angleterre, le 11 août dernier. Comme le rapporte Gentside, cette jeune anglaise avait oublié son plateau-repas. Elle est donc allée demander au contrôleur du train l’horaire du prochain arrêt. Après sa réponse, elle s’est mise à appeler les restaurant Pizza Hut qui se trouvaient aux alentours. « Deux m’ont dit que ce n’était pas possible mais un certain Joe au Pizza Hut de Newport était très emballé par l’idée. Je lui ai donc dit que j’avais une mission pour lui et il en était ravi » raconte la jeune femme au Daily Mail. Elle continue : « Cela aurait vraiment pu mal se passer. Surtout que nous avons payé par téléphone. Le livreur aurait pu ne jamais venir à notre rencontre et tout de même remporté son argent ». De son côté, la patronne du Pizza Hut de Newport, Michelle Escott, indique que « lorsque nous avons reçu cet appel d’une cliente souhaitant se faire livrer alors qu’elle était dans un train, nous n’avons pas pu résister à l’envie de réussir ce challenge. Le train s’arrêtait à la station de Newport, qui se situe dans notre zone de livraison ». Les deux pizzas étaient prêtes à l’arrêt du train. Le timing était parfait ! [Photo]  Lire la suite... Destination de rêve Pointe-à-Pitre Mercredi, 21 Août 2013 10:00 sirine voyage Pointe-à-Pitre - billets Nouméa - vol pas cher Cette année encore, la France reste la destination privilégiée des touristes avec plus de 83 millions de visites dont 13,93 millions d’étrangers ayant fait une escale à Paris. Les profits générés par ces visites sont exceptionnels puisque pour l’année 2012, leurs dépenses ont avoisiné les 36 milliards de dollars de recettes, dont presque la moitié en Ile-de-France. L’attrait de la France auprès des étrangers est expliqué par la diversité de ses paysages, la richesse de son patrimoine historique, culturel et artistique ainsi que son climat. Pourtant, bien que le tourisme français soit très souvent associé à la métropole, les départements d’outre-mer restent des endroits attractifs, à l’image de Nouméa ou encore de Fort-de-France. 
Se situant au milieu de l’Atlantique et de la mer des Caraïbes, la Guadeloupe abrite de nombreuses îles paradisiaques. Pointe-à-Pitre, commune située dans le département de la Guadeloupe, bénéficie toute l’année d’un climat doux, excepté entre juin et novembre, période de la saison des pluies. La période septembre-octobre est réputée pour être cyclonique. Parmi les lieux incontournables à visiter figurent la place de la Victoire (actuel centre de la ville et point de départ du développement de la ville), le marché aux épices (ancien grand port de la Guadeloupe, aujourd’hui marché aux poissons communément appelé marché Saint-Antoine) et la Darse (un ancien grand port). L’actuel port de Pointe-à-Pitre est célèbre pour être l’arrivée de la Route du Rhum, une course transatlantique en solitaire. Une visite culturelle est possible grâce aux deux musées situés à Pointe-à-Pitre : le musée Schoelcher (rare maison de prestige encore intacte et au style colonial) et le musée Saint-John Perse. Un relief plat et calcaire domine l’intérieur des terres et abrite d’importants champs de canne à sucre. La grande forêt tropicale classée Parc National qui recouvre la montagne de la Basse-Terre (Point-à-Pitre étant situé plus au nord, dans la Grande Terre) permet d’effectuer des randonnées aux difficultés variables grâce aux nombreux sentiers balisés. La « Cascade aux Ecrevisses », accessible aux débutants permet de finir sa marche sur une superbe chute d’eau se jetant dans une vasque naturelle où il est tout à fait possible de se baigner. 
Située à seulement 15 km de la capitale de Pointe-à-Pitre, la commune Pointe Noire est réputée pour son écotourisme. Des promenades sont organisées en forêt tropicale et un peu plus au sud, le bourg des Trois-Rivières est le point de départ pour accéder à l’île des Saintes. Des plongées sous-marines y compris nocturnes sont régulièrement organisées. Le site est également visité pour ses vestiges amérindiens dans le Parc des Roches Gravées. Pour bien commencer vos vacances, ne négligez pas votre compagnie aérienne. De nombreuses heures de vol séparent la Guadeloupe de la France alors autant trouver un vol pas cher sans pour autant lésiner sur la qualité des services ou du confort ! Lire la suite... 5 conseils pour partir en vacances zen Mercredi, 21 Août 2013 09:10 olivier 
D’après un sondage de l’Institut CSA pour Voyages-sncf.com, près d’un Français sur deux est stressé par la préparation du voyage et les trajets. Découvrez donc nos conseils pour partir en vacances détendu. Rangez votre bureauAvant votre départ en vacances, ranger son bureau est une bonne façon de mettre de l’ordre dans ses affaires et de partir plus détendu. Vous pouvez mettre à la poubelle les anciens dossiers afin de vider les choses inutiles de votre conscience. Et à votre retour, vous serez ravie de retrouver un bureau clean. Vérifiez votre voitureBien gonfler ses pneus. Contrôler les niveaux de l’huile et des liquides de refroidissement et de frein. Pas besoin de se lancer dans une révision complète de la voiture. Il faut juste vérifier un minimum son état avant de partir en voyage. Occuper les enfantsLe meilleur moyen d’éviter les disputes avec les enfants est de les occuper. Devinettes, charades, livres … Vous pouvez aussi leur mettre un DVD ou leur laisser jouer à la Nintendo DS ou une autre console portable. Ne pas se fixer d’heure d’arrivéePendant les vacances, il faut se laisser du temps. L’un des meilleurs moyens de se stresser est de se fixer une heure d’arrivée à l’hôtel. Si vous conduisez, n’oubliez pas de vous arrêtez tous les 2 heures. Ne pas rouler de nuitLa fatigue représente 1/3 des accidents sur l’autoroute. On vous déconseille donc de prendre le volant pendant la nuit. [Photo]  Lire la suite... Les châteaux de la Loire avec des enfants Amboise Mercredi, 21 Août 2013 08:00 La Rédaction  De tous les châteaux de la Loire, j’avoue avoir un petit faible pour Amboise. De son éperon rocheux, il domine la Loire, majestueuse. Et depuis les remparts, on convoque de Vinci, Rabelais, Ronsard et les autres. On peut émailler la visite de moult anecdotes qui font le bonheur des enfants, en voici quelques unes. Lire la suite... Eau chaude eau froide Mercredi, 21 Août 2013 00:00 En Escale Eau chaude, eau froide. Lire la suite... Dictionnaire amoureux du Tour du monde troisième partie Mercredi, 21 Août 2013 00:00 En Escale Allez on continue à faire marcher le juke box des souvenirs et des objets tatoués dans la tête !K Lire la suite... Delhi - Helsinki - Paris le trajet retour Mercredi, 21 Août 2013 00:00 En Escale BonjourVoici les dernières nouvelles que m'a donné Xavier Ce matin tout le groupe se préparait à partir pour l'aé Lire la suite... De Lombok à Java Mercredi, 21 Août 2013 00:00 En Escale Salut les vacanciers (pour ceux qui l'ont été, le sont ou le seront),Vendredi 16 août, nous voilà dans le sud de Lombok à Kuta, petit village bordé de jolies plages où viennent de nombreux sur Lire la suite... Une histoire de séparation Mercredi, 21 Août 2013 00:00 En Escale J'ai eu droit à des bisous et un calin sur le quai du bus, mais ne vous inquietez pas, Malou a aussi pensé à vous. Avec joie et tristesse je vous livres ses mots. "coucou à vous tous!! ce sera la premi&eg Lire la suite... Venise Mercredi, 21 Août 2013 00:00 En Escale 21 aoûtS&eacu Lire la suite... Quand la diplomatie se la joue insolite Mardi, 20 Août 2013 22:40 Jean-Frédéric Légaré-Tremblay  Photo : iStockphoto De grandes comme de petites nations ont rivalisé d’originalité à un moment ou à un autre pour attirer l’attention du monde ou, simplement, pour avoir gain de cause. Voici quelques rituels et gestes diplomatiques qui changent du cocktail en tenue de soirée chez Monsieur l’Ambassadeur et de la réunion au sommet au Ritz-Carlton. Suer pour négocierLes Finlandais ont l’habitude de faire grimper la température pendant les négociations diplomatiques. Littéralement. La république nordique au profil international bas a décidé d’attirer l’attention dans les capitales étrangères en tenant réceptions et réunions dans l’intimité du sauna, emblème culturel finnois dont disposent à peu près toutes ses ambassades. Échanger quelques informations privilégiées en tenue d’Ève ou d’Adam (ou en maillot) à 80 oC aurait ses vertus diplomatiques. «Vous ne pouvez pas garder une carte dans votre manche lorsque vous n’en portez pas, a déjà expliqué l’actuel secrétaire d’État du ministère des Affaires étrangères, Pertti Torstila. Si vous discutez et vous entendez sur quelque chose lorsque vous êtes nus, difficile ensuite de ne pas tenir parole !» Étrangement, Helsinki n’a pas cru bon munir d’un sauna son ambassade dans la deuxième capitale la plus froide du monde, Ottawa… Deux pandas géants pour les bonnes relationsLa meilleure façon d’éviter que votre cadeau officiel ne s’empoussière dans les décombres d’un bureau est… qu’il soit vivant. Et menacé d’extinction. Depuis le VIIe siècle, la Chine offre une paire de pandas à des pays tiers afin de souligner leurs bonnes relations. Disparue pendant des siècles, la tradition a été ravivée en 1958. Le moment fort remonte à 1972, lorsque Richard Nixon reçut Ling Ling et Hsing Hsing lors de sa visite en Chine, la première de l’histoire pour un président américain. Pékin a donné 23 pandas à neuf pays différents jusqu’en 1982, après quoi les mangeurs de bambous ont été prêtés pour une période de 10 ans. L’horrifiant présent diplomatique à John Quincy AdamsD’habitude, les présidents américains ont des chiens. John Quincy Adams, lui, avait un alligator, cadeau du Marquis de La Fayette — un aristocrate français qui avait grandement contribué à la Guerre d’indépendance. Le sixième président des États-Unis (1825-1829) l’a gardé quelques mois dans l’une des salles de bains de la Maison-Blanche, pour le simple plaisir, avouait-il, «du spectacle des invités horrifiés fuyant la pièce». Parler avec ses brochesLa secrétaire d’État du président américain Bill Clinton, Madeleine Albright, maîtrisait l’art du symbole avec élégance. Lors de ses rencontres officielles avec les leaders étrangers, elle choisissait méticuleusement les broches qu’elle allait porter en fonction du message qu’elle voulait livrer. Son arsenal en comprenait plus de 300 ! Par exemple, en 2000, Madame Secretary avait agrippé à son tailleur trois singes se bouchant les oreilles, les yeux et la bouche à l’occasion d’une rencontre avec Vladimir Poutine. Traduction : vous faites la sourde oreille, vous fermez les yeux et vous ne dites mot sur les droits de l’homme bafoués dans votre guerre en Tchétchénie. Le chef du Kremlin n’avait pas apprécié… Cette habitude de la secrétaire américaine avait commencé après que Saddam Hussein l’eut traitée de « serpent ». Quelque temps plus tard, au moment d’une rencontre avec des représentants irakiens, Mme Albright arbora un serpent entortillé, symbole de la révolution américaine, historiquement accompagné du message «Don’t tread on me !» (Ne me marchez pas dessus !). Le bluff qui mit fin au conflitLa signature des Accords de Dayton — qui ont mis un terme à trois ans de conflit interethnique en Bosnie-Herzégovine, en 1995 — est l’un des plus grands succès diplomatiques de l’histoire américaine récente. Et c’est un bluff qui a sauvé la mise. Les pourparlers étaient dans l’impasse entre Serbes, musulmans et Croates dans la ville grisâtre de Dayton, en Ohio, lorsque le négociateur en chef, le grand diplomate Richard Holbrooke (décédé en 2010), a feint le départ des Américains. En catimini, il a alors demandé aux délégués américains de laisser leurs bagages sur le trottoir, pour faire comme s’ils quittaient définitivement les lieux. Il ne fallait pas plus que ce signe ultime d’échec pour que les parties retournent à la table des négociations… Cet article Quand la diplomatie se la joue insolite est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Loisirs affaires et congrès la clef du succès hôtelier des grandes villes Mardi, 20 Août 2013 21:43 Gary Lawrence De la même manière que les bons investisseurs ne mettent jamais tous leurs œufs dans le même panier, les plus grandes villes du globe savent toujours tirer leur épingle du jeu en diversifiant leur offre et en combinant tourisme d’affaires, de congrès et de loisirs. De la sorte, peu importe les aléas de l’économie mondiale, ces villes réussissent à maintenir un taux d’occupation hôtelier au mieux excellent, au pire acceptable, ce qui leur permet d’augmenter plus aisément les tarifs de leurs chambres. Quant aux villes de moindre envergure, elles seraient davantage tributaires des fluctuations économiques. C’est notamment ce qui ressort d’une étude sur l’industrie hôtelière réalisée par la firme de services corporatifs Hogg Robinson Group (HRG), auprès des établissements des 50 villes dont les tarifs hôteliers sont les plus élevés du globe. Selon cette étude, pas moins de 35 de ces 50 villes ont ainsi vu leurs tarifs hôteliers moyens (THM) augmenter, depuis le début de l’année, même si ceux-ci figuraient déjà parmi les plus élevés au monde. De ces 50 villes, 11 sont des mégapoles (des agglomérations d’au moins 10 millions d’habitants) comme New York, Sao Paulo, Shanghai, New Delhi ou Londres, et qui ont l’avantage de pouvoir répondre à davantage de demandes tous azimuts.  Crédit: HRG Group Cela dit, HRG estime que les hausses de THM n’ont pas atteint les pourcentages anticipés dans certains marchés, et ils devraient encore augmenter d’ici la fin de l’année, voire en 2014, mais vraisemblablement pas au-delà. L’étude rapporte enfin que depuis 10 ans, Moscou demeure la ville la plus chère de la planète pour les voyageurs d’affaires (avec des THM de 425 $); que Athènes figure au 34e rang du palmarès des 50 villes, malgré les tribulations de ces dernières années; et que New York, Chicago et Toronto (seule ville canadienne de ce classement) ont contribué à faire de l’Amérique du Nord le continent plus plus performant, en ce qui a trait aux hausses de THR, ces six derniers mois. Pour en savoir plus sur les résultats de l’étude, cliquez ici. Pour me suivre sur Twitter, c’est par là. Trouvé via Business Travel News. Cet article Loisirs, affaires et congrès: la clef du succès hôtelier des grandes villes est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Laïcité débat serein ou joute politique Et la position des partis Mardi, 20 Août 2013 21:15 Alec Castonguay  Les trois chefs de l’opposition à l’Assemblée nationale, François Legault, Philippe Couillard et Françoise David. Les trois se sont assis avec L’actualité pour de grandes entrevues, début août. Le débat est important, mais il s’annonce émotif. Trop? Les risques de dérapages sont élevés et le gouvernement Marois ne semble pas vouloir les minimiser. Il faut pourtant garder la tête froide. Les accommodements religieux (qu’on peut aussi appeler «laïcité» pour être plus précis ou «valeurs québécoises» pour faire être plus accrocheur) est une dynamite à manier avec soins. L’article du Journal de Québec ce matin et les réactions qu’il suscite se sont chargés de nous le rappeler (voir ici, avec une illustration assez caricaturale pour accompagner le texte). Selon les informations du Journal de Québec, le gouvernement Marois ne fera pas dans la demi-mesure. Il veut bannir les croix ostensibles, le turban, la kippa juive et le hidjab de tous les ministères et organismes publics, mais également des CPE, des écoles et des hôpitaux. Simples fonctionnaires dans un bureau, médecins, professeurs, éducatrices en services de garde, policiers, magistrats, procureurs de la Couronne et ainsi de suite devraient tous laisser leurs croyances à la maison et ne rien afficher. L’un des coprésidents de la commission Bouchard-Taylor, Charles Taylor, n’a pas digéré les intentions du gouvernement, allant jusqu’à les comparer avec la répression homophobe de Vladimir Poutine en Russie. Disons qu’il ne fait pas dans la dentelle, M. Taylor… Le bannissement de tous signes religieux lui apparaît inconcevable. Taylor synthétise ainsi les principes du rapport de sa commission: «les institutions sont neutres et les individus sont libres ». Il ajoute: «Une proscription absolument généralisée de toute une catégorie de la population suivant leurs convictions religieuses, c’est du jamais vu. C’est littéralement inouï», dit-il. Est-ce un ballon d’essai pour occuper le terrain médiatique ou le gouvernement péquiste ira véritablement en ce sens? Il faudra attendre que le ministre Bernard Drainville s’explique. Un projet de loi sera déposé cet automne et des consultations auront lieu. Mais s’il fonce, Charles Taylor a raison, M. Drainville devra expliquer comment il entend respecter les chartes des droits et libertés du Québec et du Canada avec ce type de mesures. Plusieurs droits s’entrechoquent dans ce débat. Plusieurs principes et valeurs aussi. Ce n’est pas simple. Il faudra y aller avec une précision chirurgicale. Sera-t-on en mesure, comme société, d’en débattre sereinement, avec calme et panache, sans les raccourcis simplistes qui accompagnent souvent ce débat? L’automne nous le dira… En attendant, voyons la pensée des trois partis d’opposition à l’Assemblée nationale sur cette question. Il y a deux semaines, pour une série de textes à paraître dans le magazine qui sera en kiosque vendredi, j’ai mené de grandes entrevues avec Philippe Couillard, François Legault et Françoise David. Plus d’une heure avec chacun des chefs, au cours de laquelle nous avons abordé plusieurs sujets chauds de l’automne, notamment la charte des valeurs québécoises (l’intégrale des entrevues sera disponible dans notre version iPad pour les abonnés, et sur le web en cliquant ici). (Pauline Marois devait nous accorder une entrevue, mais elle a changé ses plans à plusieurs reprises, avant de décliner, faute de temps…) Des conversations qui aident à situer le débat, à comprendre la pensée des chefs lorsqu’on leur laisse plus qu’une «clip» de 15 secondes pour s’expliquer. Alors que tous les partis sont sur les blocs de départ, si on souhaite un débat serein, il faut écouter, et laisser du temps aux explications. Voici donc les extraits de mes entrevues sur la laïcité et le débat qui s’enclenche. … Extraits de l’entrevue avec François Legault, chef de la Coalition avenir Québec - La question identitaire fait partie de vos priorités de l’automne. Comment voyez-vous ce débat? «J’attends de pied ferme Philippe Couillard. Je crois que ce sera son moment de vérité. L’approche du Parti libéral de Couillard est « le Canada d’abord », le multiculturalisme avant tout. Il n’a pas montré qu’il veut défendre les valeurs québécoises, qui ne sont pas les mêmes qu’au Canada anglais. Sur la langue, il a même refusé de discuter d’améliorations à la loi 101. Du côté du PQ, c’est « le Québec seulement », une certaine fermeture. Nous, ce sera « le Québec d’abord », une approche équilibrée, avec le respect de l’égalité hommes-femmes et le respect de la tradition catholique du Québec.»  François Legault. (Crédit photo: Guillaume Simoneau) - C’est un sujet délicat, on l’a vu avec le débat sur le turban au soccer ce printemps. Les braises des feux allumés par les accommodements religieux ne sont pas éteintes. Est-ce qu’on peut avoir un débat posé ? «On doit avoir ce débat. On est rendu à l’étape de légiférer, pas de consulter. J’espère que le gouvernement proposera des lois. J’ai étudié plusieurs points de vue cet été, allant de Gérard Bouchard à Mathieu Bock-Côté. Je suis prêt à faire ce débat, qui est important. C’est une question d’identité. Quand on propose une idée comme notre projet Saint-Laurent, ça peut seulement fonctionner avec un peuple qui porte ce projet, qui est confiant et fier. Il y a une notion identitaire là-dedans. Les Québécois ne veulent pas entendre parler de souveraineté, mais ne sont pas prêts à épouser les valeurs du Canada anglais, qui est multiculturaliste. Au Québec, il y a une majorité francophone — vulnérable en Amérique du Nord — qui a un passé catholique. On ne peut pas avoir la même approche que le Canada. Le Québec doit davantage défendre son identité. On aura l’occasion de prendre position. Il y a même une section de mon livre sur le sujet, alors je ne peux pas trop en révéler. Mais on est rendu à l’étape de donner des guides, de se positionner sur les employés de l’État. Il y a eu la loi 101 sur la langue. On est maintenant à l’étape des lois sur les valeurs québécoises.»
… Extraits de l’entrevue avec Françoise David, co-porte-parole de Québec Solidaire - L’un des gros sujets de la rentrée sera la charte des valeurs québécoises que proposera le gouvernement. Vous êtes d’accord avec cette initiative ? «C’est ce que j’appelle le « vivre ensemble ». Il y a le dossier de la laïcité et celui de la langue. L’identité au sens large. Je ne comprends toujours pas pourquoi le gouvernement a renommé ça les « valeurs québécoises », alors qu’il est question de laïcité. Il faut que la nation québécoise se développe autour de valeurs communes. La difficulté, c’est de garder un équilibre entre l’identité collective, comme les valeurs d’égalité, la séparation de l’Église et de l’État et ainsi de suite, tout en respectant les droits individuels, y compris le droit à l’expression religieuse. Notre position est que les employés de l’État peuvent porter des signes religieux, mais avec certaines balises. On se rallierait assez facilement à l’idée d’interdire le port des signes religieux pour toute personne qui représente l’autorité de l’État, comme les policiers ou les juges. On est également contre le port du niqab et de la burqa pour toutes les employées de l’État qui offrent des services, comme les enseignantes ou les infirmières. Je suis influencée par Gérard Bouchard, qui a publié L’interculturalisme : un point de vue québécois. Il y a peut-être un ou deux éléments mineurs avec lesquels je suis en désaccord, mais dans l’ensemble, c’est un ouvrage remarquable d’équilibre. Il répète à quel point on doit prendre en compte la majorité qui compose un peuple, qui a une culture et une histoire, et prendre aussi en compte les droits des minorités. La majorité ne doit pas devenir tyrannique.»  Françoise David. (Crédit photo: QS) - Il va y avoir des débats délicats, comme permettre ou interdire le hidjab pour les enseignantes ? «C’est permis actuellement et ça ne semble pas soulever de problème majeur dans les classes. C’est le cas aussi des infirmières et personne ne m’a écrit ou téléphoné pour se plaindre. Dans l’équilibre, il faut s’assurer que les femmes croyantes ne restent pas à la maison parce qu’elles sont ostracisées sur le marché du travail. Quand on exclut, on ne peut pas intégrer. Évidemment, il y a des pas à ne pas franchir, comme permettre la burqa aux fonctionnaires qui donne des services. On ne peut pas aller jusque-là. » - Est-il possible d’avoir un débat serein ? On l’a vu avec le port du turban sur les terrains de soccer, la controverse n’est jamais loin… «Il y a danger à l’horizon, certainement. Il faudra être prudent. On pourrait penser que c’est simple, mais ce ne l’est pas. Il est facile de dire que les minorités n’ont qu’à se conformer à l’opinion de la majorité, point barre. Mais dans l’application, il y a des nuances.» - Avez-vous peur que le gouvernement soit tenté de se servir de ce débat pour remonter dans les intentions de vote ? «Je suis un peu inquiète. Est-ce que ça prendrait des saveurs populistes, autant qu’avec Mario Dumont à l’ADQ ? J’ose croire que non. Je ne vois pas très bien Mme Marois dans ce rôle-là. Mais c’est tellement facile de déraper tous autant qu’on est. C’est rempli d’émotions. Ce ne sont pas des dossiers totalement rationnels, il faut l’admettre. Je fais appel à ce qu’on a de meilleur au Québec, et je dis : « On est appelé à vivre ensemble, il faut s’entendre sur des valeurs communes, mais rester ouvert à la différence, c’est important. »
… Extrait de l’entrevue avec Philippe Couillard, chef du Parti libéral du Québec - La charte des valeurs québécoises que veut faire adopter le gouvernement sera l’un des sujets importants cet automne. Vous dites que vous pourriez rejeter ce projet. N’est-ce pas une discussion que le Québec devrait avoir ? «Oui, mais ce que j’ai voulu faire, c’est d’indiquer le périmètre dans lequel je vais évaluer ce projet. Je ne suis pas contre — je vais lire la proposition — mais il y a deux écueils qu’il faut éviter. Le premier, c’est de présenter comme des valeurs québécoises des valeurs universelles qui sont protégées par nos chartes et auxquelles le Québec adhère de toute façon, comme l’égalité des hommes et des femmes. On entend les gens parler de ça comme s’il fallait l’inventer, alors que c’est déjà là. Même chose pour l’accès à la justice, les droits d’expression et d’association, la liberté de presse et ainsi de suite. Ce qui est essentiellement québécois, c’est la primauté du français dans l’espace public et le Code civil comme mode d’administration judiciaire. Le deuxième écueil, c’est de confondre une valeur, un principe, avec un débat politique. La récupération politique de cet enjeu m’inquiète. La technique du PQ est d’attiser l’insécurité linguistique et l’angoisse identitaire. C’est un discours d’assiégé, négatif, qui m’horripile. Comme si les Québécois étaient sous la menace des autres, à l’extérieur et à l’intérieur. Je n’aime pas ce genre de message.»  Philippe Couillard. (crédit photo: Francis Vachon) - On l’a vu avec la controverse du turban au soccer, il y a un fondement à ce débat. Quelque chose n’est pas réglé… «Il y a aussi beaucoup d’événements montés en épingle et le traitement médiatique en fait des controverses. Mais c’est vrai, il y a des choses utiles à faire. La commission Bouchard-Taylor suggérait de mettre en place un guide pour les administrateurs publics. C’est une bonne idée. Il faut avoir cette discussion et on va l’avoir à l’interne, au PLQ. On a formé un groupe de travail sur l’identité qui arrivera avec des idées sur cette question. Au Québec, on a une société diversifiée. Je veux que toutes les communautés puissent s’exprimer sur cette question. Je lis Mathieu Bock-Côté et d’autres, et ils semblent s’indigner que la majorité ne puisse pas unilatéralement dicter ses valeurs à l’ensemble de la société. Ça me semble pourtant fondamental. Par exemple, le million de Québécois anglophones font partie du Québec, mais s’ils sont considérés comme hors du périmètre de l’identité québécoise, qu’est-ce qu’on a créé ? Certainement pas un sentiment d’appartenance. Il y a une citation de Thomas Jefferson [NDLR : président des États-Unis de 1801 à 1809] que j’aime beaucoup. Il a dit : « On s’attend à ce que la majorité l’emporte dans une société. Cependant, pour que cette victoire soit légitime, il faut que la minorité soit protégée par des droits équitables et un encadrement juste, dont la violation signifie l’oppression. » Il faut donc être vigilant. Une société se définit beaucoup par la façon dont elle gère le rapport entre la majorité et les minorités. Ce n’est pas parce que nous, les francophones, avons été traités injustement à une certaine époque que ça nous donne l’autorisation d’utiliser la même approche par rapport à nos minorités.» - On a entendu des critiques dirent que Philippe Couillard, c’est « le Canada d’abord », c’est le multiculturalisme, ce qui explique votre réticence à l’égard de la charte des valeurs québécoises… «Je suis québécois et j’en suis très fier. Mon ancêtre est arrivé en 1613. Mais ma citoyenneté à moi n’a pas une plus grande valeur que celle du nouvel arrivant. Pour l’avenir du Québec, son appartenance à la fédération canadienne, il faut envoyer un message positif de coexistence sur un grand territoire. Le multiculturalisme est inscrit dans la Constitution canadienne, mais au Québec, on a davantage tendance à adopter l’interculturalisme. Je suis d’accord, mais il faut le définir. Pour moi, ça veut dire que toutes les communautés vivent de manière harmonieuse, mais autour de valeurs partagées, et c’est là que l’exercice peut être très positif ou très négatif. Tout le monde est sur le même pied, mais on explique clairement quelles sont nos valeurs. La plupart sont universelles. La différence, c’est le français comme langue commune, et toutes les cultures doivent s’y rallier. Je suis partisan de la laïcité ouverte, pas fermée, qui ressemble à une autre forme de fondamentalisme.»
… Mon nouveau collègue blogueur, Jérôme Lussier, a écrit sur le sujet il y a quelques jours. Pour lire son billet, «échecs identitaires», c’est par ici. Mon autre estimée collègue, Josée Legault, abordait aussi ce sujet en mai dernier dans «Retour au village des valeurs». À lire par ici. Cet article Laïcité: débat serein ou joute politique? Et la position des partis est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Santé ou pas Iron Man… que je ne ferai jamais Mardi, 20 Août 2013 17:00 Alain Vadeboncoeur Le spectaculaire Iron Man de Mont-Tremblant est terminé. Le champion australien Luke Bell a établi un record en 8h26. Chez les femmes, l’américaine Mary Beth Ellis, rayonnante, a bouclé le circuit en 9h08. Quels formidables athlètes. Alors, c’est bon pour la santé, le sport? Sûrement, c’est d’ailleurs bien démontré. Mais peut-on faire trop de sport? Trop d’Iron Man? Peut-être que oui. C’est que, comme en tout, dans notre monde un peu plate, c’est la modération sportive qui a meilleur goût. Ce qui est très bien pour moi, pas sportif naturel pour deux sous et souffrant même d’un petit fond paresseux. J’ai suivi de loin (sur les réseaux sociaux, c’est tout dire) l’Iron Man du Mont-Tremblant. Et bien humblement, sachant que je n’ai pas ce qu’il faut, ni dans la tête ni dans les cuisses, pour réussir le quart de ce qu’ils font, je les salue bien bas. Qu’on y pense : 3,8 km de natation, puis 180 km de cyclisme, puis, tout bonnement, un marathon complet, 42,195 km. Rien que ça! Et courir entre les étapes tout en changeant d’uniformes, de casques et de souliers. Assortis, bien entendu. L’Iron Man : directement d’Hawaï.D’où vient cette idée folle? D’Hawaï, siège de l’épreuve-reine du circuit Iron Man (au fait : c’est une marque déposée), où le Championnat du monde a lieu en octobre de chaque année. Le berceau de la course. C’était au départ une question d’orgueil de gars: il s’agissait de savoir qui, des nageurs, des cyclistes ou des coureurs, étaient les plus formidables athlètes. Évidemment difficile à comparer directement. D’où l’idée de combiner les trois courses de longue durée de l’Ile: le Waikiki Roughwater Swim, la course cycliste Around-Oahu et le marathon d’Honolulu. Ce qui donnait à peu près les distances de ce qui deviendra l’Iron Man. Il suffisait d’y penser. Réussir un Iron Man demande un courage certain et une volonté de fer, mais aussi une préparation minutieuse. Imaginez : savoir bien nager, bien rouler et bien courir et enchainer tout ça avec le sourire. Ou presque. Ce qui suppose, bien évidemment, des milliers d’heures d’entrainement. Mais surtout, il faut l’avoir solidement planté entre les deux oreilles. Au moins quatre de mes collègues s’adonnent à ce « passe-temps ». Ce week-end, à Mont-Tremblant, le chirurgien cardiaque Michel Pellerin a complété la course en 12h14. Chapeau Michel! Il racontait en 2011, dans une entrevue à Radio-Canada, qu’il visualisait ses opérations à cœur ouvert lors de ses longs entrainements! Alors si des médecins le font, ça doit être bon pour la santé, non? Sûrement. Le sport est bon pour la santé…Mieux: le sport est excellent pour la santé. Toutes les études le montrent, l’exercice a des impacts favorables à tous les points de vue : cœur, cancer, circulation, état d’esprit, anxiété, arthrose, maux de dos, constipation, name it. Bref, on peut prévenir une grande variété de maladies et améliorer le contrôle de beaucoup d’autres. Tout en jouissant mieux de la vie. C’est clair et net. Mais… combien d’exercice? Ça, c’est plus difficile à répondre. Pas d’exercice, d’abord, on sait que c’est vraiment pas bon pour la santé. Un peu d’exercice, c’est déjà mieux. Et de l’exercice régulier, au moins modérément, c’est vraiment très bien. On recommande par exemple 150 minutes par semaine d’exercice modéré. Plus un peu de musculation et d’étirement. Alors, qui fait ça? Ça permet même d’allonger la vie : un décès prématuré sur 10 de par le monde serait directement lié à l’inactivité, un effet similaire à celui du tabac. C’est tout de même de 5.3 millions de morts de trop en 2008! Même moi, qui avais souvent négligé de faire du sport dans ces périodes où je « manquais de temps », j’ai recommencé, il y a trois ans – à force d’en parler à l’émission Les Docteurs, j’imagine – à courir régulièrement, alors que j’avais toujours été fort ennuyé par cette activité. Puis, malgré une ou deux blessures mineures, j’y ai pris goût. Pas autant qu’Yves Boisvert, on s’entend, dont je suis bien loin de son 5 km sous les vingt minutes (respect) – mais assez pour faire mon petit bout de chemin et prendre plaisir à m’entrainer régulièrement. Tiens, je vais courir un second 10 km en octobre prochain. Aussi, j’aime nager (dans un lac) et aller au boulot à vélo. Je suis donc presque un triathlonien dans l’âme. D’ailleurs, je me sens beaucoup mieux, à tous les points de vue, depuis que j’en ai fait ma routine. Mais je me suis souvent posé la question : ceux qui en font beaucoup plus que moi, qui s’entrainent comme des « malades » ou du moins assez pour être capables de réussir une épreuve d’Iron Man, comment s’en sortent-ils? Quand est-ce que « trop c’est trop »? …en autant qu’on reste raisonnable!Avec trop d’exercice, perdrait-on l’effet bénéfique sur la mortalité? C’est quand même une question importante. Malheureusement, il semble que oui. Que c’est une courbe en « U », où le gain maximal est au milieu de la courbe – soit dans l’ordinaire modération. Qui sied bien à un semi-paresseux comme moi. Une étude américaine a fait grand bruit l’an dernier : elle calculait qu’au terme du suivi de 31 ans de 52626 adultes, les coureurs (27% des sujets) voyaient leur mortalité réduite en moyenne de 19%! Ce qui est formidable. Mais cet effet bénéfique se perdait s’ils couraient plus de 32 km par semaine (voir graphique). Ou trop rapidement. Ou encore trop souvent!  Running and All-cause Mortality Risk – Is More Better. Lee DC, Pate R., Lavie CJ, Blair SN. American College of Sports Medicine (ACSM) 59th Annual Meeting and 3rd World Congress on Exercise. 2012. En réalité, les plus grands bénéfices (sur la mortalité) se retrouvent chez ceux qui courent entre 16 et 24 km par semaine à une vitesse somme toute moyenne, deux fois par semaine. Courir de trois à cinq fois est correct aussi, mais pas six ou sept fois. Et le Iron Man?Au fait, qu’est-ce qui peut se passer, concrètement, quand on va au bout de soi-même et qu’on participe à un Iron Man? Mis à part ce sentiment d’accomplissement, appuyé sur une forme physique impeccable et une bonne poussée d’endorphines? J’ai eu le plaisir d’en discuter avec mon collègue Marc Gosselin, urgentologue à l’Hôpital de Sainte-Agathe et passionné de médecine sportive. Il s’y connait pas mal: c’est le directeur médical du Iron Man de Mont-Tremblant. Mais c’est aussi un athlète, pratiquant lui-même le triathlon et ayant déjà couru un Iron Man et quelques demis.  Docteur Marc Gosselin, urgentologue et directeur médical, Iron Man Mont-Tremblant (photo fournie par le sujet). Comme responsable médical, il a créé avec la docteure Eileen Brudges un blogue pour informer les gens et former les autres professionnels, où l’on trouve une mine d’informations, entre autres sur la préparation médicale. Parce que la clef, pour le docteur Gosselin, est justement… dans la préparation. Il arrivera quelque chose durant la course. Nécessairement. Ce sera parfois grave. Dans son modèle basé sur les données disponibles, il prévoit donc plus ou moins… 400 consultations pour chaque Iron Man. Dont 90% surviendront en soirée, après 12 à 14 heures de course. Il anticipe aussi de 10 à 15 transferts vers l’hôpital. Et peut-être un patient assez instable pour être dirigé vers les soins intensifs. Or, de son propre aveu, ses prédictions étaient… plutôt justes cette année. Ce qui fut bien utile pour bien planifier. Le nombre de consultations varie, bien entendu, par exemple avec la température. Il y a eu, ce dimanche dernier un peu chaud, environ deux fois plus de consultations qu’en 2012, année où une bonne pluie et une soirée fraiche avaient aidé les athlètes. Une petite armée de professionnels bénévoles permet heureusement d’encadrer et de soigner tous les athlètes amochés: 35 médecins, urgentologues, anesthésistes, intensivistes; autant d’infirmières, 6 inhalothérapeutes; une centaine d’étudiants en soins préhospitaliers ou de paramédics; et plusieurs autres professionnels. Une équipe sérieuse, bien formée, qui a d’ailleurs reçu d’excellents commentaires de la part des athlètes et des organisateurs, qui prennent la santé au sérieux et ne lésinent pas sur les moyens. Tout ce beau monde gravite autour d’un véritable petit hôpital de campagne équipé de plusieurs dizaines de civières et d’une salle de réanimation complète. Pour traiter quoi? Généralement quelques patients dans la portion aquatique, où évidemment il est périlleux d’éprouver un malaise, l’accès aux secours étant plus complexes. Mais avec une eau à 19ºC ce week-end, pas de problème d’hypothermie (comparativement au 16ºC, lors du demi-Iron Man de juin, un peu froid). Par la suite, 2700 cyclistes poussés à fond de train ne peuvent évidemment éviter toute chute. Environ 10% des patients de l’équipe seront donc ces cyclistes, avec leurs lots de traumatismes: fractures de côtes, traumas crâniens, abrasions, contusions, etc. Tout cela s’est vu. Et aussi les premiers cas de déshydratation et de crampes qui, contrairement à la croyance populaire, ne sont pas liées à un débalancement des électrolytes (potassium, sodium) et répondent à de simples étirements. Mais 71% de leurs patients « consultent » plutôt à l’arrivée, suite à la phase exténuante de la course à pied et ayant complété leur parcours tant bien que mal. Ceux-là ne sont pas tous égaux dans la « victoire »: certains paraissent frais comme des roses, d’autres sont plus amochés. Parfois des cas gravesLe cas classique, souvent vu à la télévision: après le fil d’arrivée, l’athlète, pâle et affaibli, titube, puis tombe. C’est le « collapsus associé à l’exercice », effondrement de la pression artérielle et des forces musculaires, aussi spectaculaire que facilement réversible dans la plupart des cas, s’il n’y a pas de complication. La plupart des athlètes vont s’en tirer indemne et quitter sur leurs pieds peu de temps après, moyennant du repos, l’élévation des jambes et une hydratation orale. Il faut plutôt se méfier de ceux qui tombent avant l’arrivée, parfois plus gravement atteints. Ces cas de « collapsus complexes » (souvent associé à une confusion et une température corporelle de plus de 40°C peuvent cacher des complications diverses. L’hyperthermie à plus de 40°C est par exemple une condition grave. Déjà que l’exercice intense fait beaucoup grimper la température du corps, les mécanismes naturels de refroidissement sont alors insuffisants. Les personnes sont confuses, léthargiques, affaiblies; sans aide extérieur (refroidissement, hydratation, solutés, etc.), elles sont en danger. Liquides, sodium, glucoseOn sue évidemment beaucoup sous le soleil, surtout en dépense énergétique maximale (ce qui permet d’éviter l’hyperthermie). On perd donc de l’eau et du sel en quantité, si bien qu’il devient parfois difficile de retrouver l’équilibre. On l’aura compris, la régulation des liquides et des électrolytes est un facteur clef. Il faut boire, bien entendu, mais aussi bien boire, soit des solutions contenant juste assez de sodium (pour remplacer celui qui est perdu durant la course) et de glucides (pour redonner l’énergie requise à la machine). Mais cela veut aussi dire: ne pas trop boire. Le docteur Gosselin raconte qu’il lui est facile de savoir si certains ont abusé de liquides: il suffit de les peser au début et à l’arrivée de la course. Terminer plus lourd qu’au départ est un signe certain d’hyperhydratation. Conséquence: si les liquides absorbés en trop sont pauvres en sodium (eau pure par exemple), les athlètes pourront se retrouver en hyponatrémie, une baisse du sodium sanguin parfois grave au point de conduire au coma. On constate aussi des tableaux cliniques étranges: un patient confus qui, allongé sur civière, ne peut arrêter ses jambes de courir jusqu’à ce qu’on corrige le tout par des solutés. Parfois, beaucoup plus rarement, il y aura des problèmes cardiaques. Déjà qu’une bonne proportion des athlètes participant à ces courses voient leurs « marqueurs cardiaques » s’élever, un peu comme lorsque l’on fait un petit infarctus. Le mécanisme en est incertain mais le plus souvent, c’est sans conséquence. Mais selon le cardiologue Éric Larose, les coureurs de fond qui poussent trop la machine peuvent aussi endommager légèrement le muscle cardiaque, et ce, pour quelques mois, ce qui n’est pas à négliger. Et surtout, parmi ce lot de plusieurs milliers d’athlètes soumis à ce stress physique (et psychologique) intense, il y aura parfois de vrais cas d’infarctus, condition grave qu’on retrouvera plus souvent chez les coureurs mâles au-dessus de plus de 40 et surtout 50 ans. Enfin, il y a aussi, mais cette fois très rarement, des cas d’arrêt cardiaque. La nage semble être une phase de la course propice pour cette complication. Fort heureusement, aucun arrêt cardiaque à Mont-Tremblant, bien qu’on en dénombre quelques-uns chaque année sur le circuit des courses de longue distance. Ce fut d’ailleurs le cas au marathon de Montréal de 2011. L’équipe du docteur Gosselin aurait été prête à agir prestement. Bien plus souvent, ce seront les douleurs habituelles, étirements musculaires, tendinites, quelques troubles gastriques bénins (seconde raison de consultation) et d’autres malaises mineurs plus ou moins vite oubliés en regard du bonheur intense ressenti par ces combattants à l’arrivée, quand on les sacre « Iron Man ». La prévention a meilleur goûtAu fait, j’ai songé sommairement, en commençant à courir à 47 ans, que je ferais à 50 ans un triathlon « ordinaire » (distance olympique : 1.5 km de nage, 40 km de vélo et 10 km de course). Je ne sais pas si je vais réussir. Pour l’instant, je me contente de faire toutes ces distances… pas nécessairement le même jour. Mais quand je me sens un peu trop paresseux, je me repasse l’histoire de Dick Hoyt et de son fils. Comment? Vous ne connaissez pas? Alors, allez voir ceci. Je vous avertis, vous n’en sortirez pas indemne. Il me reste un an pour y arriver. Mais je ne ferai pas de dépression si je n’en fais que de petits bouts. Car je n’ai pas de grandes ambitions sportives. Pousse, mais pousse égal, comme on dit. Cet article Santé ou pas, Iron Man… que je ne ferai jamais? est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Recherchons pêcheurs écolos Mardi, 20 Août 2013 16:00 Pierre Duchesneau  Nicolas Harnois, du ministère du Développement durable, a fait une belle prise : une omble de fontaine… qu’il remettra à l’eau, tel que le recommande Québec. – Photo : Min. du développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs « Chut ! Silence, s’il vous plaît. » Au Centre d’interprétation du doré jaune, à Grand-Remous, en Outaouais, on pourrait se croire dans un monastère. À l’arrière du bâtiment, dans un hangar à accès restreint, les employés ne communiquent qu’à voix basse et sont plongés, toute la journée, dans la pénombre. L’objet de leur dévotion n’est cependant pas une divinité, mais plutôt des dizaines de milliers d’alevins, qui frétillent dans des aquariums géants. Et pour lesquels le moindre stress peut être fatal. En ce début de juin, la taille de ces larves ne dépasse pas le centimètre et leur corps est quasi transparent — leurs yeux, par contre, sont drôlement visibles ! À la fin de l’été, quand les poissons atteindront entre 5 et 15 cm, ils seront relâchés dans le réservoir Baskatong, qui baigne la région. L’objectif : maintenir ce plan d’eau de 330 km2 parmi les paradis de la pêche sportive au Québec. Car il s’agit d’une industrie majeure dans le coin, où plus d’une vingtaine de pourvoiries en vivent. Toutefois, même cette pouponnière — l’une des mesures prises ces dernières années au Québec pour éviter que les stocks de doré ne s’effondrent — n’arrive pas à renverser la tendance. Partout dans la province, le doré jaune est très populaire auprès des pêcheurs en raison de sa chair délicieuse. À tel point que Québec a conclu à sa surexploitation dans 30 % des lacs inventoriés depuis 1988. Le nombre de géniteurs (de qui dépend la reproduction de l’espèce) est en baisse, de même que ce que le milieu appelle « la qualité de la pêche » : la taille des prises diminue sensiblement. On a donc élaboré un plan de gestion du doré en 2011, le premier du genre au Québec. Sa principale mesure impose la remise à l’eau de tout doré jaune qui fait plus de 47 cm. « Sans un tel plan de gestion — comme il en existe pour le gros gibier —, impossible de faire un suivi des populations de poissons », précise Louis Bernatchez, biologiste spécialisé en faune aquatique à l’Université Laval. Qui aurait cru que la pêche sportive, loisir pratiqué par plus de 800 000 Québécois, suffirait à mettre en danger la survie de poissons d’eau douce ? Pourtant, c’est le cas. Depuis la fin, dans les années 1970, des clubs privés, qui assuraient la protection de la faune en restreignant fortement l’accès aux Québécois, la pêche s’est démocratisée. Et l’arsenal du pêcheur n’a cessé de se perfectionner, avec leurres odoriférants, lignes invisibles et sonars ultraperformants. Aujourd’hui, la pêche en chaloupe peut causer autant de dom-mages que la pêche commerciale. Dès 2002, le biologiste John Post, de l’Université de Calgary, et d’autres experts sonnaient l’alarme dans l’article « Canada’s Recreational Fisheries : The Invisible Collapse ? » (pêche récréative au Canada : l’effondrement invisible ?) : la Colombie-Britannique, l’Alberta et l’Ontario connaissaient déjà des situations de surpêche, écrivaient-ils. La baisse des stocks n’est pas seulement attribuable à la pêche intensive, précise toutefois Martin Arvisais, responsable de la pêche au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs. « La dégradation et la perte d’habitats jouent également un rôle très important dans ce déclin », soutient ce biologiste. C’est pourquoi Québec prend le taureau par les cornes. En plus de la nouvelle réglementation concernant le doré, il impose des lignes directrices pour l’ensemencement, augmente les initiatives de mise en valeur et de conservation de la faune (financées depuis 2009 par une augmentation de trois dollars du prix de vente des permis de pêche) et entreprend des suivis de la population aquatique. Avec toutes ces mesures, le milieu amorce un virage salutaire, croit Louis Bernatchez. « Je sens une prise de conscience », dit ce chercheur, autrefois très pessimiste. Le réservoir Gouin, en Haute-Mauricie, et le réservoir Baskatong sont des précurseurs pour la mise en place de nouvelles pratiques plus écoresponsables. Dans ces deux royaumes du doré, pourvoi-ries et partenaires ont créé des aires fauniques communautaires (AFC), gérées par des organismes sans but lucratif. Grâce aux droits de pêche perçus, les AFC embauchent des patrouilleurs, font de la sensibilisation et mettent en œuvre des initiatives pour soutenir la faune aquatique. « L’AFC a sauvé notre plan d’eau. Avant, il y avait des gens qui pêchaient dans des frayères. Ça n’avait pas d’allure », affirme Norman Ouellette, propriétaire d’Air Mont-Laurier, qui gère deux pourvoiries au réservoir Gouin. Au Baskatong, en plus d’administrer la pisciculture de Grand-Remous, l’AFC procède à l’ensemencement en ouananiches (10 500 en 2011) dans le but de réduire la pression de pêche sur le doré. Et elle impose des règles plus sévères qu’ailleurs sur la taille des prises que l’on peut conserver. Comme au Gouin, on a créé des sanctuaires où la pêche est interdite. Malgré ces mesures, une étude de 2009 démontrait que la situation du doré demeurait très préoccupante.  À l’AFC de Baskatong, on procède avec soin à la fécondation et au transport des œufs de doré fécondés. Les alevins séjourneront dans des aquariums avant d’être relâchés dans la Baskatong. – Photo : AFC Baskatong À la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs et à la Fédération des pourvoiries du Québec, on croit que le plan de gestion du doré sauvera cette espèce d’un déclin inexorable. C’est que le Ministère peut maintenant compter sur la collaboration des pêcheurs. « Avant, dans les salons de chasse et pêche, les pêcheurs venaient nous vilipender. Aujourd’hui, ils nous félicitent, raconte Martin Arvisais, le responsable de la pêche au Ministère. Ils se rendent compte qu’il faut prendre les choses en main avant qu’il soit trop tard. » Toutefois, avant de pouvoir se vanter d’être exemplaires, les pêcheurs québécois ont encore un bout de chemin à faire, croit Marc Plourde, PDG de la Fédération des pourvoiries du Québec, qui regroupe 350 établissements. « S’il y a quelque chose à changer au Québec, c’est l’obsession du quota », souligne-t-il. En règle générale, le quota est de 15 ombles ou de 6 dorés par pêcheur, selon les zones (le Québec est divisé en 25 zones). Les gens pêchent, pêchent, pêchent tant qu’ils n’ont pas atteint le quota, dit Marc Plourde. « Il se gaspille du poisson en masse de cette façon. » Au Canada anglais et aux États-Unis, beaucoup de pêcheurs remettent à l’eau leurs « trophées », comme on appelle les grosses prises. Alors que les Québécois pêchent pour consommer. « Ils sont visiblement en retard là-dessus », affirme Cyril Chauquet, animateur de Mordu de la pêche (Évasion). Ce Français d’origine répète continuellement le même message : remettez vos « trophées » à l’eau. « Ce sont ces gros poissons qui assurent la perpétuation des espèces », dit-il. Ce printemps, Québec lancera sa première campagne sur la remise à l’eau. « En plus de valoriser la graciation, on va aussi donner une liste de conseils et de techniques pour maximiser le taux de survie », explique Martin Arvisais. Des recherches estiment que 10 % des poissons meurent lors de la remise à l’eau. Avec les bonnes techniques, on peut faire mieux. Un plan de gestion du touladi (truite grise) sera aussi rendu public dans le courant de l’année. « Un ambitieux plan de gestion pour l’omble de fontaine, l’espèce la plus pêchée et la plus répandue au Québec, sera également mis en place d’ici cinq ans, le temps de dresser le portrait le plus juste possible de sa situation », annonce le biologiste. Québec affiche sa volonté de miser sur l’autoperpétuation (la reproduction naturelle des espèces indigènes) pour soutenir la pêche sportive, plutôt que sur l’ensemencement — choix de la plupart de ses voisins. Ce qui ne veut pas dire que le Ministère renonce complètement à cette méthode. Il faut empoissonner, disent les experts, pour redonner vie aux plans d’eau surpêchés. « Les lacs ensemencés jouent un rôle primordial en diminuant la pression de pêche dans les lacs sauvages. Il s’agit d’un outil de gestion efficace, malgré les côtés pervers de l’ensemencement, comme la perte d’identité génétique d’une population indigène », explique Louis Bernatchez, qui appuie la politique du Ministère en ce sens. À la pourvoirie St-Cyr Royal, en Abitibi, les propriétaires, Diane et Gary Koch, obligent déjà leurs clients à remettre toutes leurs prises à l’eau, à l’exception de celles qui constitueront leur repas. En plus, ils interdisent l’utilisation de l’ardillon (contre-pointe de l’hameçon destinée à l’empêcher de ressortir de la gueule du poisson) et du trépied (hameçon triple). « Sinon, on blesse les poissons lors de la remise à l’eau », explique Diane Koch. Chez eux, la pêche n’est pas axée sur la performance, mais sur la qualité, soutient-elle. Un modèle de gestion encore rare au Québec, mais qui pourrait faire des petits. * * * 1 milliard de dollars par an Retombées économiques estimées de la pêche sportive au Québec. De la truite au lieu du doré ? Les pourvoiries du Sud ensemencent à la tonne en ombles de fontaine (ou truites mouchetées). Dans le jargon, cette pratique s’appelle « dépôt-retrait ». Un permis n’est pas un quota Le permis de pêche ne limite pas le nombre de prises. Ce sont les quotas qui le font, et ils varient selon la région. Cet article Recherchons pêcheurs écolos est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Le temps des vendanges Mardi, 20 Août 2013 15:37 editeurvoyage Les vendanges sont un travail idéal pour les étudiants encore en vacances. Lire la suite... L’Arctique à vol d’oiseau Mardi, 20 Août 2013 15:34 Gary Lawrence Dans le cadre de son programme Operation IceBridge, la NASA a envoyé un appareil survoler l’Arctique et le Groenland à des dizaines de reprises, depuis le printemps dernier, pour récolter des images et les analyser afin de mesurer les impacts des changements climatiques. Comme l’agence spatiale états-unienne ne fait jamais les choses à moitié, les images captées par la caméra installée dans le poste de pilotage sont d’une grande netteté, et d’une grande beauté, a fortiori quand on sait que ces missions d’observation ont généralement été effectuées en basse altitude. Voyez plutôt. Trouvé via The Atlantic. Pour atterrir sur mon compte Twitter, cliquez ici; pour suivre en rase-mottes mes statuts Facebook, cap sur ce lien. 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