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Gastronomie fruits et légumes locaux

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Plats et mets du Costa Rica La cuisine : Le plat national est l' arroz con pollo - composé de morceaux de poulet et de riz , de pois chiche et de coriandre. L'u
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ALLEZ ZOU Direction Hienghene

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Aujourd'hui, c'est le grand départ pour un week-end tous les 4 (Hugo, Renée,Pascal et moi) direction Hienghène.
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Day 11  Day off

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  Après nos deux grosses journées on décide de s'accorder un peu de répis. Réveil en douceur vers 8h30, petit dej et journée au bor
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Paris le 4 mai 2013

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Bonjour à tous.Ce matin éveil assez tardif. Paris vit la nuit! Nous pouvons vous le confirmer car ça brasse toute la nuit. On arrive quand même à dormir très bien p
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Cailloux Rouges

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Cailloux Rouges !
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Jours 207 208 et 209 la Roumanie et Bucarest retour en Europe

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 Finies les escapades en Asie et en Nouvelle-Zélande, on est sur le chemin du retour pour la troisième, et dernière, partie de notre voyage : l'Europ
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La technologie vous simplifie la vie pourrait-elle bientôt vous voler votre emploi

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Martin Ford voit les choses du bon et du mauvais côté. L’auteur de The Lights In the Tunnel: Automation, Accelerating Technology and the Economy of the Future (Des lumières dans le tunnel : l’automatisation, le développement accéléré des technologies et l’économie du futur) soutient que les progrès technologiques causeront bientôt une pénurie d’emplois, une situation qu’il juge inévitable. Mais le bon côté, toujours selon lui, c’est qu’il est encore temps d’agir, sans détruire pour autant toutes les machines sur notre passage. L’entrepreneur de la Silicon Valley fait partie d’une poignée d’audacieux qui osent lancer l’alerte. L’un des rares, en effet, à défendre ce point de vue controversé, il se fait volontiers taxer de « luddiste ». Ce qui ne l’empêche pas de se distinguer par la subtilité de son analyse et la force de ses arguments.

Selon votre appréciation de la situation aux États-Unis, les nouvelles technologies créeraient en fait relativement peu d’emplois, des postes de courte durée de surcroît. Y a-t-il, même aujourd’hui, suffisamment de travail dans le secteur privé ?

De toute évidence, il n’y en a actuellement pas assez. Le chômage est encore très élevé. Je m’intéresse notamment aux jeunes qui sortent des collèges américains. La sagesse populaire veut que les études garantissent un brillant avenir. Mais ce que l’on observe dans les faits, c’est que 50 % des finissants ne trouvent rien à leur sortie du collège ou bien qu’ils acceptent des boulots qui ne nécessitent aucun diplôme d’études supérieures. Ils travaillent chez Starbucks, par exemple. Et ces 10 dernières années, les salaires des finissants du collège ont diminué… Un tas de facteurs indiquent qu’on ne crée plus autant de postes qu’avant. Il n’y en a pas assez pour tout le monde, en tout cas pas assez de bons emplois.

Les nouvelles technologies ne créent donc pas beaucoup d’emplois. Pourquoi ?

Le phénomène le plus important, selon moi, c’est l’automatisation sans cesse croissante des tâches routinières. Et quand on dit « routinières », on doit peser ses mots. Autrefois, cela pouvait vouloir dire travailler debout sur une ligne de montage. Aujourd’hui, la définition est beaucoup plus large. Il faudrait d’ailleurs remplacer le mot « routinier » par « prévisible ».

Si vous occupez le genre d’emploi pour lequel on pourrait se former simplement en étudiant vos dossiers, en s’exerçant et en répétant tout ce que vous avez fait, il se peut très bien qu’un algorithme réussisse la même chose. Si vos tâches deviennent prévisibles pour quelqu’un qui se penche sur vos réalisations passées, elles seront vulnérables un jour ou l’autre. Et c’est ce qui se produit de plus en plus, parce que c’est malheureusement vrai pour la plupart des postes. Le nombre de personnes qu’on ne paie que pour réfléchir à des questions fondamentales et pour créer est en réalité relativement modeste.

Et si, du jour au lendemain, les étudiants en ingénierie ou en conception de logiciels se tournaient tous vers la plomberie ? Notre économie pourrait-elle absorber cette arrivée massive d’ouvriers ?

La concurrence serait bien sûr très vive dans le secteur. Le problème, c’est que même ce type d’emploi, qui échappe à l’automatisation, subira des contrecoups cycliques. Autrement dit, si beaucoup de gens sont réduits au chômage et qu’ils n’achètent plus de maisons, par exemple, la demande pour les plombiers et les électriciens, affectés le plus souvent à de nouvelles constructions, va chuter en conséquence.

Les métiers présentent moins de risques quant à l’automatisation, mais tout le monde ne peut pas se ruer vers ce genre d’emplois. Avec le renforcement de la concurrence, toutefois, des gens qui auraient normalement fréquenté le collège ou l’université risquent de surclasser les candidats plus traditionnels, ceux que les études supérieures n’attirent pas. Ce qu’il faudra alors se demander, c’est ce que feront ces derniers le jour où les étudiants universitaires rivaliseront avec eux pour les postes de plombiers.

Peut-on, sans risque, oser remettre en question le « diktat économique » selon lequel les percées technologiques ne cesseront de créer de nouveaux emplois ?

Je pense que les faits vont finir par s’en charger. Les gens vont se rendre compte de ce qui se passe autour d’eux et leur opinion va commencer à changer. Le préjugé est particulièrement répandu chez les économistes et chez les gens instruits et à l’aise. Mais si vous vous adressez à Monsieur et Madame Tout-le-Monde, ceux qui vivent de près le choc de la situation, vous verrez qu’ils sont beaucoup plus conscients de ce qui arrive. Parler de tout cela comme je le fais, c’est bel et bien tabou. On me qualifie souvent de « luddiste ».

Selon vous, les programmes incitatifs du gouvernement américain ont-ils contribué à créer des emplois, ou du moins à les préserver ?

Ils ont probablement aidé à en garder. Mais les incitatifs perdront de plus en plus de leur efficacité. On aura beau injecter de l’argent, il y aura de moins en moins de nouveaux postes. Parce qu’à mesure que les technologies progressent, l’argent va d’abord dans les machines, pas dans les ressources humaines. Alors, les répercussions économiques du soi-disant effet multiplicateur – l’idée que pour chaque dollar investi, les retombées sont, disons, d’un dollar et demi – seront beaucoup moins importantes avec le temps. Jusqu’ici, j’ai approuvé les mesures incitatives. Je pense que c’est ce qu’il fallait faire. Mais on doit reconnaître aujourd’hui que le problème est structurel et que ce genre d’intervention donnera de moins en moins de résultats.

Emplois-extinction

Vous avez prétendu que le chômage relié aux technologies atteindrait les 75 % avant que l’économie s’effondre. Ne montrera-t-elle pas des signes de paralysie bien avant ?

Eh bien, ce chiffre, c’était plutôt une image. En toute honnêteté, je ne pense pas que nous atteignions jamais les 75 %. Nous n’en sommes qu’à 8 %, et la situation n’est pas rose. Si jamais nous nous rendions à 20, 25 ou même 30 %, ce serait déjà un précédent historique. Les problèmes se multiplieraient partout, autant sur le plan social qu’économique. La société commencerait à se démanteler. Ce serait terrible. Alors, il faut absolument y remédier avant d’en arriver là.

Vous avez écrit : « L’automatisation de l’ensemble des secteurs économiques n’est pas une impossibilité technologique. C’est une impossibilité psychologique ». Vous faisiez ainsi référence à notre résistance vis-à-vis l’idée que nous puissions nous exclure nous-mêmes de nos emplois à force d’automatisation. Que vouliez-vous dire au juste ?

C’est sans doute un simple parti pris psychologique, une réticence à voir les choses en face. Certains ont d’autres arguments. Ils disent par exemple que cela ne s’est jamais produit dans l’histoire. Si l’on regarde en arrière, on se rend compte que de nombreuses percées technologiques ont pu perturber l’offre par le passé, mais qu’au final, nous nous sommes adaptés et nous avons réussi à créer plus d’emplois durables.

Ce sur quoi je veux insister, c’est que, cette fois, l’avenir s’annonce selon moi tout autre, à cause du développement actuel des technologies et de la vitesse à laquelle elles évoluent. En même temps, tout cela est assez difficile à démêler. Il faut interpréter les statistiques avec précaution. Les répercussions ne sont pas évidentes. Les emplois disparaissent, d’accord, mais est-ce à cause de l’automatisation ou bien d’autres facteurs sont-ils en cause ? Ce n’est pas aussi clair qu’on le voudrait.

Comment alors résoudre le problème de l’automatisation et de la perte croissante d’emplois qui y est reliée ?

À court terme, nous pouvons mettre davantage l’accent sur la formation et sur les études, et les rendre accessibles au plus grand nombre, empêcher les étudiants de contracter d’énormes prêts, notamment. À long terme, avec la vraisemblable pénurie d’emplois, nous devrons inventer des solutions non conventionnelles, comme j’en parle dans mon livre. Il faudra envisager une réelle restructuration du système. Et la façon la plus simple d’y arriver serait sans doute d’établir une forme de revenu minimum garanti. Comme je le souligne aussi dans mon ouvrage, on devrait assortir cette idée de mesures incitatives. Au lieu de se contenter de leur donner de l’argent, on pourrait permettre aux gens de gagner plus en posant des gestes bénéfiques pour eux-mêmes et pour la communauté.

On imagine d’emblée les cas problèmes : les élèves marginaux du secondaire, par exemple, qui seraient assurés d’un revenu dès leurs 18 ans, avec ou sans diplôme. Cela soulève de nouveau la question des incitatifs. Un tas de gens pourraient très bien refuser tout effort, ce qui n’est pas souhaitable pour la société. C’est pourquoi il faudrait concevoir des incitatifs de base, en rapport avec les études. Nous devons nous assurer que la population s’instruise.

Vous affirmez que la sous-traitance à l’étranger ne fait que paver la voie à l’automatisation. Qu’est-ce qui pourrait mettre un frein à ce phénomène ?

Les tâches effectuées à l’étranger finiront par être automatisées elles aussi. Ce ne sont donc pas les États-Unis qui risquent de subir les plus sévères contrecoups, mais les pays émergents. Je pense que la Chine sera très durement frappée par l’automatisation des usines. Aux États-Unis, ses effets vont continuer de se faire sentir, mais pas autant, puisque les emplois ont déjà disparu. C’est plutôt l’automatisation du secteur des services qui perturbera l’économie. Les emplois de première ligne continueront donc d’être exportés outremer, jusqu’à ce qu’ils soient automatisés à leur tour, au fur et à mesure que progressera la technologie.

Les économies avancées montrent-elles des signes d’adaptation, dans un monde où l’automatisation diminuera les perspectives d’emploi ?

En général, non. Mais à l’heure actuelle, les pays scandinaves sont les plus susceptibles de faire face à la situation, grâce à leur longue tradition de politiques sociales. L’Allemagne a de son côté adopté des mesures très positives pendant la récession. Pensons seulement au partage du travail. Au lieu de laisser l’industrie procéder à des coupes sombres, comme aux États-Unis, le gouvernement allemand a favorisé le temps partiel et subventionné les salaires. Les gens ont continué de travailler, les emplois ont été maintenus et le savoir-faire a été préservé. Cela ressemble beaucoup à l’idée que j’exprime dans mon livre. Il faut combiner le partage du travail à une forme de revenu assuré par le gouvernement. Certains pays ont certainement réussi ce genre de chose.

Article original publié dans Canadian Business, traduction de C’est-à-dire

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Rouge comme la feuille d’érable au Canada

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Bonjour à tous c’est le jour du poisson vendredi et donc les habitués savent à quoi s’attendre. Et oui un petit article en images histoire de ne pas réfléchir, ne pas avoir besoin de lire mais juste contempler et admirer. Un petit peu comme il y a quelques jours, aujourd’hui je vous propose une petite série de photos thématiques. Une nouvelle fois il sera question de couleur, on a déjà …
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Des vignes au printemps

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printemps-vigne

Photo: iStock

La vigne aussi s’éveille. Dans l’hémisphère Nord, du moins. Après un long repos végétatif amorcé à l’automne, une fois les raisins récoltés et les feuilles tombées, la sève recommence à circuler et, à compter de mars ou d’avril — selon les années —, on assiste au débourrement des bourgeons, qui se libèrent de la pellicule les ayant protégés du froid l’hiver durant. Apparaissent ensuite les feuilles, puis les grappes florales.

La floraison (étape suivante) ne dure qu’une semaine, mais elle a un effet déterminant sur l’issue du millésime. Pendant ces quelques jours du mois de juin, plus qu’à tout autre moment, les vignerons redoutent le froid et l’humidité : de telles conditions météorologiques peuvent entraîner une mauvaise fécondation et une baisse substantielle de la récolte. Ce cycle décisif achevé, les raisins pourront se développer et gagner en volume, tout en restant verts. Les multiples nuances, qui vont d’un blanc quasi translucide à un pourpre foncé selon les cépages, ne se révéleront qu’à la fin de juillet, souvent en août. Le cycle alors s’accélère : les taux d’acidité diminuent, la teneur en sucre augmente, les raisins sont à maturité. Vivement les vendanges !

Chaque bouteille porte en elle un peu de cette odyssée annuelle, un peu de la clémence et des vicissitudes de la météo. Certains vins sont de généreux cadeaux de la nature, d’autres sont des victoires dans l’adversité. Et c’est ce qui les rend d’autant plus précieux.

Voici deux vins qui, à leur manière, s’inscrivent bien dans cet esprit de printemps et de renouveau. Santé !

Les Vignes Retrouvées, Saint-Mont 2011, Union des producteurs Plaimont (10667319 ; 15,45 $)

LAT07_VIN_01 Depuis plusieurs années, cette cave coopérative du Gers poursuit des recherches visant la restauration de vieux cépages locaux. Bon exemple modeste mais sincère de
vin blanc du Sud-Ouest, cette cuvée repose sur une composition originale de gros manseng, de petit courbu et d’arrufiac, un cépage jadis menacé d’extinction qui fut restauré par l’ancien régisseur de la cave de Plaimont, André Dubosc, au cours des années 1980. (plaimont.com)

Tetramythos, Kalavryta 2011, Achaïe (11885457 ; 15,45 $)

OSur les flancs du mont Helmos, à mi-chemin de Patras et de Corinthe, ce vignoble renaît littéralement de ses cendres depuis cinq ans. Panayiotis Papagiannopoulos a perdu sa cave et la majeure partie de ses vignes dans les feux de forêt qui ont ravagé le Péloponnèse à l’été 2007. Issu de l’agriculture biologique, ce vin rouge composé de noir de kalavryta, une variété rare aussi nommée mavro kalavritino, est encore très jeune et bénéficie d’une aération vigoureuse en carafe (30 minutes). Il révèle alors de bons goûts de fleurs, d’épices et de cuir, sur une trame tannique souple et délicate. Pas étonnant que Panayiotis Papagiannopoulos figure parmi les meilleurs représentants de la relève vigneronne grecque…

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Silver Linings Playbook L’amour au temps de la bipolarité

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À sa sortie d’un institut psychiatrique, où il a séjourné entre autres pour apprendre à gérer son agressivité, Pat (Bradley Cooper) retourne vivre chez ses parents, en promettant d’abord de respecter l’ordonnance de la cour qui lui interdit de communiquer avec Nikki, son ex-épouse.

Mais le jour où il fait la rencontre de Tiffany (Jennifer Lawrence), une jeune veuve qui a elle aussi son lot de problèmes, Pat élabore un plan pour recontacter Nikki. Évidemment, tout ne se déroulera pas tel que prévu.

Cette comédie sentimentale mettant en scène deux personnes à l’équilibre mental précaire est tout à fait savoureuse. Ce qui peut paraître cucul à prime abord se révèle un film aux dialogues rafraichissants et non convenus.

Dès la première rencontre entre Pat et Tiffany, on se doute bien comment l’aventure va se terminer, mais cela n’enlève rien au plaisir que procure Silver Linings Playbook, du réalisateur David O. Russell (I Heart Huckabee, Three Kings).

Le film a connu un succès planétaire, sans doute beaucoup plus important que ce que les producteurs avaient prévus. Le chimie qui existe entre les deux personnages principaux de même que l’interprétation sans faille des acteurs n’y sont sans doute pas étrangers. Bradley Cooper (The Hangover) et Jennifer Lawrence (The Hunger Games) jouent des personnages toujours au bord de la crise de nerf, ajoutant à cette histoire assez prévisible une touche de suspense pas du tout désagréable.

Le scénario, tiré du roman de Matthew Quick, fait une large place à l’humour absurde et aux répliques cinglantes. À ce chapitre, le père de Pat, incarné par un Robert De Niro en grande forme, ne laisse pas sa place. Joueur invétéré, superstitieux jusqu’à l’obsession maladive, il éclipse toute la distribution lorsqu’il est présent dans une scène. Bien sûr, De Niro joue du De Niro, comprendre qu’il joue le même vieil italien grincheux qu’on a vu 1000 fois. Mais qu’importe, puisqu’il le fait mieux que quiconque…

Jennifer Lawrence, de son côté, a remporté un oscar pour son rôle de Tiffany. Était-il totalement mérité? Je vous laisse en juger.

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Blog de CompostelleMCL - Ribadesella

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Blog de CompostelleMCL - Ribadesella
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DIAPORAMA

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DIAPORAMA - PPS - DIFFERENTS LIEUX - PORTUGAL
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L’île de Chiloé un rêve de Patagonie…

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Gros coup de cœur pour cette île du bout du monde, au nord de la Patagonie chilienne. Des paysages grandioses, une culture chargée de mythologie, de charmantes églises en bois, de chouettes rencontres…Que demander de plus ?

 

Ancud, porte d’entrée de l’île

Après Valparaiso, nous poussons toujours plus au sud du Chili. L’île de Chiloé sera la dernière grande étape avant de devoir revenir vers Santiago où un vol nous attend pour la Colombie.

L’île de Chiloé est la seconde plus grande île du Chili après la Grande île de Terre de Feu. Elle fait partie de l’archipel de Chiloé qui compte de nombreuses îles et îlots. Avec 155 000 habitants, l’archipel n’est pas très peuplé. Castro et Ancud sont les deux villes principales, l’une est située sur la côte est et la deuxième tout au nord, au sud de Puerto Montt.

Sur cette île, les peuples indiens de l’île résistèrent longtemps à la conquête espagnole. L’indépendance du Chili proclamée, le fort de San Antonio à Ancud fut le dernier bastion espagnol à se rendre. De nos jours, il n’en reste qu’un pan de mur semblant encore défier l’océan.

 

ancud L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

corde L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Ancud n’est pas à priori l’endroit le plus agréable de l’île. Pourtant, ce paisible port de pêche aura de quoi vous retenir. J’y suis resté quatre jours en raison d’une expérience de couchsurfing du tonnerre ! Teresa nous a accueillis dans sa grande maison en bois située à l’extérieur de la ville, près d’une plage. Nous n’étions pas les seuls : 5 autres surfers étaient là ! De chouettes rencontres et de sacrés repas autour des fruits de mer du coin bon marché.

La principale attraction du nord de l’île, c’est la colonie de pingouins qui s’est établie sur des îlots tout au nord-ouest de Chiloé. Si c’est votre « première fois », vous allez adorer, cela ne fait aucun doute !

En tout cas, les paysages sur la route sont sublimes et le trajet vaut à lui seul le déplacement.

 

pinguin patagonie L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

IMG 4237 L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Terres de légendes

L’île de Chiloé est une terre de pêche et de légendes. Un petit goût de Bretagne en somme.

La culture de l’île est chargée de mythologie. Je ne sais pas vous, mais j’aime beaucoup tout ce qui touche aux mythologies, quelle que soit la culture. Du coup, vous allez avoir droit à un rapide bestiaire :-).

L’île aurait été créée suite à la bataille entre deux serpents de mer, rien que ça. De nombreuses entités peupleraient l’île et ses rivages.

La Pincoya est l’une des plus célèbres d’entre elles. Elle a de longs cheveux blonds et tous les hommes en tombent amoureux au premier regard. Elle n’est pas sans rappeler les sirènes que l’on trouve dans d’autres folklores. Dangereuses…

 

434px La Pincoya L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Le Trauco, lui, est un personnage de petite taille ressemblant à un nain ou à un gobelin. Il posséderait la faculté de forcer les femmes à avoir des relations sexuelles avec lui. Le vilain. Très pratique pour justifier une grossesse non désirée chez les femmes non mariées…

 

450px Trauco L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Je pourrais aussi vous citer le Caleuche, une sorte de bateau fantôme qui peut disparaître rapidement sous l’eau et qui abrite les âmes des personnes noyées en mer. Hum, cela ne vous rappelle-t-il pas un des derniers épisodes de « Pirates des Caraïbes » ?

 

El Caleuche L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Difficile, pour moi, d’évoquer Chiloé sans parler de l’écrivain Francisco Coloane dont j’ai lu presque toute l’œuvre. Ses livres se déroulent tous dans ces terres du bout du monde gouvernées par la nature : Terre de feu, Chiloé etc. Je vous recommande notamment, comme entrée en matière, son excellent recueil de nouvelles « Tierra del fuego ».

 

chiloé ancud L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Le tour des églises en bois

Sur les îles, vous apercevrez souvent des églises entièrement construites en bois. C’est une des curiosités de Chiloé. Seize d’entre elles sont inscrites à l’UNESCO. Édifiées aux XVIIe et au XVIIIe siècles par les missionnaires jésuites puis franciscains, elles constituent un exemple unique d’architecture religieuse en bois en Amérique Latine. Ce type de construction est assez répandu en Europe de l’Est et du Nord. Elles me font penser à ces églises que l’ont peut trouver notamment dans le nord de la Roumanie.

 

Achao  eglise L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Chonchi L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

chiloé L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

Les façades des maisons et églises sont en bois

 

Rendez-vous compte, il existe sur les îles 300 de ces églises ! Si vous êtes fan, vous allez avoir de quoi faire….

Chacune de ces églises a son charme, ses couleurs et sa particularité. Pour ma part, ma préférée est celle d’Achao située sur la petite île de Quinchao . L’extérieur est sobre et l’intérieur respire vraiment le vieux bois et les siècles passés. Et vous, une préférence ?

L’église de Chonchi présente une façade colorée. Quant à celle de Castro, plus imposante, ses façades en bois viennent d’être recouvertes de tôles jaunes. Elle détonne dans le ciel bleu de l’été austral.

 

castro L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

Le parc National de Chiloé

Situé à l’ouest de Castro, c’est un must à faire. Il est en outre facilement accessible, des bus partent régulièrement pour Cucao à l’entrée du parc.

Vous pouvez faire une chouette balade d’une journée en partant tôt le matin de Castro. Mais franchement, je vous conseille vraiment d’y rester au moins une nuit. Si vous avez une tente, passer une nuit à la belle étoile au milieu d’une nature comme celle-ci est encore mieux.

Il existe plusieurs petits circuits que vous pourrez faire en quelques heures. La côte, sauvage et venteuse, n’est pas sans rappeler celle de Normandie ou d’Angleterre. Sous le soleil, les vagues déferlent sur une plage vide. Un lieu quelque peu envoûtant…

 

IMG 4348 L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

parc national chiloé L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

chiloé ile L’île de Chiloé, un rêve de Patagonie...

 

J’ai été vraiment emballé par les îles Chiloé. Il faut dire que nous avons eu un ciel bleu quasiment en continu, chose rare ici même en été. J’avais vraiment envie de continuer à explorer la Patagonie en me dirigeant toujours plus au sud.

Rendez-vous en janvier prochain pour la suite ?

 

Instinct Pratique

  • Vous pouvez prendre un tour à la journée au départ d’Ancud pour les églises en bois. Possibilité d’être déposé à Castro. Tarif : environ 50 euros.
  • Possibilité de passer par un tour pour la colonie de pingouins. Sinon, il faut prendre le bus quotidien de midi ou faire du stop ! Tarif une fois sur place : 5000 pesos en négociant.
  • La meilleure saison pour venir ? L’été austral, entre début janvier et mars.
  • Vous pouvez aussi traverser les îles en vélo, c’est quelque chose qui se fait facilement. De nombreux campings sur la route.
  • Pour louer une voiture, le plus simple est de le faire de Puerto Montt. En été, moins de choix possibles. Il n’existe qu’une seule agence à Ancud.
  • Plusieurs bus par jour pour le Parc National de Chiloé. Dernier retour à 18h30. Sur place, vous trouverez des cabanes pour loger.

 

 

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Un boulet en cadeau aux conservateurs

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Les conservateurs célébraient cette semaine le deuxième anniversaire de leur mandat majoritaire. Ils ont eu droit à tout un cadeau pour l’occasion: un rapport explosif du vérificateur général Michael Ferguson.

Tous les gouvernements finissent par avoir des rapports de ce genre qui leur collent à la peau. Les libéraux ont eu leur lot – et même le gros lot avec celui sur le scandale des commandites.  Après sept ans au pouvoir, les conservateurs commencent à en collectionner quelques-uns, dont le très mémorable rapport sur l’achat des avions de combat F-35.

Ce ne sera pas le seul à les hanter cependant. Celui de cette semaine risque lui aussi de les embêter et pour longtemps. Pour une raison bien simple. On y trouve tout ce qu’il faut pour battre en brèche la réputation de bons gestionnaires des conservateurs et exposer leur incompétence en matière d’achat d’équipement militaire.

Le chapitre qui leur fait déjà très mal est celui sur les dépenses consacrées à l’Initiative de sécurité publique et d’anti-terrorisme. Le Secrétariat du Conseil du Trésor (SCT) n’a pu dire au vérificateur général à quoi avaient servi 3,1 des 12,9 milliards $ alloués de 2001 à 2009 pour cette initiative menée par 35 ministères et organismes.

Le bureau du vérificateur général (BVG) a «donc demandé au Secrétariat de [lui] transmettre de l’information qui pourrait expliquer la façon dont la somme restante de 3,1 milliards de dollars allouée entre 2001 et 2009 avait été utilisée». Le Secrétariat du Conseil du Trésor n’a pu le faire, mais il a «collaboré avec le Bureau du vérificateur général afin de recenser plusieurs scénarios possibles».

Les voici: «les fonds sont peut-être devenus périmés à la fin de l’exercice pour lequel ils ont été accordés; les fonds ont peut-être été consentis à diverses activités de sécurité publique et d’antiterrorisme, et imputés aux dépenses de programme courantes; les fonds ont peut-être été reportés et dépensés pour des programmes non liés à l’initiative.»

Depuis la publication du rapport, le président du SCT, Tony Clement, soutient que l’information se trouve dans les comptes publics. Le premier ministre, lui, s’en tient aux déclarations de M. Ferguson. Ce dernier a dit en conférence de presse qu’il ne craignait pas la disparition ou le détournement des fonds en question, mais déplorait que le SCT ait été incapable de lui fournir une réponse.

Le BVG soumet à l’avance ses conclusions aux ministères visés afin d’obtenir leurs réactions. On aurait cru que le SCT se serait empressé de combler ses silences avant mardi dernier. Mais non, s’étonnent deux anciens hauts fonctionnaires des Finances, Scott Clark et Peter DeVries (qui offrent ici plusieurs hypothèses).

Le gouvernement aurait-il sous-estimé l’importance de cette question? Ce serait inquiétant si tel était le cas. Et la meilleure façon de dissiper les doutes seraient d’offrir une réponse détaillée au plus vite.

***

Autre sujet d’embarras: les taxes qu’on ne recouvre pas. Les conservateurs se targuent de combattre vigoureusement l’évasion fiscale, mais ils ne parviennent pas à réduire les comptes en souffrance que des milliers de Canadiens ont auprès de l’Agence du revenu.

De 2006 à 2012, la «dette fiscale» est passée de 18 à 29 milliards, assez pour éponger le déficit. Selon M. Ferguson, l’Agence a fait des progrès sur plusieurs fronts depuis une vérification similaire faite en 2006, mais elle traite toujours tous les dossiers sur le même pied, sans tenir compte des sommes en jeu. En d’autres mots, elle ne donne pas priorité à la chasse aux gros poissons.

Le gouvernement a aussi du chemin à faire pour récupérer davantage de prestations d’assurance-emploi versées en trop ou obtenues frauduleusement. La baisse du nombre d’enquêteurs dont faisait état La Presse (de 760 en 2004-05 à 460 en 2012-13) y serait-elle pour quelque chose?

***

Ça continue. Depuis qu’ils ont annoncé la fermeture de la section québécoise des services de recherche et de sauvetage, les conservateurs affirment qu’ils n’accepteraient jamais de compromettre la sécurité des marins et des pêcheurs.

Mais l’état des services existants a de quoi suscité un brin d’inquiétude, d’autant plus que le gouvernement n’arrive pas à former assez de personnel ni à procéder au remplacement devenu urgent d’avions de recherche. Et ce n’est qu’une partie du problème.

M. Ferguson écrit:

«Dans l’ensemble, les activités fédérales de recherche et sauvetage ont satisfait aux normes minimales (je souligne) relatives à l’état de préparation visant les missions de secours. Deux facteurs font cependant peser des risques importants sur l’état de préparation des intervenants : le maintien de personnel qualifié en nombre suffisant dans le domaine de la recherche et du sauvetage et l’entretien d’équipements vieillissants.»

Il poursuit: «Les missions souffrent aussi du maintien en service par l’Aviation royale canadienne d’avions âgés, qui nécessitent des travaux de maintenance considérables, et d’hélicoptères qui sont soit trop peu nombreux, soit moins adaptés à ce genre d’interventions.»

Pour ce qui est des avions, de vieux Buffalo et Hercules, on envisage les remplacer depuis longtemps. En fait, les travaux en ce sens se poursuivent depuis dix ans. Mais…

«La livraison du nouvel avion de recherche et sauvetage a été reportée de 2007 à 2017. En raison de ce report, l’Aviation royale canadienne est obligée de continuer d’utiliser les appareils Hercules et Buffalo, et d’en prolonger la durée de vie.» Ce qui coûte cher parce que «si les avions Buffalo sont utilisés après 2015, ils nécessiteront peut-être l’installation de nouveaux moteurs».

Rien de moins.

Et comme si ce n’était pas suffisant, lisez ceci: «Le système de gestion de l’information utilisé pour gérer les opérations de recherche et sauvetage ne répond pas à toutes les exigences opérationnelles et approche du point où il cessera de fonctionner.»

Que répond le ministre de la Défense, Peter MacKay? Que « le Canada a un des meilleurs systèmes de recherche et sauvetage au monde» et que le gouvernement «prend des mesures pour l’améliorer». Il a annoncé hier certains des correctifs recommandés par M. Ferguson, mais son annonce évitait l’essentiel, soit le remplacement du système de gestion de l’information et des avions de sauvetage.

Cet écran de fumée (on promet entre autres une meilleure surveillance satellite, mais on ne peut dire à quel moment) ne sera pas le dernier. Aujourd’hui, le gouvernement a dépêché des députés dans quatre régions du pays pour annoncer des « investissements dans la prévention et la réponse pour la recherche et le sauvetage».
Faudra-t-il une tragédie pour qu’on accélère le pas?

Je m’arrête ici, mais je pourrais continuer encore et vous parler du non respect de la politique en matière de sécurité des contrats à la Défense et à la GRC. Ou plus triste encore, les désaccords entre le ministère des Affaires autochtones et la Commission de vérité et de réconciliation qui pourraient compromettre la création du dossier historique promis les pensionnats autochtones. Sur ce sujet, je vous invite à lire ce texte (ou la version anglaise qui est plus complète).

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Haïti côté soleil

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Photo : Simon Couturier

Photo : Simon Couturier

La petite moto chinoise que pilote le jeune Fanfan — un des innombrables Haïtiens qui s’improvisent taxis — peine sur la route de terre qui relie Jérémie aux Abricots, à l’extrême ouest de l’île d’Hispaniola. Il y a les trous, les roches, le poids de trois passagers, la chaleur : le moteur souffre. Pour alléger le fardeau, on monte les côtes à pied, avant de reprendre au sommet la chevauchée dans cette Haïti peu fréquentée, pleine de lumière et de silence.

Après 90 minutes de ce régime, la moto s’arrête net sur un promontoire naturel. Notre regard plonge dans un bout d’éternité : l’eau turquoise de la mer des Caraïbes, limpide. Les palmiers accrochés à des falaises qui marquent les contours de la baie. Quelques maisonnettes que l’on devine derrière la plage. Et deux voiliers de bois ancrés au centre de l’anse. Pure merveille sous le soleil. Un petit village délicieusement nommé Bonbon.

Dans le hameau, une ribambelle d’enfants s’amusent de nous voir — deux Blancs — chambouler la langueur d’un après-midi de mars. Sur la plage, une dizaine d’hommes terminent la construction à la main de la coque d’une caravelle de bois, qui servira à transporter du charbon vers Port-au-Prince. Le temps paraît suspendu entre deux bouchées de mangue, chaude et sucrée.

C’est ici, dans ce type de panorama, que le vieux surnom d’Haïti — « la Perle des Antilles » — trouve tout son sens. Bonbon n’est qu’un petit village endormi près de Jérémie, « la cité des poètes », ainsi nommée parce que plusieurs auteurs y ont vécu, attirés par la beauté tranquille du lieu. Mais il y a aussi Port-Salut et l’Île à Vache au sud-ouest, Jacmel au sud, la côte des Arcadins juste un peu au nord de Port-au-Prince, Cap-Haïtien et, tout au nord du pays, la citadelle La Ferrière, une gigantesque forteresse classée au patrimoine mondial de l’Unesco. Autant de perles méconnues, mais que les pouvoirs publics s’affairent présentement à polir.

Photo : Simon Couturier

Photo : Simon Couturier

Pour relancer le pays, le gouvernement de Michel Martelly a en effet trouvé son levier : le tourisme. Mais pas du genre « tout compris », la tendance ailleurs dans les Caraïbes. On mise ici sur ce qu’on appelle le « tourisme de contenu ». Les Antilles reçoivent quelque 23 millions de touristes chaque année, il faut en profiter, dit la ministre du Tourisme, Stéphanie Balmir Villedrouin, qui porte ce projet qu’elle présente comme un pilier de la reconstruction haïtienne : « Nous avons les plages, les montagnes, la culture, l’artisanat, la gastronomie. »

Photo : Simon Couturier

Photo : Simon Couturier / Plage près de Port-Salut.

Une virée à travers le pays confirme ses prétentions. Des poissons grillés mangés directement sur la plage de Port-Salut aux poulets boucanés ou sauce créole de Jacmel et Cap-Haïtien, l’expérience culinaire est effectivement succulente. Les plages ? On a dit Bonbon et les Abricots, mais le pays compte son lot de petits paradis ensablés, qui n’ont rien à envier aux plages très fréquentées du voisin dominicain.

Les montagnes ? On imagine mal combien ce pays d’eau est tout en relief. On s’étonne donc, dès que l’on quitte la capitale, de la profondeur des gorges qui se creusent sur la route de Kenscoff et Furcy, par exemple. Après une heure de moto sur un sentier de terre rouge, le paysage balafré de la capitale, sa pollution et son bruit incessant s’oublient au cœur de magnifiques vallées. Et s’il n’y a à peu près plus d’arbres en Haïti, sauf dans l’Ouest, des îlots de verdure émergent ici sur les terrasses aménagées à flanc de montagne.

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Photo : Simon Couturier
Sentier dans les montagnes entre Port-au-Prince et Kenscoff.

Très fiers, des écoliers nous expliquent qu’on a semé ici des brocolis, là du chou-fleur, plus loin des pommes de terre ou des oignons. Et comme pour la caravelle de Bonbon, tout est fait à la main.

Les défis pour développer le potentiel touristique d’Haïti sont à la mesure du destin d’un pays trop souvent frappé par les crises — politiques ou naturelles. Le gouvernement a choisi de s’attaquer à la base : les infrastructures. L’aéroport de Port-au-Prince a été refait, la piste de celui de Cap-Haïtien a été allongée, des travaux sont en cours pour aménager les installations de Jacmel et en construire aux Cayes. L’idée étant d’éviter aux voyageurs un réseau routier catastrophique, parfois terrifiant.

À cela s’ajoute une offensive pour encourager la construction d’hôtels répondant aux standards internationaux. Car l’hébergement actuel offre un rapport qualité-prix discutable : il en coûte généralement plus de 100 dollars pour des chambres au confort minimal.

En toute chose, on souhaite un « modèle de développement qui bénéficie aux populations locales ». Il y a en Haïti l’exemple parfait de ce que le gouvernement Martelly ne veut pas. Tout au nord, près de Cap-Haïtien, la Royal Caribbean International (RCI) gère le seul complexe touristique du pays. Cette société possède la plage de Labadie, qu’elle présente comme son « paradis privé ». De fait, le lieu tient de la carte postale, avec d’immenses installations de divertissement : glissade d’eau de près de 100 m, tyrolienne géante, kayaks, parc aquatique…

La RCI verse à l’État 10 dollars pour chaque passager de ses immenses bateaux de croisière qui accostent à Labadie, selon une entente qui existe depuis une trentaine d’années. Un petit tour de moto permet toutefois de mesurer l’ampleur de la pauvreté qui afflige les villages voisins…

« L’entreprise a investi près de 100 millions dans les infrastructures, mais elle travaille en réseau fermé, dit la ministre du Tourisme. Elle a bien construit une école à Labadie, elle emploie des Haïtiens, mais il n’y a pas de retombées économiques pour la population. Les visiteurs arrivent à la plage et n’en sortent jamais. Ça ne peut pas être un bon modèle. »

Photo : Simon Couturier

Photo : Simon Couturier

Depuis la fin janvier, le transporteur québécois Air Transat offre des vacances d’un tout autre genre : une fois par mois, 30 sièges sont réservés sur ses vols vers Haïti pour un forfait « hôtel, excursions et deux repas par jour ».

« Si on veut que le développement touristique profite à la population locale, il faut amener les touristes à sortir et à consommer », fait valoir Debbie Cabana, porte-parole d’Air Transat. Les voyageurs partagent leur temps entre Port-au-Prince et la côte des Arcadins, où l’on trouve la meilleure offre hôtelière du pays, les pieds dans l’eau, à quelque 90 minutes plus au nord. Ils ont le choix parmi huit hôtels. Diverses excursions sont prévues, notamment au marché d’artisanat sur fer découpé de Croix-des-Bouquets.

« Nous leur ferons visiter les quartiers culturels, ils mangeront dans de petits restaurants le midi et s’arrêteront prendre un verre plus tard. Les devises étrangères iront directement aux gens qui gèrent ces petits commerces », dit Debbie Cabana. Air Transat prévoit élargir le champ d’action à mesure que les aéroports et les hôtels seront construits.

Le défi n’est certainement pas gagné d’avance, mais ils sont nombreux à croire en ce futur ensoleillé. Et achalandé.

+

300 000

Nombre de touristes qui visitent Haïti chaque année.

1 million

Nombre de touristes qu’Haïti veut attirer annuellement d’ici deux ans.

4 millions

Nombre d’étrangers accueillis en 2012 en République dominicaine.

 

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Montreal bingo ou que faire à Montreal

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La foule en délire le réclamait depuis longtemps, il est là... le bingo de Montréal! Si vous connaissez Montréal, on attend vos impressions. La ville étant tellement multi-culturelle qu'il y a de nombreuses facettes qu'on n'a pas pu aborder, donc ce bingo est loin d'être exhaustif et[...]
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Retour sur Fredericksburg Texas

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Dans les coulisses du reportage d'Elvire von Bardeleben réalisé à Fredericksburg, incongruité allemande avec bières et bretzels à foison, sur fond de musique country et de food trucks... Une vidéo Liberation.fr.
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Rencontre avec Loïc en course pour décrocher le meilleur job du monde

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loic

Vous vous souvenez de cette petite annonce pour des jobs de rêve en Australie, « The best job in the world » ? Cela fait rêver beaucoup de voyageurs, n’est-ce pas ? Loïc, un jeune Français de Toulon, a franchi le premier tour de sélection et figure parmi les 25 candidats encore en course. Nous l’avons rencontré.

Ils sont 45 000 à avoir postulé au poste de “Park ranger” (guide nature), dans le Queensland. Après une video de présélection, ils ne sont plus que 25. Parmi eux, Loïc qui espère bien décrocher le graal: 100.000 dollars australiens (environ 80.000 euros) pour six mois de rêve en Australie.

« Dans la vie, rien n’est figé »

Bonjour Loïc, peux-tu te présenter aux lecteurs du Blog du voyageur ?

Je m’appelle Loïc Ney, j’ai 24 ans et j’habite en ce moment à Toulon, la ville où je suis né. J’ai un Master en Affaires et négociations internationales, obtenu au mois de septembre à l’Université de Lille.

Immédiatement après avoir été diplômé, je suis parti avec un ami pour faire un tour du monde. On est parti pendant 4 mois en Asie du Sud-Est : à Bali, en Thaïlande, à Hong Kong et Macao. Puis on a traversé les États-Unis d’Ouest en Est, de Los Angeles à New York. A mon retour au mois de mars, je me suis lancé dans la recherche d’un emploi.


Justement, comment as-tu découvert l’annonce pour ce job ?

Je suis tombé sur l’annonce en regardant un reportage sur l’Australie à la télévision. « The best job in the world » est la première annonce à laquelle j’ai postulé ! Pour l’anecdote, je peux même préciser que j’étais en train de regarder la télévision avec mon père tout en discutant avec lui de ce que j’allais faire dans la vie, au moment où j’ai vu l’annonce. Je lui ai dis : “Je vais commencer par çà, on ne sait jamais…”.

Es-tu déjà allé en Australie ?

Non, jamais. Pendant mon tour du monde, j’en ai eu l’idée et l’envie, mais c’est tellement vaste et excentré que j’ai préféré garder cette destination pour plus tard, pour vraiment avoir le temps de la découvrir à fond, et ne pas traverser le pays en coup de vent.

Quelles sont les destinations que tu voudrais découvrir à l’avenir ?

L’Amérique du Sud [sans hésitation, ndlr].

Pourquoi Ranger dans un parc naturel ?

C’est le job qui m’a le plus plu parmi toutes les offres, c’est dans celui-ci que je me voyais le mieux évoluer. Je me suis rendu compte que la protection et la promotion de l’environnement sont des choses qui me tiennent de plus en plus à cœur et dans lesquelles j’aimerais m’investir. C’est donc l’expérience que j’avais le plus envie de tenter. J’ai d’ailleurs fait du woofing aux États-Unis [du travail bénévole dans des fermes biologiques en l'échange du gîte et du couvert, ndlr].

Comment penses-tu réagir sur le coup, si tu as la chance d’être sélectionné ?

Honnêtement, je ne sais pas trop. J’ai déjà été très surpris au moment de ma première pré-sélection. Je suis resté sans voix. Si je suis pris, ce ne sera que de la joie, une explosion de joie.

Pourrais-tu mettre tes projets présents entre parenthèses sans difficulté ?

Bien sur, je pense que c’est une opportunité qui ne se présente pas deux fois dans une vie. J’ai déjà mis mes projets entre parenthèse et cela ne me fais pas peur de recommencer. De toute façon, dans la vie, rien n’est figé.

Sais-tu comment va se dérouler la suite du processus de sélection ?

Trois candidats par poste vont être convoqués pour un entretien en Australie, l’annonce doit être fait le 15 mai. L’annonce finale des gagnants est le 21 juin. Ensuite ces gagnants disposent d’un délai d’un an pour démarrer la mission.

Bonne chance !

Pour soutenir Loïc, rendez-vous sur ses pages Facebook, Twitter et  Youtube et faites un maximum de buzzzzzzzzzzzz

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Nos idées sorties week-end du 4 et 5 mai

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jeux romains

Comme chaque vendredi, on vous propose une liste de manifestations à voir ce week-end. Vous pouvez aussi aller découvrir les autres manifestations de France sur notre site : http://www.infotourisme.net/fetes-et-manifestations

Les Grands Jeux Romains, Nîmes

Les passionnés d’histoire antique pourront se retrouver ce week-end à Nîmes à l’occasion des Grands Jeux Romains. Pour le spectacle « Les Grands Jeux Romains » qui se déroulera dans les Arènes, vous aurez droit à plusieurs reconstitutions : la bataille d’Alésia, le Triomphe de César ou encore le Munus des gladiateurs.

Plus d’infos : 25 €, 4 et 5 mai, http://www.arenes-nimes.com/

Où dormir ?

Hôtel Empire
L’hôtel Empire est le point de départ idéal pour la visite de la ville et de ses nombreux édifices ou des sites classés situés à quelques pas du centre : les Arènes, la Maison Carrée, la Tour Magne…

Les Aubuns Country Hôtel
Les Aubuns Country Hôtel vous accueille dans une ambiance chaleureuse et confortable à seulement quelques kilomètres de Nîmes, prestigieuse ville romaine.

Dinard Comedy Festival, Dinard

Le Dinard Comedy Festival se déroule jusqu’à samedi soir. C’est le rendez-vous des humoristes. Ce vendredi soir, la 2ème soirée de compétition sera organisée. Pour le dernier soir, l’humoriste Oldelaf a carte blanche.

Plus d’infos : Palais des Arts et du Festival / Auditorium Stephan Bouttet, http://www.estivales-du-rire.com/

Où dormir ?

Hôtel Cartier
Une atmosphère zen, chaque chambre vous propose une décoration personnalisée vous offrant, ainsi, une sensation de havre de paix.

Hôtel Anne de Bretagne
L’hôtel Anne de Bretagne situé dans la « Cité Corsaire » est le lieu de résidence idéale pour découvrir St Malo et ses plages à deux pas.

Foire internationale de Paris

La Foire internationale de Paris a ouvert ses portes mardi dernier. Jusqu’au 12 mai, venez découvrir les 19 salons et rencontrer les 3.400 exposants. La Foire Internationale de Paris se répartit en 3 secteurs: Bien-être, Cultures du monde et Maison & Environnement.

Plus d’infos : Porte de Versailles, de 10h à 19h, 12 €, http://www.foiredeparis.fr/

Où dormir ?

Hôtel Taylor
Ce boutique-hôtel est idéalement situé dans un des quartiers les plus animés de Paris, à seulement 10 minutes à pied du Marais, à proximité des grands magasins.

République Hôtel
L’atmosphère confortable et l’accueil personnalisé vous aideront à faire de votre séjour parmi nous, une réussite.

Salon Midi Rétro Auto, Haute-Garonne

Le salon dédié aux véhicules anciens ouvre ses portes ce vendredi à 14h. Plus de 200 véhicules (voitures, motos, vélos …) seront exposés. A noter qu’une vente aux enchères de véhicules et objets de collections aura lieu le dimanche après-midi.

Plus d’infos : vendredi, 14 h à 20h; samedi, 10h à 20h; dimanche, de 10h à 18h, 7 €, 05 61 85 47 61, Beauzelle (Haute-Garonne), http://www.amicaledenispapin.com/

Où dormir ?

Hôtel Restaurant Les Pins
L’Hôtel Restaurant les Pins vous accueille à Fonbeauzard à 15 minutes en voiture ou en métro du centre-ville de Toulouse.

Hôtel Victor Hugo
L’hôtel Victor Hugo** vous accueille dans une ambiance chaleureuse et contemporaine afin de vous offrir un agréable séjour.

Jazz sous les pommiers, Coutances

La 32e édition du Festival Jazz sous les pommiers commence ce samedi à Coutances, dans la Manche. Pour la soirée d’ouverture, on retrouvera la chanteuse américaine Madeleine Peyroux. Le lendemain, on pourra écouter, entre-autre, les Fonk’Farons, la Complèt’ Mandingue ou encore Salijevic Orkestar.

Plus d’infos : Du 4 au 11 mai, http://www.jazzsouslespommiers.com/

Où dormir ?

Hôtel La Pocatière
L’hôtel qui se situe en plein centre-ville vous offre le repos nécessaire avant de reprendre la route.

Le Mascaret Maison d’Hôtes et de Bien-Être
Maison d’hôtes de luxe, Le Mascaret se trouve au centre du village, dans une grande maison en pierre qui servait autrefois d’école,récompensée par 1 étoile au guide Michelin.

[Photo,]

Dernières recherches des voyageurs pour cet article :

  • sorties haute garonne week end 4 et 5 mai 2013

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Blog de Eaststory - Jour 3 - Une journée au musée

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Blog de Rémi et Lalie - Trujillo à la rencontre de la civilisation « Moche

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Blog de Rémi et Lalie - Trujillo, à la rencontre de la civilisation « Moche »
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Récits - Info vacances / voyage

Visiter les Calanques de Marseille c’est comme voyager au bout du monde dans un endroit à la fois mythique et captivant. Mais comment se permettre une telle fantaisie ? Justement, une sortie dans les Calanques rentre pratiquement dans l’air du temps et peut convenir à n’importe quel voyageur. Mais pour bien marquer cette journée, autant s’assurer d’avoir fait le bon choix du circuit.

Autour des itinéraires dans les Calanques

Avant de se décider de quel circuit choisir, toujours est-il d’évoquer les itinéraires possibles pour une sortie dans les Calanques avec Bleu Evasion. Du Parc national des Calanques, on peut certainement prendre le large en direction des plus belles calanques de Marseille entre Sormiou et Cassis. Le parc national des Calanques est une destination mythique pour ceux qui rêvent d’évasion sur la grande bleue. La visite promet détente absolu et dépaysement total. Du parc national également, on passe d’une ville à une autre depuis Sugition à Morgiou en passant par Port Pin et Port Miou. Un autre itinéraire reste envisageable pour une sortie dans les Calanques. Il s’agit du circuit dans l’archipel de Frioul. Les îles de Frioul proposent de multiples activités nautiques mais aussi des randonnées terrestres à part entière. Le château d’if fait partie intégrante du voyage et convie à une découverte historique sans parler de la fameuse légende de Monte Cristo.

Le circuit dans les Calanques de Marseille

Pour mieux trancher, autant passer en revue toutes les possibilités de circuit à commencer par le circuit des Calanques. Il reste propice à une simple visite qu’à la pratique des activités nautiques. Voyager au cœur du parc national de Marseille est un honneur pour ceux qui aiment la nature et à ceux qui recherchent une échappée belle. En d’autres termes, il n’y a pas meilleur endroit pour se perdre que dans le parc national. D’ailleurs, ce ne sont pas les activités qui manquent en dehors des plaisirs nautiques. Visiter le parc national c’est comprendre l’intérêt pour la préservation de ce milieu fragile doté d’une biodiversité rare au monde. Les voyageurs peuvent passer d’une Calanque à une autre et profiter des paysages immaculés qui se succèdent au rythme du bateau. A ce propos, la location d’un bateau s’impose également lorsqu’on souhaite vivre une expérience de voyage inoubliable dans les Calanques. On peut trancher entre un bateau à moteur et un Catamaran.

Le circuit dans l’archipel de Frioul

Frioul est un vrai paradis pour les plaisanciers et les férus des sports nautiques. Il s’apparente plus à une pratique d’activités nautiques qu’à une simple découverte des îles. Faire une immersion dans l’archipel de Frioul c’est comme s’évader dans un monde sorti tout droit d’un conte de fée. Au programme : la plongée sous marin, le scooter sous marin, la baignade, la bouée tractée, le farniente et la visite des îles et en particulier du Château de l’île d’If. En bref, choisir un circuit dans les Calanques n’est pas évident, raison de plus pour personnaliser son excursion en combinant les deux circuits en un seul voyage.


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