Marcher à Auckland Samedi, 06 Juillet 2013 09:37 vacances
Lire la suite... Vie d’expat épisode 6 Tifenn et Sylvain de Vietnam Autrement Samedi, 06 Juillet 2013 08:00 La Rédaction  Rencontre de Tifenn et Sylvain, guides pour Vietnam Autrement Lire la suite... Information Samedi, 06 Juillet 2013 00:00 En Escale juste pour info, si vous voulez éviter de venir voir quand vous y pensez le blog voir s'il y a du neuf, inscrivez vous à la news letter, un mail vous sera envoyé quand on mettra une nouvelle info !voili voilou ! Lire la suite... Arrivée en terre cambodgienne Samedi, 06 Juillet 2013 00:00 En Escale Sua s'dei (bonjour en cambodgien),Nous voilà arrivés depuis hier à Phnom Penh. Première mission hier matin : retirer de l'argent dans un distributeur (de préférence qui prend le moins de frai Lire la suite... Day 6 In the everglades Samedi, 06 Juillet 2013 00:00 En Escale Papa n a pas reussi a faire toute la route hier soir, il etait trop fatigue. Nous nous sommes donc arretes dans un petit motel a la moitie du chemin. Au reveil : blog comme d habitude puis direction le petit dejeuner enfin plutot dejeuner ! La jou Lire la suite... XY Vendredi, 05 Juillet 2013 22:56 Vincent Destouches Le destin n’est pas invisible
Borgo San Giuda n’était même plus un village, c’était une bourgade. Soixante-quatorze maisons, dont plus de la moitié abandonnées, un bar, une épicerie et l’église avec son presbytère – disproportionnés, par rapport au reste. Fin. Pas de marchand de journaux, pas de coiffeur, pas d’urgences, pas d’école élémentaire : pour tout cela, et pour les autres fruits de la civilisation, il fallait aller à Serpentina, au-delà de la forêt, ou bien à Doloroso, à Massanera, à Gobba Barzagli, à Fondo, à Dogana Nuova, ou même descendre jusqu’à Cles. Pourtant il y avait un forgeron, façon de parler, qui faisait les clous à la main et ressemblait à Mangiafuoco, et un cimetière avec plus de trois cents tombes. Vivre là n’avait aucun sens, mais ils étaient quarante-trois à y vivre – plutôt quarante-deux, depuis que le vieux Reze’ était mort. C’était un endroit qui n’existait presque pas, et personne n’arrivera jamais à comprendre pour quelle raison ce qui s’est passé s’est passé justement là, où il ne se passait rien. Il ne se passait qu’une seule chose, en hiver, à San Giuda : l’arrivée du traîneau de Beppe Formento. Les Formento étaient l’une des quatre familles de San Giuda – la plus puissante, pourrait-on dire, si cela ne faisait pas rire. Son frère et sa sœur possédaient le bar et l’épicerie, et leurs enfants étaient les seuls jeunes qui vivaient là. L’une, Perla, la fille de Rina, avait fait partie de l’équipe nationale de biathlon, et avait même gagné une médaille au relais ; l’autre, Zeno, le fils de Sauro, avait été un espoir dans le saut au tremplin, mais avait ensuite arrêté. Beppe Formento aimait les chevaux et possédait un centre hippique, près de Serpentina ; l’été il y avait un certain va-et-vient de vacanciers qui venaient louer les chevaux pour faire des promenades, et en hiver Beppe réussissait à attraper une dizaine de touristes par jour et il les amenait faire un tour sur le traîneau à chevaux : des vieillards, des mamans et de jeunes enfants dans la suite des semaines blanches, qui trouvaient le dépliant dans les hôtels de la région et décidaient d’éprouver l’émotion d’une excursion comme au XIXe siècle. L’iti- néraire était toujours le même : depuis le centre hip- pique en remontant vers le tremplin de saut abandonné, de là à travers la forêt jusqu’à l’arbre glacé (il le glaçait lui-même, tous les ans, avec le canon à neige, pour procurer une émotion à ses clients), puis tout droit à San Giuda et retour. À dix heures tapantes, tous les matins, Beppe Formento arrêtait le traîneau sur la place du village, descendait, annonçait un arrêt de vingt minutes et les touristes transis de froid se réfugiaient dans le bar de son frère pour boire des cafés et des cappuccinos. C’était lui qui apportait les légumes frais et la viande, tous les matins, et l’eau minérale, le lait, le café, les pâtes, le fromage, le vin et les boissons à l’épi- cerie de ses frères, sur un chariot à patins fixé à l’arrière du traîneau. Pendant que les touristes se restauraient, il déchargeait les marchandises, puis, avant de repartir, il conseillait à tous une visite de l’église ; les touristes sui- vaient immanquablement ses conseils et c’est là que moi, j’entrais en scène : je les accueillais à l’entrée, je leur montrais le crucifix en bois du XVe siècle, la chaire tardo- gothique avec ses bas-reliefs, la statue de la Madone des Forêts et celle de notre saint, à propos duquel j’expli- quais ce qu’il y avait à expliquer : Saint Judas Thaddée (tout le monde croit toujours qu’il s’agit de Judas Isca- riote, le traître), apôtre, frère de Jacques le Mineur et cousin du Christ, mort martyrisé en Orient, protecteur des déshérités et de tous ceux qui n’ont plus d’espoir. Parfois, mes paroles étaient plus inspirées, ou peut-être y avait-il vraiment des désespérés parmi les touristes, et alors on perdait un peu de temps parce que quelqu’un décidait de s’agenouiller devant la statue et de réciter la prière pour demander une grâce. D’ailleurs, c’est une très belle prière. Puis tout ce monde remontait dans le traîneau, Beppe Formento faisait claquer son fouet et les deux chevaux, Zorro et Malinda, repartaient cloche- tant au trot léger et délicat que Beppe Formento leur avait appris. Buck, son berger allemand, restait une minute encore dans la chaleur du bar, puis il bondissait au galop et rejoignait le traîneau avant qu’il prenne le virage qui ramenait vers la forêt, et c’était ainsi, de décembre à avril, tous les matins, y compris les diman- ches. Beppe Formento, dans l’après-midi, ne revenait jamais au village : il avait toujours beaucoup de choses à faire au centre hippique, et depuis que quelqu’un, des années auparavant, avait volé une nuit toutes les selles et les harnais de l’écurie, il dormait là, dans une petite chambre derrière le bureau. Tout cela devrait suffire à rendre l’idée du boulever- sement qui s’est abattu sur nous ce matin-là, lorsque, à dix heures, le traîneau se présenta sur la place, ponctuel comme toujours, mais vide. Il n’y avait pas Beppe For- mento, il n’y avait pas Malinda, il n’y avait pas les touristes, il n’y avait pas le chariot avec les denrées et il n’y avait pas Buck qui le suivait. Seul le traîneau tiré par Zorro au galop, dans un ferraillement terrible de sonnailles qui a immédiatement éveillé les soupçons chez nous tous qui l’avons entendu. On dit que le destin est invisible, mais pour cette fois, au moins, il n’aurait pu, pour nous, être plus voyant. C’est le moment qui a changé nos vies, nous l’avons tous reconnu et aucun de nous ne pourra jamais l’oublier : nous nous rappellerons tous à jamais ce que nous étions en train de faire (moi, par exemple, j’étais en train de préparer la confiture d’oranges), et l’urgence avec laquelle nous avons tout arrêté pour sortir voir, bien qu’il neigeât dru. Et aucun de nous qui sommes sortis sur la place n’oubliera les yeux de ce pauvre cheval, son expression terrifiée, et les crispations, croyez-moi, humaines, qui parcouraient son museau perdu. Si jamais un animal a été sur le point de parler, c’est Zorro ce matin-là ; mais même s’il lui avait été donné de le faire, je crois qu’il n’aurait pas trouvé les mots, parce que des mots pour dire ce qu’il aurait dû dire, il n’y en a pas. La suite ? Dans le livre… Cet article XY est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... L’île aux naufrages Vendredi, 05 Juillet 2013 22:54 Vincent Destouches L’île aux naufrages
(Les villages assoupis ; 2) « Il y aurait eu plus de 400 naufrages depuis la découverte de l’île d’Anticosti par Cartier en 1535 [...]. L’imprécision des cartes, les fréquents brouillards, les courants changeants et la sournoise plate-forme du littoral rendaient la navigation périlleuse [...]. On attribua alors des surnoms à Anticosti, tels que « l’île aux naufrages » et le « cimetière du Golfe ». ― Yoanis Menge et Alexandre L. Gaudreau, Lumière sur Anticosti PREMIÈRE PARTIE Dissimulé derrière une épinette blanche, j’attends que ma proie rejoigne mon angle de tir. Sans faire de bruit, j’essaie de stabiliser ma carabine. Je m’en voudrais de manquer un cerf d’une telle envergure, l’un de ces mâles nocturnes que les chasseurs ne parviennent jamais à abattre. Cela ne me surprend pas : ces novices, peu habitués au territoire d’Anticosti, sont incapables d’enfreindre l’horaire de chasse diurne. Les dernières lueurs du crépuscule disparues, je règne seul sur les bois. Et personne ne viendra m’empêcher de braconner dans ce labyrinthe qu’arpentent depuis longtemps mes ancêtres. Devant moi, un mouvement soulève les branches. Je presse un œil contre la lunette de visée nocturne de ma .308, aux aguets. C’est bien le mâle à trophées que j’espérais. Il avance à la faveur de la lune délavée, les oreilles dressées. Mes yeux habitués aux ténèbres parcourent sa silhouette redoutable et les douze pointes de ses bois. Je frissonne, ému par tant de puissance. Je dois réussir à abattre cette bête avant qu’elle ne perçoive mon odeur. Sinon, elle s’enfuira vers une zone plus épaisse de la forêt. Et ce sera en vain que j’aurai barbouillé mon visage de boue et enduit mes bottes d’urine de biche. Je serre les lèvres, toujours immobile, en essayant de ne pas écraser les esquilles que j’aperçois à mes pieds. Leur forme me paraît singulière, comme si elles étaient à demi rongées. Mais je n’ai pas le temps de m’attarder sur des détails semblables. Je tente plutôt d’apaiser les battements de mon cœur, de laisser le calme étendre en moi son lent ressac. Insouciant, l’animal traverse ses lignes de grattage. Des branches incurvées témoignent de son passage régulier entre ses aires d’alimentation et de repos. Je me concentre, fébrile. Comme je le pressentais, le mâle s’arrête près d’un sapin, à une quinzaine de mètres. Je prends appui sur le tronc d’un arbre-ballerine pour stabiliser mon tir. Les genoux légèrement pliés, je fais attention de ne pas écraser les feuilles sur le sol. J’attends que l’animal incline la tête, intrigué par l’odeur des herbes, que j’ai aussi arrosées d’urine de biche. Prudent, le cerf continue de scruter les alentours, comme s’il s’apprêtait à s’enfuir. Je presse lentement la détente. La déflagration s’évanouit dans la forêt. Le cerf gronde de douleur, atteint au poitrail. Il chancelle avant de s’affaisser dans les débris forestiers, qui s’accrochent à son pelage comme des hameçons entremêlés. Victorieux, j’avance vers ma proie, la toise de toute ma hauteur. La balle a perforé ses chairs friables, s’est enlisée dans ses artères cardiaques. Mes muscles se détendent alors que j’abaisse mon arme. Je ne dois pas trop abîmer le cerf, qui sera une pièce maîtresse de ma salle animalière. J’aurai un travail important à effectuer lorsque je l’empaillerai, afin de recoudre sa plaie au thorax. Cette tâche m’occupera au cours des prochains jours, me changera de mon quotidien. Si seulement je pouvais chasser avec une compagne, comme je le faisais autrefois avec Irina… Un peu nostalgique, je m’accroupis derrière le cerf pour assister à ses derniers tremblements. Du sang noirci humecte déjà les feuilles sous son poitrail. Je plonge mon regard dans le sien, presque éteint. Ce regard qui conservera, après son trépas, un simulacre de vie. Est-ce la stupeur de mourir qui s’inscrit dans ses pupilles ? Mon père disait que les humains ont souvent cette expression avant de défaillir. Je l’ai parfois remarquée, même si j’ai tué moins d’imposteurs que lui. Les temps ont changé : nous sommes plus nombreux sur l’île, et le meurtre m’ennuie depuis quelques années. La suite ? Dans le livre… Cet article L’île aux naufrages est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Vague de crimes Vendredi, 05 Juillet 2013 22:50 Vincent Destouches 
Mort à petit feuAprès un cambriolage spectaculaire dans une bijouterie de la place Vendôme, quatre truands en cavale se barricadent dans la ferme isolée d’une vétérinaire, qu’ils ont prise en otage et qu’ils s’amusent à terroriser. Ils croient avoir trouvé la planque idéale, mais quand le mari policier rapplique, les malheureux ne tardent pas à apprendre sur quels ogres ils sont tombés… Karine Giébel, qui avait déjà aiguisé ses instruments de torture dans Juste une ombre, prend un plaisir tellement sadique à faire souffrir ses personnages que Purgatoire des innocents ressemble plutôt à un long séjour en enfer. Accrochez-vous à vos estomacs ! (Fleuve noir, 600 p., 33,95 $) M.D. Au pays des Zoulous
Faussement accusé du meurtre de sa femme et de ses deux enfants, Robert Dell part en cavale, dans une Afrique du Sud postapartheid corrompue jusqu’à la moelle, sur la trace du vrai meurtrier. Ce thriller sud-africain qui démarre sur les chapeaux de roues ne vous laissera pas souffler avant la toute dernière page. Vous pourriez lire ce livre ou faire un tour de montagnes russes par un soir de grande chaleur avec un fusil sur la tempe et assis sur une bombe à retardement, l’effet serait le même. (Le sable était brûlant, par Roger Smith, Calmann-Lévy, 340 p., 32,95 $) E.D. Tombeaux ouverts
« J’ai regardé dans l’abîme et décidé d’y plonger. » Ainsi s’exprime Theodore Tate, ex-policier néo-zélandais devenu détective privé, quand il se met à voler des pièces à conviction, à harceler un prêtre et à enterrer les preuves de ses homicides. La déchéance, pour lui, a débuté avec la mort de sa fille, et elle se poursuit avec son enquête sur le mystère du cimetière de Christchurch, où des morts ont été délogés de leur tombe et remplacés par les cadavres de jeunes filles fraîchement tuées. Et puisqu’il a traversé « du mauvais côté de la barrière », il s’arrange pour être irrémédiablement damné. Roman noir s’il en est, Nécrologie est à marquer d’une pierre tombale dans l’œuvre de Paul Cleave. (Sonatine, 432 p., 34,95 $) M.D. Sécurité minimale
La Clairière n’est pas une garderie comme les autres : attenante à un centre de détention psychiatrique, elle accueille les enfants des criminels internés, qui rendent chaque jour visite à leurs parents en empruntant un couloir souterrain. De plus, son nouveau puériculteur n’a rien de rassurant : il a déjà enlevé un enfant sous sa responsabilité, et il cherche à entrer en contact avec une des détenues, dont il est obsédé… Tout l’accuse, et pourtant il n’est pas aussi louche qu’il en a l’air. Quatrième roman du Suédois Johan Theorin, Froid mortel joue avec nos pires peurs à l’égard des enfants, pour mieux nous faire goûter ensuite au cauchemar des fausses accusations. (Albin Michel, 448 p., 31,95 $) M.D. Montréal, ville ouverte
Jérôme Ménard, surnommé le « roi de la Main », est las de la petite combine de protection qu’il gère sur le boulevard Saint-Laurent des années d’après-guerre. C’est le trafic de l’héroïne qui l’intéresse maintenant. Mais il trouvera sur son chemin un obstacle de taille : la mafia montréalaise. Fruit d’un travail pointilleux de recherche, ce livre vous emmènera dans une Montréal que vous reconnaîtrez à peine, celle de Lili Saint-Cyr, des gangsters ambitieux et des fumeries d’opium. (Tout homme rêve d’être un gangster, par Jean Charbonneau, Québec Amérique, 280 p., 24,95 $) E.D. Les écrits restent
L’étrange destin de Katherine Carr est un mystère enveloppé dans une énigme : la disparition d’une jeune écrivaine qui a laissé, comme seul indice de ce qui a pu lui arriver, une collection de textes présageant sa mort aux mains d’une société secrète de tueurs en série. Vingt ans plus tard, un rédacteur de nécrologies, lui-même hanté par la mort de son fils assassiné, cherche à exorciser ses démons en tentant de résoudre l’affaire Carr… et en punissant lui-même le coupable. Fidèle à son habitude, Thomas H. Cook nous livre ici un roman au dénouement ambigu, qui explore le thème de la disparition avec une remarquable érudition. (Seuil, 304 p., 29,95 $) M.D. Omelette norvégienne
À Oslo, le nombre de décès par surdose a peut-être diminué, mais les junkies s’entretuent maintenant pour quelques particules de fioline — une drogue (fictive) trois fois plus puissante que l’héroïne. Son trafic est contrôlé par l’insaisissable Dubaï, qui se débarrasse de ses ennemis comme de ses collaborateurs de très violente façon. Pour coincer cet ennemi sans visage et innocenter son beau-fils, accusé du meurtre d’un petit trafiquant, l’ex-policier Harry Hole devra recourir aux mêmes méthodes et verser beaucoup de sang. Pas de doute : nous sommes bien dans un roman de Jo Nesbø — et Fantôme démontre une fois de plus que Harry Hole est le digne héritier des détectives durs à cuire de Raymond Chandler. (Gallimard, 558 p., 29,95 $) M.D. Méthode freudienne
À Varsovie, dans le plus sinistre ghetto de la Deuxième Guerre mondiale, des cadavres d’enfants juifs sont retrouvés accrochés aux barbelés, sauvagement mutilés. Le grand-oncle de l’une des victimes, ancien psychiatre formé à Vienne, est déterminé à découvrir ce qui leur est arrivé. Son enquête le mène auprès du Conseil juif, d’une chorale d’enfants, d’un médecin pratiquant secrètement des avortements, mais n’aboutit à rien — jusqu’à ce qu’il emprunte l’un des passages secrets du marché noir et traverse du côté nazi. Là, il est appelé au chevet d’une jeune Allemande amnésique, et l’analyse de son rêve va tout lui révéler. Bien plus qu’un thriller historique, Les anagrammes de Varsovie, de Richard Zimler, est un hommage à la force d’âme des Juifs polonais. (Buchet/Chastel, 346 p., 37,95 $) M.D. Mort à Venise
Pas étonnant que la série d’enquêtes de l’attachant (et très cultivé) inspecteur Brunetti soit un succès planétaire. Campé dans une Venise frappée par une canicule accablante, Brunetti et le mauvais augure, de la prolifique Donna Leon, met en scène un devin charlatan qui détrousse les vieilles Vénitiennes, une magistrature juste assez corrompue pour être crédible et un cadavre qui, par cette chaleur, mettra bien du temps à refroidir. Même les tramezzini, ces petits sandwichs triangulaires servis dans les cafés, y font quelques apparitions. L’auteure, originaire du New Jersey, vit à Venise depuis 20 ans. Elle en a, c’est indéniable, appris les usages et les coutumes qui échappent au visiteur. Le lecteur retrouvera ou découvrira une Venise inédite. Sensible et fin. (Calmann-Lévy, 286 p., 32,95 $) E.D. Le dernier orgasme
Un homme sollicite les services d’un prostitué dans sa voiture, près du pont Jacques-Cartier. À peine l’affaire finie, le client a le mauvais goût de mourir d’un infarctus sous les yeux du jeune homme. Ce sont les risques du métier. Des années plus tard, dans la petite ville de Milton, l’enquêteuse Chloé Perreault, de la Sûreté du Québec, tente d’expliquer la mort d’un homme retrouvé battu, les mains brûlées, dans un parc. Entre ces deux cadavres liés par la même histoire, l’auteur François Gravel nous invite à une réflexion sur le bien et le mal. Qu’auriez-vous fait à la place des protagonistes de cette histoire ? C’est la question qu’il semble nous poser. (Nowhere Man, Québec Amérique, 256 p., 24,95 $) E.D. Cet article Vague de crimes est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Les samouraïs du Net Vendredi, 05 Juillet 2013 22:46 Carole Beaulieu  Le Canada, qui a offert l’asile aux déserteurs de la guerre du Viêt Nam, l’offrirait-il aujourd’hui à Edward Snowden ? (Photo © Jason Lee / Reuters) Grâce aux révélations du lanceur d’alerte états-unien Edward Snowden, 29 ans, des millions d’internautes ont découvert que dans le ventre de Facebook, YouTube ou Google se cachent des mouchards au service des analystes de la National Security Agency (NSA), le troisième pilier de la sécurité américaine, avec le FBI et la CIA. Washington écoute. Depuis sept ans, le programme américain PRISM permet à la NSA — en toute légalité, grâce au Patriot Act, adopté après les attentats de septembre 2001 — de stocker toutes les communications qui passent par les grands opérateurs états-uniens. Des analystes puisent à volonté dans cette manne de messages et d’images. Nul besoin d’obtenir une autorisation légale sur la base de soupçons d’activités criminelles ou subversives. Votre voisin peut tout bêtement se retrouver dans les filets d’une enquête parce qu’il compte parmi ses amis Facebook une personne liée à une autre jugée digne d’intérêt par la NSA. Cette agence a aussi lancé plus de 60 000 cyber-attaques, a révélé Snowden : contre des cibles mondiales, des universités chinoises, des organismes publics, des multinationales… D’autres pays plus tyranniques — de l’Iran à la Chine en passant par l’Arabie saoudite — ont certainement fait de même, direz-vous. Bien sûr. Mais pour leur sécurité, les démocraties doivent-elles espionner tous leurs citoyens ? Pour un attentat évité, combien d’autres, comme celui du marathon de Boston, ne le seront pas ? Afin de préserver nos libertés, faut-il sacrifier nos vies privées ? Pour avoir levé le voile sur cette dérive, Snowden a vu son passeport révoqué et est un homme traqué. Le jeune idéaliste a des alliés : pirates informatiques, activistes, programmeurs, pionniers d’une nation sans frontières qui défend la liberté de communiquer sans être espionné. Il faut voir sur ARTE l’excellent documentaire français Une contre-histoire de l’Internet pour saisir l’importance de cette lutte. L’Electronic Frontier Foundation, ONG internationale citée dans ce documentaire, œuvre à protéger les droits des programmeurs qui créent et diffusent gratuitement des logiciels de cryptage de données afin de mettre celles-ci à l’abri des regards des puissants. Crypter des données est illégal dans certains pays. Cette défense des libertés électroniques a envahi le débat politique. Un député du Parti pirate suédois siège au Parlement européen. En Australie, une cour de justice a rabroué, en juin, le gouvernement, qui voulait forcer des entreprises de télécoms à conserver pendant deux ans des données de leurs usagers (au cas où l’État voudrait y jeter un œil !). Partout, des gens luttent pour éviter qu’Internet ne soit enchaîné. Snowden a rejoint leurs rangs. Et son parcours d’autodidacte idéaliste annonce assez bien la perte de contrôle des élites traditionnelles. Féru d’ordinateurs, Snowden n’avait même pas de diplôme d’études secondaires quand la CIA l’a embauché, en 2007, et l’a installé en Europe. À Hawaï, comme consultant de la NSA, il gagnait plus de 100 000 dollars. À Internet, qui lui a donné accès gratuitement au savoir, il rembourse une dette de loyauté. Le président Obama, dont les victoires ont reposé sur l’usage d’Internet et le soutien des jeunes, ne peut-il trouver une autre réponse au geste de Snowden que de le menacer de 30 ans de réclusion ? Traître à son pays ou héros, Snowden nous invite à réfléchir. Que voulons-nous livrer de nos vies à ce monde numérique qu’aucune police ne protège pour nous ? Pourquoi lui faisons-nous si aveuglément confiance ? Quel rôle voulons-nous que nos gouvernements jouent dans ce combat ? + Une société française a vendu à la Syrie le système qui permet d’espionner toutes les communications du pays. Une entreprise canadienne a fait de même au Pakistan. Cet article Les samouraïs du Net est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Bonheur bio Vendredi, 05 Juillet 2013 22:40 David Desjardins  Illustration © Luc Melanson Passé la bruyante piste de karting et la carrière de calcaire situées dans ses premiers kilomètres, ce rang au revêtement vérolé est à peu près désert. J’y vais souvent pour m’entraîner à vélo, et bien qu’on y voie plusieurs maisons, il m’est arrivé d’y faire une dizaine de kilomètres dans un sens puis dans l’autre sans croiser une âme. À part les deux jeunes fermiers qui sont presque toujours sur leur terre. Au champ, sur un tracteur ou dans la serre. Ils font pousser une panoplie de légumes biologiques. Chaque fois que je passais devant leur grange, je me demandais qui pouvait être assez dingue pour se lancer dans ce genre d’entreprise quand, juste en bas, les fermiers abdiquent les uns après les autres. Les promoteurs immobiliers en profitent pour dilapider le patrimoine agri-cole de ce qui fut le garde-manger de la Nouvelle-France, devenu parcs à condos et quartiers résidentiels où s’alignent des maisons désespérément identiques. J’imaginais des fous, des inconscients, des hippies naïfs qui carburent à l’utopie. D’où ma surprise quand j’ai fait la connaissance d’Évelyne Cossette. Une fille pas illuminée pour deux sous, mais lumineuse. Les bottes à vêler fermement plantées dans la terre arable. Son chum, Simon Lachance, parti chez le dentiste, elle m’a reçu dans leur petite demeure : une ancienne maison d’été dans le sous-sol de laquelle ils assemblent les paniers de légumes qu’ils vendent à leurs abonnés. Un marché de proximité qui les fait vivre. Pas comme la plupart des gens que je connais. Je veux dire qu’ils ne voyagent pas, ne vont pas au théâtre, rarement au resto. Il faut dire que s’ils ne bougent pas beaucoup, c’est que la ferme demande une attention presque constante. « Mais on ne se rend pas malades non plus. On travaille à notre rythme, sans s’épuiser. Et chaque année, on ne voit pas l’été passer. » Ils en ont déjà une douzaine à leur actif. Simon n’avait que 24 ans et Évelyne 22 lorsqu’ils ont acheté la ferme, malgré la vive opposition du père de cette dernière, qui trouvait un peu prématuré de se lancer ainsi dans le vide. Le couple avait étudié l’horticulture à La Pocatière, travaillé dans des fermes, dont certaines qui ne partageaient pas ses valeurs. « Alors, plutôt que d’épandre des pesticides, on a voulu faire notre affaire. Autrement. » On appelle ceux qui, comme eux, distribuent des paniers de légumes des « fermiers de famille ». L’expression, qui renvoie à la médecine, m’a toujours un peu agacé, jusqu’à ce que je comprenne le lien entre ces métiers, qui exigent une certaine vocation. Et aussi que le rapport avec les clients est parfois thérapeutique. « Les gens nous racontent leur vie. On finit par établir des liens d’amitié », expose Évelyne, donnant quelques exemples de témoignages poignants qui disent tous l’extraordinaire proximité qui existe avec les clients. Et au détour d’une de ces histoires, je commence à comprendre. Sont pas fous. Même pas utopistes. Ils font un peu de résistance active, ils font des affaires à la manière qui leur convient. À hauteur d’homme. Sur les murs lambrissés de la grande pièce du rez-de-chaussée, une série de tableaux illustrent des paysages agricoles. Cela faisait un moment déjà que nous discutions quand je m’y suis attardé. Nous avions parlé de vocation, d’implication sociale, de geste politique. Mais c’est en voyant ces images que j’ai compris : ils « tripent ». Et je me suis soudainement senti ridicule de n’avoir pas saisi avant que leur travail n’est pas une corvée, qu’ils ne sont pas seulement en mission pour sauver le monde : ils font ce qu’ils aiment. Et ce qu’ils font pousser, c’est avant tout leur propre bonheur. + Des fermiers de Beauport ont récemment fait la manchette, leur compte d’impôts municipaux ayant augmenté de 1 000 %, ce qui ressemble à de l’expropriation déguisée. Dans la région, les fermiers ne l’ont pas facile. La Côte-de-Beaupré est pourtant l’un des secteurs les plus propices à l’agriculture au Québec, en raison de la fertilité des sols et du climat. Cet article Bonheur bio est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Pellan et sa muse Vendredi, 05 Juillet 2013 22:04 Noémi Mercier  Photo : MNBAQ, Fonds Madeleine et Alfred Pellan (P38) En entrant au Musée national des beaux-arts du Québec, cet été, on aura l’impression de fouiner dans le coffre à souvenirs d’un grand-père patenteux, qui aurait conservé la trace de toutes ses expérimentations… et toutes ses lettres d’amour. Mais pas n’importe quel vieillard. Ces trésors portent la griffe d’un artiste d’exception : Alfred Pellan. Par testament, sa femme, Madeleine Poliseno-Pelland (morte en 2010, 22 ans après lui), a légué au MNBAQ les archives que le couple préservait dans sa maison de Laval : 1 144 œuvres, dont plus de 700 dessins, et des centaines de milliers de documents personnels et de photos. « Toute leur vie est documentée de façon rigoureuse », précise l’archiviste Nathalie Thibault, qui en a encore pour des mois à décortiquer cette matière. L’établissement des plaines d’Abraham expose jusqu’en septembre une imposante sélection d’objets, dont un grand nombre sont inédits. Grâce à ce legs, on redécouvre l’œuvre flamboyante, inclassable, de cet enfant du quartier ouvrier de Limoilou, à Québec, et on pénètre comme jamais auparavant dans son quotidien d’artiste et d’époux. Car ces archives racontent aussi la relation amoureuse entre deux êtres que l’art a soudés. Elles nous font entrer dans leur intimité tendre et ludique, que l’on devine animée de beaucoup d’éclats de rire. Et elles rendent hommage à un personnage de l’ombre, l’indéfectible Madeleine. « Elle faisait tout pour lui, dit Ève-Lyne Beaudry, commissaire de l’exposition et conservatrice de l’art contemporain au Musée. Pellan n’aurait pas été le même artiste sans elle. » 1. AMOUREUX FOUS  Photo : MNBAQ, Fonds Madeleine et Alfred Pellan (P38) Il était déjà célèbre quand ils se sont épousés, le 23 juillet 1949, à Montréal : lui, 43 ans, le géant qui avait exposé aux côtés de Dalí, Matisse et Picasso, éperdu d’amour pour une étudiante en beaux-arts de 20 ans sa cadette, Maddalena Poliseno, dite Madeleine. Elle lui trouvait du génie, il était ébloui par sa présence lumineuse. Pendant quatre décennies, elle sera la complice joyeuse de toutes ses explorations et veillera sur sa carrière avec une rigueur de notaire. « Je n’ai jamais vu une femme aussi follement amoureuse », dit le scénariste Guy Fournier, un ami du couple, dans une entrevue rapportée dans l’album de l’exposition. « Elle lui a consacré sa vie, par choix et par amour. Madeleine a eu beaucoup plus d’influence que l’on croit sur la peinture d’Alfred. Sa peinture, en Europe, était portée par une espèce de pensée sociale ; après la rencontre de Madeleine, elle est devenue plus fantaisiste. C’était une Italienne un peu fofolle. Alfred avait une admiration presque dévote pour elle. » 2. UN ESPRIT LIBRE  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ Madeleine est arrivée dans la vie d’Alfred à un moment charnière. Quelques années plus tôt, chassé par la Deuxième Guerre mondiale, il avait quitté Paris, où il avait vécu 14 ans. Là-bas, il avait visité l’atelier de Picasso, côtoyé Miró et couru les galeries, assimilant tout — l’imaginaire surréaliste, les motifs des cubistes, la palette violente des Fauves. À son retour au bercail, en 1940, ses œuvres éclatées avaient fait un grand boum dans le Québec de la Grande Noirceur. « À l’époque, on était très ancré dans une conception traditionnelle de l’art : le dessin raffiné, le travail très réaliste, jamais de couleurs pures, explique la commissaire Ève-Lyne Beaudry. Pellan est le premier qui ait amené ici les courants modernes de l’école parisienne. » Or, l’artiste se brouille presque aussitôt avec Paul-Émile Borduas, l’autre brasseur de cage de la peinture québécoise. L’avant-garde montréalaise — rassemblée autour de Borduas, de son manifeste Refus global et de sa vision radicale de la suprématie de l’art abstrait — tourne le dos à Pellan, et celui-ci, allergique à tout esprit de chapelle, se rebiffe. En 1950, il se retire avec sa jeune épouse dans une vieille maison d’Auteuil, à Laval, près de la rivière, où il laissera foisonner sa ferveur créatrice à l’abri des querelles idéologiques. 3. LE PATENTEUX À L’OUVRAGE  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ Dans leur maison centenaire, l’art déborde du canevas et envahit les murs, contamine le jardin. L’appétit de Pellan avale tout sur son passage. « C’est un boulimique qui crée sans relâche, dit Ève-Lyne Beaudry. Tout, tout, tout est prétexte à créer, chez Pellan. » Même le plus banal objet de leur quotidien. Entre ses mains, les accessoires ménagers (tuyau d’aspirateur, bouchon d’évier, banane en plastique) deviennent méconnaissables. Raboutés et vaporisés de peinture argentée, ils se changent en Satellites, 15 engins rétrofuturistes qu’il suspend dans son atelier. À une époque, Alfred réquisitionne les vieilles chaussures de la maisonnée, celles de ses proches et de ses voisins. Il en fait 27 sculptures-souliers aussi cocasses les unes que les autres, avec leurs appendices permettant de donner des « coups de pied au cul », de marcher au plafond, de pincer les fesses ou de peindre avec ses pieds. 4. CABOTINERIES  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ On pourrait presque oublier que Pellan fut nommé officier de l’Ordre national du Québec et que ses œuvres murales ont orné des églises et des aérogares. C’est un véritable bouffon qu’on découvre, dans de petits bijoux d’autodérision et des jeux de mots cabotins. Ici, une moitié de tasse sur laquelle il a peint le titre ½ mesure. Là, un collage intitulé Statu Quo, qui représente le buste d’une femme, la tête en bas et… le « cul haut ». Des photomatons où il fait la grimace, des photos de lui flambant nu où il prend une pose féminine. Qui aurait pu soupçonner que ce peintre bardé de médailles avait confectionné une « carte phallus », une carte de souhaits s’ouvrant sur un pénis de papier en trois dimensions ? Madeleine, l’associée délurée, n’est jamais loin, comme dans ces Nature morte où la nature en question est la tête des époux servie dans une assiette. 5. ET ILS VÉCURENT HEUREUX  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pelland / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ Alfred et Madeleine s’expriment à grand renfort de lettres multicolores — comme ce « diplôme de bonheur » envoyé par celui-ci à sa sœur Diane pour son mariage. Tels des valentins à la petite école, ils enjolivent leurs missives de gros cœurs écarlates, s’échangent des poèmes, se fabriquent des « certificats d’amour » en forme de cœur. Au milieu des années 1950, lors de son deuxième séjour à Paris, pendant que le Musée national d’art moderne lui prépare une grande rétrospective, Pellan n’arrive pas à jouir pleinement de sa consécration. Madeleine lui manque. « Moi aussi je m’ennuie de toi à en être bien triste, lui écrit-il, comme tu me manques mon amour, je vis dans une solitude qui me serre toujours de plus en plus le cœur, c’est vraiment comme inhumain d’être loin, si loin depuis si longtemps, toute l’affection que j’aimerais te donner, et recevoir la tienne, c’est fou comme je t’aime mon amour », et ainsi de suite pendant des pages et des pages d’une écriture serrée à l’orthographe imparfaite. 6. FEMME À TOUT FAIRE  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ  Collection MNBAQ. Legs Madeleine Poliseno Pelland © Succession Alfred Pellan / Sodrac (2013) – Photographié par Idra Labrie, Stéphane Bourgeois et Denis Legendre / MNBAQ . Ils ont dû s’amuser comme des fous à croquer ces vignettes où une Madeleine débrouillarde relève avec brio les défis du quotidien : Mado sachant tondre, Sachant faire l’inventaire, Sachant couper les cheveux, Sachant se dépanner (où elle fait chauffer une casserole à la bougie). Il y en a 53 : une série délicieusement loufoque qui illustre à quel point, chez Pellan, l’art se nourrit à la fois du jeu, de l’amour et de la vie ordinaire. C’est vrai qu’elle avait du génie, Mado, et en particulier pour l’inventaire, justement. Archiviste quasi obsessive, elle conservait tout. Les photos de voyage, les coupures de journaux et les cartes postales qu’il trafiquait de sa plume compulsive, les pages de magazines qu’il couvrait de dessins de bestioles, le moindre bout de papier où il avait griffonné un motif, Madeleine les a annotés et classés selon un système bien à elle. Un trésor inestimable pour les historiens de l’art. Cet article Pellan et sa muse est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Hommes forts une histoire québécoise Vendredi, 05 Juillet 2013 20:23 Vincent Destouches Lire la suite... Louer une voiture en libre-service 24 h/24 Vendredi, 05 Juillet 2013 18:23 Gary Lawrence Exit l’attente au comptoir, les formulaires à remplir, la vérification des bosses sur les portières: avec le nouveau service Hertz 24/7, il est possible de louer un véhicule avec son téléphone multifonctions, à l’heure ou à la journée, et le récupérer avec une simple carte magnétique, après s’être préalablement abonné. Sorte d’hybride entre l’autopartage (comme celui offert par Communauto) et la location de voiture traditionnelle, ce nouveau service (aussi appelé Hertz On Demand) vient notamment concurrencer Zipcar, que le géant Avis a racheté en janvier dernier. Si on se fie aux sites où sont stationnés les véhicules (souvent des universités, comme celle d’Alberta, à Calgary), l’un des principaux publics-cibles de cette location en libre-service est l’étudiant lambda, de même que les jeunes urbains en général. Mais elle peut aussi servir aux gens d’affaires qui ont besoin d’une voiture rapidement, pour quelques heures, en cas d’imprévu de dernière minute, par exemple. Dans certains cas, on peut aussi louer un véhicule pour se rendre en ville depuis l’aéroport, et vice-versa, ce qui peut s’avérer intéressant et plus abordable que le taxi, là où les installations aéroportuaires sont mal desservies par les transports en commun. La plupart des voitures sont équipées d’un GPS et d’une connexion Bluetooth, et la gamme de modèles va de la sous-compacte au VUS, en passant par la voiture hybride ou électrique. Pour l’instant, ce service est offert essentiellement dans plusieurs villes des États-Unis, et dans un nombre très restreint d’endroits en Europe et en Australie. D’ici la fin de l’année, Hertz on demand devrait cependant être offert dans 2000 points de location, et on espère rendre disponible 500 000 véhicules en libre-service d’ici 2016. Pour me suivre sur Twitter, cliquez ici. Cet article Louer une voiture en libre-service 24 h/24 est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Visitez Villa de Leyva un retour dans le passé Vendredi, 05 Juillet 2013 18:08 Fabrice Villa de Leyva est une petite ville située entre Bucaramanga et Bogota dans le département de Boyaca. C’est un des lieux les plus visités de Colombie, notamment par les habitants de la capitale qui s’y rendent le week-end. Je m’y suis rendu en juin dernier pour quelques jours. Un vrai retour dans le passé à plusieurs titres, vous allez voir!  1: Villa de Leyva: une des villes coloniales les plus belles du paysC’est l’une des villes les mieux conservées du pays : rues pavées, ruelles étroites dominées par la façade blanche des maisons, si vous ne connaissez pas ce genre de ville, vous allez être charmé. Vous pourrez observer de beaux balcons d’influence mauresque, caractéristiques de la tradition hispanique. Fondée en 1572, Villa de Leyva possède une place étonnamment grande. Elle est considérée comme la plus grande place de Colombie. Vous pourrez y visiter plusieurs musées et différentes maisons bourgeoises. 

Villa de Leyva n’a pas le charme d’Antigua au Guatemala qui pour moi reste la plus belle ville coloniale. Je mettrais ensuite Carthagène qui reste dans le top avec son front de mer et ses remparts. 2 : Une région pour les férus de paléontologie…et d’archéologie !Comme une grande partie du nord-ouest du continent, ces terres étaient il y a quelques millions d’années sous les eaux. La région était alors très près des côtes d’alors. Ah, c’est toujours un défi agréable pour l’imagination, non ? Moi, je trouve cela fascinant. Ainsi, la région de Villa de Leyva est remplie de fossiles en tous genres. Vous pouvez en acheter et même en trouver facilement lors d’une randonnée. D’autres part, un centre de recherche privé expose des squelettes de monstres marins. Le lieu est petit, voir minuscule. Pour autant, si vous prenez la visite guidée, vous allez apprendre pas mal de choses. De plus, le laboratoire est visible derrières une façade vitrée, intéressant d’observer comment travaillent les chercheurs. 
A l’époque, il ne faisait pas bon de pratiquer la plongée à mon avis. D’immenses monstres marins peuplaient alors les mers. A côté, le grand requin blanc paraît bien inoffensif. Une autre région que j’ai visité cette année où vous trouverez des traces de dinosaures : Sucre en Bolivie.  Liopleurodon . « Sur la Terre des Dinosaures ». © BBC 2000 Enfin, non loin de là, l’Infiernito est un site étrange et déroutant…Ces pierres debout et éparpillées un peu partout était un centre astronomique des Muiscas, une tribu indienne. Un petit air de Stonehenge assurément.  3. La visite du monastère Ecce HomoCe monastère a été fondé en 1620 par les Dominicains. Des visites guidées sont proposées, en une heure, vous en aurez fait le tour. Vous pourrez ainsi en apprendre plus sur la vie des moines à l’époque. Comme tout monastère qui se respecte, celui-ci est construit autour d’un charmant patio. Une chose m’a marquée lors de cette visite au monastère Ecce Homo. Ce sont des dessins représentant des moines au travail. Enfin, je devrais dire des moines en train de maltraiter leurs esclaves indiens. C’était vraiment flagrant : certains moines donnaient du bâton par exemple sur des êtres en train d’être exploités. Visiblement, cela ne dérange pas les autres visiteurs. 

J’ai bien posé la question au guide, mais comment dire, elle avait l’air gênée et elle a botté en touche… A noter, le sol du monastère est pavé de fossiles !  4. Marques de Villa de Leyva : séance dégustation d’un cru colombienLa Colombie produit du vin. Alors, certes, la production est très faible et elle est réservée avant tout à la consommation locale. Tout près de Villa de Leyva, vous pourrez visiter l’entreprise Marques de Vila de Leyva. En deux heures, vous aurez le droit à une explication de la fabrication du vin, et ensuite, à une petite dégustation. Si vous connaissez, je ne suis pas sûr que cela vaille le coup honnêtement. Le cadre est agréable, mais pour ma part, je n’ai rien appris de nouveau, et le vin…est plus proche de la piquette. Chez moi, en Ardèche, on trouve du vin meilleur à 2 euros le litre. Ici, il vous en coûtera…12 euros ! Vous imaginez en France la qualité que vous avez pour ce prix ? 
Certains pays tropicaux essaient, parfois coûte que coûte, de développer une production de vin. Il faut dire que la chose peut être très rentable. Cependant, il est rare d’obtenir du vin de bonne qualité en raison des conditions climatiques. Si vous avez le temps cependant, pourquoi pas, le cadre est agréable pour une petite pause. 5. Randonnées et autres activitésVous pouvez vous adonner à beaucoup d’activités ici : rafting, escalade, quad, VTT, cheval et j’en passe. De plus, le parc national d’Iguaque est situé tout près. Celui-ci culmine à 3800 mètres d’altitude. Une randonnée classique à faire est de grimper jusqu’au lac d’Iguaque. Comptez la journée entière aller-retour. Vous pouvez également visiter une ferme aux autruches. Ainsi qu’un mini parc centré autour de voitures de collections du début du siècle dernier. Assez kitch pour tout vous dire. 
Pour ceux qui visiteraient la Colombie, il y a débat quant à savoir quel est le plus beau village colombien : Barichara ou Villa de Leyva. Epineuse question ! Pour avoir visité Barichara il y a deux ans, ce dernier remporte ma voix pour plusieurs raisons. Tout d’abord, le village est plus petit, et surtout, il est bien moins touristique. Plus de calme, dans une région tout aussi belle, si vous devez choisir, je vous conseille plutôt Barichara ! Pour ma part, ce que j’ai le plus apprécié ici, à Villa de Leyva, c’est le cadre. La ville est située au pied de belles collines, nichée dans une verte vallée.  Instinct Pratique : - Evitez le week-end si vous le pouvez : beaucoup de monde !
- 4 heures en bus en gros de Bogota
- Hospedaje où j’ai logé : Hospedaje José Antonio, calle 14 No. 7-35, tel : 7320577. Prix de la chambre privé : 80 000 pesos (35 euros).
- Si la gastronomie française vous manque après plusieurs mois de voyage, vous allez être heureux car vous trouverez ici un restaurant français digne de ce nom et une boulangerie française ! Le restaurant se trouve dans la même rue que l’Office de tourisme, vous ne pouvez pas le rater. Pour la boulangerie : calle 10 No. 6-05.
- Pour rayonner autour de Villa de Leyva, le mieux est de louer un vélo ou une voiture.
- Vous pouvez vous dispenser de la visite de l’exploitation viticole.
- N’oubliez pas un petit pull, voire une veste, les nuits sont fraîches !
Pour terminer, je vous propose le trajet que j’ai effectué en images dans la région, tout cela grâce à l’application Livetrekker dont je vous ai déjà parlé. Cliquez sur les petites icones pour afficher photos, vidéos, commentaires et des bandes sons!  Lire la suite... Mon été gourmand – 3 Escale dans Charlevoix Vendredi, 05 Juillet 2013 17:38 Yanick Villedieu 
Agneau sur les hauteurs des Éboulements, porc et poulet bio à Saint-Urbain, fromages de Maurice Dufour ou de la Laiterie Charlevoix, à Baie Saint-Paul, fabuleux légumes du Jardin des Chefs (dont le créateur, le tout aussi fabuleux jardinier Jean Leblond, a passé sa bêche et son râteau à sa fille l’an dernier) : Charlevoix a toute une tradition et tout un terroir à offrir à ses visiteurs. De magnifiques rappels, également, de ce qui permettait aux anciens de se nourrir, comme ce majestueux bâtiment – j’allais écrire « monument » – qu’est le Moulin de la Rémy, tout près de Baie-Saint-Paul. Construit au début du 19e, il a fourni leur farine à des générations d’habitants de l’endroit. Roue de 24 pieds (7,3 m) de diamètre incluse, il a été récemment restauré. Il fonctionne tout l’été. On y achète sa farine ou les pains qu’on y pétrit et cuit.
Charlevoix, bien sûr, c’est aussi beaucoup de bonnes tables. Des classiques comme celles de La Pinsonnière ou de l’Auberge des Trois Canards, à La Malbaie, ou de l’Auberge de nos Aïeux, aux Éboulements. Ou encore, à Baie Saint-Paul, celle du restaurant bistro le Mouton Noir avec sa si jolie la terrasse qui donne sur la rivière du Gouffre. Ou encore, la table du tout nouvel hôtel La Ferme, à Baie-Saint-Paul. C’est là que j’ai commencé mon été un peu avant l’été, pour préparer mes « Plaisirs gourmands » publiés dans le numéro de L’actualité qui sort ce matin dans les kiosques. Vous y apprendrez, entre autres, ce qu’est la bigoune à la petite truite… je ne vous en dis que ça ici. Photos Yanick Villedieu Cet article Mon été gourmand – 3. Escale dans Charlevoix est apparu en premier sur L'actualité. Lire la suite... Ca vacances pas mal à Paname Vendredi, 05 Juillet 2013 15:43 editeurvoyage Un dossier réalisé par Sophie Vaesken, François René, Sébastien Nowak, Krystel Le Naour, Véronique Le Saux, Adeline Facoetti, Delphine Duprat, Yassine Redissi, Nathalie Smith, Maxime Lancien et Pierre Alexandre Chevremont. Lire la suite... Sax in the city glaces ciné et Tai chi Vendredi, 05 Juillet 2013 14:45 editeurvoyage Des idées de sorties pour tous les goûts et tous les âges... Lire la suite... Toujours plus haut Vendredi, 05 Juillet 2013 14:33 editeurvoyage Rallier les plus hauts points de vue de Paris en Vélib’, un défi relevé haut la main par nos reporters de choc. Emotions garanties pour ceux qui souhaitent redécouvrir la capitale. Suivez le guide ! Lire la suite... Swing sur berges Vendredi, 05 Juillet 2013 13:56 editeurvoyage De plus en plus d’événements permettent de s’essayer à différents types de danses. Destinées aussi bien aux débutants qu’aux professionnels, ces soirées dansantes connaissent un regain d’intérêt. Lire la suite... Mojito tour jusquau bout de la nuit Vendredi, 05 Juillet 2013 12:58 editeurvoyage Indétrônable cocktail d’été, le mojito oscille dans les bars parisiens entre nectar divin et brouet infâme. Voici trois établissements très sympathiques, aux ambiances variées, où vous ne finirez pas broyés sous deux tonnes de glace pilée. Lire la suite... |
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